July 29th, 2010

Global Web index : widget de mesure des usages web par pays et par âge

by Laurent Francois

Citoyens !

Un outil remarquable afin de sortir rapidement quelques insights démographiques…

Yiha!

Via Giles.

July 28th, 2010

Old Spice : les chiffres qui font mal

by Laurent Francois

Citoyens !

On encense partout la campagne Old Spice “the Man Your Man could Smell Like“. Et puis ce matin, dans l’excellente “Correspondance de la Publicité”, on peut lire un résumé de l’enquête d’Advertising Age qui nuance le ROI de la campagne “virale” :

La campagne qui fut lancée en février, afin de contrer l’arrivée de Dove dans les gels douche pour homme (Dove Men + Care), a permis à la marque Old Spice (totalement pasée de mode) de progresser de 100% lors des 12 dernières semaines (à compter du 13 juin 2010). Sur un an, la marque a gagné près de 9% (juin 2009/juin 2010). De même, sur les quatre dernières semaines (à compter du 13 juin 2010), les ventes ont progressé de 106%. Mais pendant cette même période, “AdAge” remarque que les ventes de Gillette (autre marque de P&G), soutenue à la télévision et par du couponing, ont progressé de 277% et que la catégorie est en hausse de près de 18% (avec Old Spice, Gillette, Nivea Men, Dove Men et Axe).”

Un chiffre qui fait mal puisqu’il met à nu le ROI “direct” de la campagne par rapport à une autre campagne, totalement classique celle-ci, pour Gillette. Quelques idées, qui elles ne tuent pas, en vrac :

  • on doit impérativement nuancer l’efficacité d’une mécanique de bouche-à-oreille en regard à l’approche marketing globale
  • les leviers classiques peuvent servir de nouvelles boucles d’influence, une fois intégrées dans des approches plus digitales
  • Gillette doit bien se marrer
  • quelle est l’étape 2 d’Old Spice ? S’il ne s’agissait que d’un coup tactique (certes un coup de maître), il faudra faire alors tout aussi fort pour relever les ventes en 2012…
  • les viraleux devraient bosser plus souvent avec les pubards…qui ont plein de trucs super en stock depuis des années (comme définir un territoire de marque, les bénéfices produits etc.)

July 26th, 2010

Social Media: what’s going on? 2010 slideshare presentation

by Laurent Francois

Citoyens !

Comme tous les 6 mois environ, je remets ça avec un deck qui vise à résumer certaines tendances perceptibles dans les médias sociaux.

Le public visé ? Néophytes, étudiants, curieux. Ma mère ;)

Au niveau de la réactualisation :

  • un effort fait sur la forme
  • l’intégration de certains cas marquants du début d’année 2010
  • le focus sur la “vie réelle”
  • le point renforcé sur le fait que la notion de “génération” est à prendre avec d’énormes précautions quand il s’agit d’appréhender le web social
  • 5 tendances à venir

Faites tourner, et qu’on débatte !

July 23rd, 2010

Le besoin d’historicité dans les médias sociaux

by Laurent Francois

Citoyens !

Une réflexion parcourt la toile, ça et là, alors que de grandes migrations s’opèrent et que le contrôle du sens de l’histoire devient l’enjeu quasiment principal.

Au milieu de nos flux, échanges, se pose la question de l’historicité. Ce système qui doit permettre de déterminer à coup sûr qu’un événement a vraiment eu lieu. Dans dix ans, qui contrôlera ce fameux sens de l’histoire ? Qui pourra nous dire facilement et de façon autoritaire qu’un événement ou une personne est plus crédible ?

Les débats ne se feront plus seulement entre historiens et politiques, mais entre technologistes, social media activists, moteurs de recherche, curators. Et curieusement, la force du réel permettra de faire sûrement contre-pouvoir à des tentatives de manipulations purement digitales.

De même que le devoir de mémoire est toujours clé pour l’histoire offline, il importe de créer peut-être ce devoir aussi dans notre nouveau monde online, post chute du Mur. Car dans 10 ans, 50 ans, c’est sûrement le symbole qui sera aussi le point de départ de nos conversations mondiales, pervasives…

Un penseur avait dit lors d’un déjeuner qu’ “on doit désormais courir un marathon à la vitesse d’un sprint“. Une idée à compléter de celle de Turner (1996). Selon lui, puisque nous avons  “un cerveau littéraire dont les principales opérations sont le récit, la projection et la parabole, (…) l’historicité, mémoire de déplacements,[apparait] au coeur de la cognition. Son expression “the mind is a body in movement” résumant le propos. Le conflit de pouvoir entre fabrication de l’opinion et tentatives d’influences de parties prenantes extérieures se mélange, s’intensifie. Quelques problématiques, en vrac :

  • celui de l’archivage : qui retrouvera dans 30 ans un blog fermé et éradiqué de 1and1 depuis 20 ans ?
  • celui de la curation : qui organisera institutionnellement une certaine ligne “officielle” ? je ne crois plus à un ordre spontané des choses, ou alors à accepter un ordre réglé à une poignée…
  • celui de la transmission : pour donner ma voix au chapitre des nouveaux migrants digitaux, l’effort est considérable à moins d’être en soi déjà un média référent
  • celui de la recherche : Google n’a cure du sens de l’histoire mais des sens des liens

Affaire à suivre (de façon vigilante).

il

July 19th, 2010

Apple, première marque désengagée des médias sociaux

by Laurent Francois

Citoyens !

Un mouvement d’humeur, encore à cause de Steve Jobs, qui a fait une tentative à la Carrefour vs Leclerc vendredi dernier en nous expliquant que les problèmes de réception de l’iPhone 4 étaient communs à tous les smartphones, y compris Blackberry. Drôle d’attitude de vendeurs de tapis pour un pseudo Dieu du marketing…

En y regardant de plus près, j’ai la vague impression qu’Apple est en train de renier 3 principes qui faisaient le fondement de sa réputation. Pire, qu’Apple est en train de passer (complètement) à côté des médias sociaux :

  • une non prise en compte des avis de ses fan-boys qui ont de moins en moins d’arguments rationnels afin de recommander Apple : tournez les talons devant votre public, vous laisserez une foule révoltée en proie au même sentiment qu’une déception amoureuse. Et bien plus grave : ce sont d’habitude les fans inconditionnels qui faisaient le job auprès du plus grand public. Un problème de compatibilité, un souci quelconque ? C’était un fan boy qui répondait à l’internaute désemparé. En coupant les vivres et l’information au fan-boy, on se coupe en fait du grand public
  • une généralisation de la “fuite” comme mode de communication : or les fuites sont comme les bottes secretes; si on banalise son utilisation, y compris sur des éléments négatifs (rumeur de callback, au hasard…), la marque perd de son impact. Surtout, les fuites ont désormais le temps de faire plusieurs fois le tour de la terre, on n’est plus dans une communication maitrisée vers des influenceurs ou des publics captifs (les fans) mais vers le…grand public. Grand public qui doit commencer à en avoir marre d’être exposé à autant de publicités print partout où il aille mais qui reste sans réponse là où il souhaiterait que la marque réponde clairement : internet
  • l’oubli que si Apple souhaite contrôler le pipeline (bienvenue dans le monde enchanté d’Apple où même les médias sont rackettés à hauteur de 30% et où vous serez ou validés ou misérables par l’Etoile Blanche), et bien qu’Apple ne peut pas contrôler les gens. Ces gens qui n’ont désormais normalement plus de dépendance à de quelconques softwares mono OS, mais qui sont dépendants à l’échange, à l’accès au web ouvert, bref à un navigateur. Apple a réinventé les bus de tourisme (trajets uniques, restaurants uniques, expériences limitées mais OH COMBIEN confortables quand on est retraités notamment :p ) quand le grand public réclame une voiture lui permettant d’aller partout se garer

Apple est donc en train une nouvelle fois d’innover en se dégageant des médias sociaux. Une belle performance, qui serait tenable si Apple pouvait parvenir à avoir toujours un (grand) train d’avance (et pas un bus) et si Apple maitrisait à 100% le contenu.

Dans cette histoire où le pitch est désormais à partager avec de nouveaux acteurs, les consommateurs, on peut parier sur une défiance de plus en plus marquée en 2011. A moins que la stratégie d’Apple soit de cliver son pool de consommateurs entre d’irréductibles (mais moins nombreux) suiveurs, forts consommateurs d’applications et de produits numériques, et le grand public. La bonne nouvelle pour nous  : il reste tous les autres fournisseurs ;)

    July 16th, 2010

    L’infographie sur l’infographie (critique acerbe)

    by Laurent Francois

    Citoyens !

    Une critique acerbe de la généralisation des infographies que l’on trouve partout sur le web ces derniers temps. Clique !

    via

    July 15th, 2010

    Ca me blesse…pour les Clowns sans Frontières

    by Laurent Francois

    via Mry.

    Rendez-vous sur Ca Me Blesse

    July 15th, 2010

    Smartphones : une vie en plus pour la radio

    by Laurent Francois

    Citoyens !

    Une excellente nouvelle pour tous les amoureux de la radio (dont je fais partie). Comme tous les 6 mois, “The Measurement of Internet Delivered Audio Services (Midas)’ nous donnent les résultats de son étude auprès des Britanniques sur leurs usages web.

    Il s’avère que 20% des possesseurs de smartphones (soit 1,4 million de gens) ont téléchargé une application radio, et que 53% d’entre eux l’écoutent au moins une fois par semaine.

    De quoi accentuer encore l’intérêt de la radio pour les marketers. Dont l’originalité afin de développer des nouvelles stratégies est à travailler urgemment, vu la manne potentielle.

    Plusieurs questions, car l’usage mobile d’une radio est forcément différente :

    • comment développer la fidélité de l’auditeur via smartphone ? Par une marque-média forte ? Pas des signatures ? Par de nouveaux programmes “activables” en fonction de la zone où on se trouve ?
    • quel type de revenu : publicité “classique” ? Push ?
    July 12th, 2010

    Quand Pujadas offre un caviar de communication de crise au Président Sarkozy

    by Laurent Francois

    Citoyens !

    On vient d’assister à un moment télévisuel où Nicolas Air Sarkozy a tenté avec l’aide aimable de David Pujadas de déminer la crise dont il est sujet.

    Au menu, les classiques de la communication de crise :

    • rétablir les faits et diminuer la gravité du sujet
      Nicolas Sarkozy : “La Commission la plus prestigieuse de l’Assemblée Nationale, j’ai voulu qu’elle soit tenue par un député de l’opposition pour que les comptes soient certifitée
      T.Dupont rappelle sur Twitter que “Dès le premier contrôle du budget élyséen, la Cour des comptes a levé le lièvre des sondages. Et l’UMP s’est opposée à toute enquête
      Nicolas sarkozy “”je n’ai pas le droit de céder aux premiers fébrilements du commentateur“”. Et là c’est intéressant : Nicolas Sarkozy, après avoir envoyé ses troupes à l’affrontement direct (les autres manipulent l’opinion, à savoir le PS), prend une posture d’homme d’Etat. Son (seul) avantage comparatif.
    • montrer les coulisses et accepter une part de responsabilité indirecte
      trop d’appartements de fonction, trop de voitures de fonction(…) peut-être parce qu’autrefois Versailles et la royauté, je ne sais (…). J’ai donc décidé que désormais les Ministres ne bénéficieraient d’appartements de fonction que lorsqu’ils en ont vraiment besoin” en mettant en regard les Ministre de l’Intérieur et les Secrétaires d’Etat
    • reprendre la main et montrer que les actions sont déjà en train de résoudre le problème :
      “”Nous allons supprimer 10 000 voitures de fonction”"
    • répartir la prise de parole en minorant la crise et en maximisant les sujets suivants dès 20h35
      parlons des injustices. La première injustice, n’est-ce pas d’avoir un système qui ne permette pas de financer les retraites des retraités ? (…) On parle M. Pujadas de la réforme des retraites depuis 1991, le livre blanc de Rocard, un homme de grande qualité (…). Notre système est un système par répartition (…). Par définition, tous les Français sont concernés (…). Pour trouver l’argent (…), première solution, on diminue la pension des retraites (…). Deuxième solution, le Parti Socialiste (…) propose 37 milliards d’augmentation d’impôts (…). On diminue le pouvoir d’achat (…). Si j’augmente les impôts sur les entreprises, alors plus de délocalisation (…). Le monde est un village David Pujadas”.
    • créer des mimétismes et essayer de pousser la perception immédiate des citoyens :
      #exclusif un sondage opinionway-lefigaro-mougeotte juge le President déjà convaincant” via Marc Vasseur

    Bref, du classique, du archi classique. Reste à savoir si les citoyens surconnectés ne risquent pas de s’agréger afin de ne plus jouer le rôle fébrile d’observateurs lyncheurs. Mais celui de défibrillateur.

    “je n’ai pas le droit de céder aux premiers fébrilements du commentateur”
    July 10th, 2010

    Les adolescents, fatigués de Facebook ?

    by Laurent Francois

    Teens Study June 2010

    Citoyens !

    Une étude intéressante de Roiworld auprès de 600 ados de 13 à 17 ans tend à prouver un début de ras-le-bol de Facebook : 19% d’entre eux déclarent ne plus se connecter à leurs comptes :

    • leurs parents y sont
    • trop de personnes adultes
    • peur concernant leur sécurité et liberté

    Surtout, en filigrane, on constate que la perte de cercles “privés” (ou tout du moins la volonté de Facebook d’en faire un environnement ouvert…pour les marketers…) commence à agacer les plus jeunes. Aussi, sans doute, parce que les jeunes n’ont peut-être pas tous envie de faire du personal branding, ou de devoir lutter dans un environnement adulte.

    Retour aux tendances du monde réel dans la sphère digitale ? En tout cas, une forme d’auto-contrôle par les communautés impliquées une nouvelle fois démontrée…