Citoyens ! Tu n’as pas déjà eu cette sensation bizarre, que des gens te disent “mais Facebook, mais c’est, heu, trop, heu virtueeeeeeeel, c’est de la perte de temps, con, c’est faux (ou fake s’ils sont worldwide ahah)”.
Et bien non, citoyen, je persiste à dire que le web 2, c’est réel et puis c’est tout.
Le web 2, d’abord, ce sont des gens qui parlent à d’autres gens. Nous voilà bien avancés, sisi.
Un exemple concret, qui moi m’a convaincu à vie, en janvier dernier.
Le pitch:
2 journalistes, Gautier Demouveaux et Céline Moncel. Un objectif : faire un reportage sur la jeunesse serbe au moment du premier tour des élections présidentielles. Je pars avec eux en tant que photographe (sisi j’te jure citoyen !).
Contrainte : zéro réseau, langue Serbe insaisissable pour nous, pas beaucoup de temps sur place
Atout : l’envie, la passion et “internet”
Concrètement, comment ça s’est passé :
Dans le monde “réel”, propagation par le bouche à oreille que nous partons : “hey les gars, on se casse à Belgrade et au Kosovo, vous avez pas un plan” Réponses : “mais si bien sûr, tiens, eux ils ont un site web ici blablablabla”.
Dans le monde “virtuel”, recherche d’interlocuteurs potentiels via Facebook, via des listes de contacts européens, via des “statuts passifs” (du genre twitter, ou les statuts FB “je recherche un interlocuteur serbe pour relation durable”, prise de contacts, explication de notre projet, wizzage intensif…
Sur place (en Serbie) :
Une douzaine d’interviews en 8 jours, 60 % grâce à nos contacts de “chair”, et 40 % grâce à nos prises de contacts sur le web (donc tu noteras, citoyen, que du coup “virtuel” et “réel” ne sont plus vraiment des frontières très pertinentes…), une relation favorisée puisque déjà entretenue sur les messageries instantanées avant de partir, un accès facilité à différents univers…
Depuis “sur place” :
Un relai web managé par Marie, permettant de donner des nouvelles à nos suiveurs français et de montrer à nos interlocuteurs locaux la véracité de notre projet. Une présence dans les premiers résultats de la Une des lecteurs de 20 Minutes pendant qu’on était sur place (donc nombreuses lectures…) NDLR (lol) : le blog étant plus un carnet de bord qu’un support journalistique construit comme un article, de nombreux trolls en ont profité pour nous accuser de faire le jeu des forces pro-européennes (alors que nous ne faisions que diffuser de la matière brute et dire ce que nous avions fait de la journée, tu peux vérifier, un peu à la manière d’un grand atelier d’artistes…)
Résultats :
De nombreux articles parus, comme ici, là ou encore dans ESCP-EAP Mag et j’en passe… Un reportage photo en ligne, et une future expo (chut je t’en dirai plus dans quelques jours…). Et surtout, surtout, de vrais liens d’amitié et de respect entre Marko, Aleksandra, et tous les autres. Qui a dit que c’était virtuel, déjà?