De la prose en bloc et en blog. Merci Junko.

Citoyen, y’a un truc que je voulais te dire. Parfois sur le web, y’a des textes qui t’accrochent au cœur, qui t’accrochent à l’âme. C’est le cas de ce qu’a écrit en 2006 une lyonnaise à la plume extraordinaire, Junko, dans “parce que c’est toujours quand tu dors que j’ai envie de te parler…

Même si je n’ai plus cinq ans, le fond de cette angoisse est la même. Je ne sais pas pourquoi j’ai toujours gardé ce sentiment absurde d’un sommeil entraînant la mort. J’ai beau me réveiller en vie tous les matins depuis plusieurs années, je garde cette appréhension. Vraisemblablement, tant que je suis éveillée, je ne devrais pas avoir peur. Sauf qu’il y a la même sensation d’isolement. D’être toute seule quand personne n’est conscient de ma présence. Il y a le monde des gens endormis d’un côté, et puis moi à l’écart. Donc ça paraît aussi dangereux, mis à part qu’en rêve, au moins, je n’ai plus conscience d’être en danger. Plus j’essaie de dormir, plus j’ai envie de bouger, plus le sommeil des autres est pesant…

Ce genre de lignes sont mes pépites d’or, et qui raisonnent comme un morceau de Morcheeba un soir de presqu’hiver. Des lignes qui m’aident à suivre le métro.

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