Photo: James Chiang
Wired a sorti une sympathique typologie en 6 figures du monde geek. Allez lire l’article : Geekster Handbook, a Field Guide to the Nerd Underground
- fig 1. The Fanboy
- fig 2. The Music Geek
- fig 3.The Gamer
- fig 4. The Gadget Guy
- fig 5. The Hacker
- fig 6. The Otaku
ou en gros le “Web 2 expliqué à ses parents”. Je commence à constater qu’une mutation s’opère en moi, oscillant entre le Music Geek, le Fanboy et le hacker. Au secours, l’Otaku menace de s’emparer de mon âme !
Le truc frappant, c’est la visibilité de cette typologie : si pour le commun des mortels, il est difficile de faire la différence entre un CSP + et un CSP ++ à ses vêtements (on porte tous un Diesel ou un Célio nan?), il est par contre super simple pour la micro-communauté web de se classifier entre elle (toi, tu bosses en agence, toi, tu es un geek fan de gadgets, toi, tu es un développeur web ça se voit à tes pompes haha). Ou pas. Je rejoins à mort le postulat suivant trouvé ici (merci Identités Actives) grâce à Electropublication (“veille sociologique sur le web et l’Internet ambiant“)
“Ces pratiques témoignent d’un paradoxe assez inhabituel en sociologie : plus on s’expose, plus on garde du contrôle sur ce que l’on dévoile. on constate un fort mouvement d’exposition de soi (on s’exhibe pour faire de la relation), mais en même temps, les utilisateurs, mettent en place des boucles réflexives pour contrôler ce qu’ils publient d’eux-mêmes. L’apprentissage de la construction de soi se réalise par essai erreur”.
On est à une sorte de tournant où nous devons tous “marketiser“(allez hop, osons le jargon) nos noms, car sinon d’autres le font pour nous; en clair, on met tous en place des stratégies d’occupation de notre espace web (je fais un mur de sable autour de “moi”, moi correspondant à la fois à ma personne et surtout en même temps à mon contenu) tout en mettant en place des tactiques de points d’entrée vers nous (tu pourras me contacter de telle manière, par contre je refuse d’aller te donner mon numéro).
On n’est donc plus dans une logique d’absence ou de présence, mais dans une logique à la fois de gestion de notre absence ET de notre présence sur le web.
C’est sûrement parce que la micro-communauté web est au courant des enjeux qu’elle est aussi visible (et devient du coup une communauté-leader d’opinion).








C KI CITIZEN L. ?
pas mal trouvé mais le geek existe aussi pas mal en version no-live/no-real job/no friends…la version moins glamour du miroir quoi
d’où la pertinence de la topologie netocrate:
- netocrate = producteur/diffuseur d’information
- consommateur = avaleur d’information
et chez le consommateur ci dessus, il existe la possibilité d’être no life no job no friend, en effet…
merci A. Bard & J. Söderqvist
merci pour le conseil de lecture (-;