Archive for July, 2008

July 31st, 2008

Guinness ne veut pas du sexy back ou quand les marques se font dépasser par les UGC (user generated content)

by Laurent Francois

Diageo, qui contrôle le groupe Guinness, n’a pas vu d’un très bon œil une vidéo “publicitaire” qui buzz en ce moment mettant en scène une bouteille de bière trembler sensuellement sur le dos d’une femme en plein ébat /orgie amoureux. La punchline fait débat : “share one with a friend. Or two“. On imagine donc la “colère” chez Diageo devant ce spot qui se révèle être un fake, mais qui joue avec audace et provocation sur le “territoire de marque” de Guinness :


Pour info, la dernière vidéo créée par la marque présente un effet domino dans le monde réel en mobilisant tout un village en Argentine, qui avait fait débat du fait de son coût :

Petite réflexion : le territoire de marque est de plus en plus “liquide”, au sens où les consommateurs finaux le discutent et même se le disputent. Ce qu’il est intéressant de voir :

  • les conversations au sens large vont au-delà de la discussion de produits “finaux” ou de discours de marque reçus en aval (déclarations lues dans la presse, sites web etc.)
  • les citoyens s’approprient donc un univers qui va de plus en plus en amont dans la chaine de valeur de l’entreprise : ils s’approprient donc aussi le volet communicationnel
  • donc les entreprises doivent aller encore plus loin : celles qui sont passées du push marketing au pull marketing avaient fait un premier effort. Mais plus suffisant : c’est le consommateur qui devient le push de lui-même sans qu’on le mobilise activement
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July 30th, 2008

Marvel et Stephen King : un nouveau mode de distribution et de promotion pour la série N.

by Laurent Francois

Marvel et Stephen King viennent de lancer sur le web (mobile et PC) une série en 25 épisodes intitulée N., qui raconte l’histoire d’un psychiatre qui devient victime de la même obsession mortelle que son patient.

Selon Wartmag : “les dessins d’Alex Maleev – on dirait du Ponzio – et colorisés par José Villarrubia seront mis en ligne gratuitement à partir du lundi 28 juillet, à raison d’un épisode de 2 minutes par jour, pendant un mois. Il sera possible, moyennant finance, de télécharger ces épisodes en anglais sur son téléphone pour aller se faire peur dans le noctilien à pas d’heure. Cette publication numérique ne signifie pas la mort du support papier, bien au contraire. N fait partie de Just After Sunset,une anthologie de près de 400 pages, à paraître le 11 novembre prochain aux USA. En plus, une adaptation en comics de cette nouvelle est attendue au début de l’année prochaine chez Marvel”

Rien par contre n’est annoncé en France pour l’instant.

Intéressant donc de voir ce rapprochement entre mode de distribution “traditionnel” et nouveaux modes de diffusion.

La complémentarité est de mise.

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July 30th, 2008

Havana Club et la culture cubaine : une plateforme web dans le même rythme !

by Laurent Francois

Havana Club, citoyen, tu as dit Havana Club ? Rhum, orange, Cuba Libré, discothèque et musique latina sur les dancefloors parisiens et de province ?

Certes.
Mais pas que.


Yissy, une percussionniste cubaine

Havana Club a lancé il y a à peu près un an un portail engagé visant à promouvoir la culture cubaine, à travers des portraits d’artistes, des agendas culturels, des interviews et consorts. On est loin d’un site prétexte à une communication publicitaire intrusive. On est sur un véritable petit guide interactif, qui nous fait vivre nombre d’aventures humaines.

El culto a la vida !

Pour le plaisir :


Buena Vista Social Club – Chan Chan (Com
envoyé par Joaquim-2007
Merci à Buzzparadise pour avoir fait passer l’info !
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July 29th, 2008

Maslow et les médias sociaux : le blog n'est pas communautaire à la base selon Communispace

by Laurent Francois

Citoyen ! J’ai vu ce matin sur Relationship Economy ce graph intéressant issu d’une recherche de Communispace mêlant médias sociaux et pyramide de Maslow :Citoyens !

A une heure où certains ferment ou veulent fermer leurs blogs (du moins en France) , ce petit graph’ rappelle un point important : pourquoi est-ce que l’on tire du plaisir à écrire, participer, échanger sur les médias sociaux.

Je reprends une citation de mon prof de philo qui disait que “ce qui est nécessaire n’est pas forcément utile”.

Autre enseignement au sujet des blogs selon ce graphique : on considère le blog comme espace purement personnel ne débouchant pas forcément sur un objectif communautaire plus fort.

Autant dire que le blog devient donc communautaire car il se greffe seulement ENSUITE à d’autres blogs / médias sociaux via d’autres plateformes (c’est tout l’intérêt des widgets non ?).

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July 28th, 2008

Participation en ligne : une chimère ? entre opinion publique et engagement affinitaire

by Laurent Francois

Citoyens !

Les chiffes de la participation des “riverains” (“journalistes, experts, internautes, l’info à 3 voix”) sur Rue 89 donnent l’occasion de s’interroger sur la participation en ligne et de se demander s’il ne s’agit pas d’une chimère.

L’enseignement de ce graphique, c’est qu’une minorité d’individus commente énormément, et qu’une grande partie des commentateurs ne le font qu’une seule fois.

Narvic soulève la problématique des “lurkers“:

“Les plus énigmatiques de cette affaire restent les lecteurs qui ne commentent jamais, qui ne votent même pas quand on le leur propose, des lecteurs qui se contentent de lire en restant invisibles…”

Quelques éléments d’analyse (je vous invite à aller voir les commentaires de Norovision, c’est très intéressant) :

  • Commenter, c’est entrer dans une certaine mesure dans l’espace public. Tout comme prendre la parole en public n’est pas donné / demandé / exigé à quiconque, il est naturel de retrouver les mêmes comportements en ligne
  • Ne pas commenter ne veut pas dire “non participation” : on ne peut mesurer comment un individu soit disant passif peut reprendre une information trouvée sur un média social dans la vie réelle. “hey les gars, j’ai lu un truc sur le web qui dit que…Ah non je ne suis pas d’accord…”. Ca s’entend à la terrasse des cafés. Et c’est peut-être le degré le plus fort de la participation.
  • L’individu devient un “dividu“. Je cite Influencia à propos de mes amis les netocrates :

“Nous ne serions ainsi plus des êtres “individuels”, mais des «dividus» existant dans des contextes sociaux différents, de manière beaucoup plus charnelle que virtuelle sur Internet, dévoilant non pas une schizophrénie mais une personnalité «schizoïde», ayant abandonné l’idéal de la personnalité “monopsychique” pour se délecter à apparaître différents selon les contextes.”

Ce qui veut dire qu’un individu peut devenir commentateur potentiellement dans une myriade de médias sociaux. Le fait qu’une grande partie des commentateurs ne postent qu’un seul insight confirme cette tendance : ils ne commentent que quand il se sentent en mesure et ont envie de répondre.

  • Justement : il est très rassurant de ne pas avoir une opinion sur tout. Je ne vais pas m’étendre sur Bourdieu avec “l’opinion publique n’existe pas”, mais pour faire vite, toutes les déclarations ne sont pas impliquantes au même niveau, tout le monde n’a pas la même expertise, et tout le monde n’a pas d’avis sur tout. A ce propos, lire un exposé de Pierre ici.
  • Il peut y avoir fréquemment inadéquation entre article, réactions (commentaires) et idées : parfois des idées similaires ne se rencontrent qu’au bout de plusieurs siècles. Commenter, ça voudrait dire être au bon endroit au bon moment. Dans notre modernité liquide, ce sont 2 facteurs aggravant la probabilité d’une rencontre.
  • Les médias sociaux favorisent les participations affinitaires. Le lurker se fait “coopter” par des mini Dieux “horizontaux” : le modérateur, l’auteur du blog. Il y a une relation de pouvoir assez intense qui se passe aussi en ligne (depuis le tchats jusqu’aux commentaires d’articles de quotidiens nationaux). Il serait intéressant de voir comment les 0,075% des lecteurs de Rue 89 qui commentent à hauteur de 80 % du total les contenus du site sont devenus ces espèces de “monstre à opinions” : des monomaniaques du site ? des leaders d’opnion menacés ou en campagne ? des défenseurs de bords divergents ? la petite copine du webmaster ?

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July 25th, 2008

Citizens' views #4 : "montrer qu'au fond nos vies se ressemblent toutes plus ou moins" Tania, Sweet Pepper Mint

by Laurent Francois

Tania a été une de mes grandes découvertes sur les blogs de Skyrock. Elle écrit et dessine l’histoire d’un mystérieux panda, qui nous permet de prendre du recul sur nos petits tracas quotidiens. Allez donc lire et rire de ses “PoTiNS MoNDAiNS ET AMNESiES PARTiELLES”
La talentueuse Tania s’est gentiment pliée à l’exercice de l’interview pour Citizens’ views

  • Citoyenne ! pourrais-tu me dire qui tu es, où tu vas, et où on peut te suivre online ?

Je suis une jeune lyonnaise de 19 ans répondant au doux nom de Tania. Dès le mois de septembre j’entre en 2e année de licence d’anglais LLCE pour devenir prof d’anglais (il en faut) mais pour l’instant je sacrifie mes vacances POURTANT DÛMENT MERITEES en jouant les caissières dans un supermarché.

  • A propos de ton blog : pourquoi l’as-tu commencé ? C’était un pur hasard ou c’était une démarche super construite dès le début ?

Je sais plus exactement pourquoi j’ai commencé mon blog, c’était en 2004, je venais d’enlever mon appareil dentaire et j’étais sur le point d’entrer au lycée, la liberté quoi. Mais à l’époque mon blog n’était pas du tout comme il l’est aujourd’hui, j’y publiais des textes et des images que je trouvais au fil de mes pérégrinations sur d’autres sites,rien n’était de moi. C’était juste pour partager des idées avec mes 2/3 potes qui visitaient mon blog, rien d’extraordinaire.

  • Tu peux nous parler de l’histoire que tu écris ? Comment as-tu eu l’idée ?

Ça s’est fait progressivement, je me suis mise à raconter ma vie mais je voulais le faire différemment des autres blogs que je trouvais trop voyeurs pour la plupart. Alors j’ai mis en avant les aspects “universels” de ma vie; tout le monde a déjà été confronté à un gars qui pue dans le bus ou au temps qui s’arrête au boulot ou en cours. Tout le monde s’y retrouve et c’est ce que je voulais, montrer qu’au fond nos vies se ressemblent toutes plus ou moins.

  • Tu es énormément commentée : as-tu le temps de répondre à tous ces gens qui te suivent ?

Non, mais j’aimerai pouvoir le faire, j’ai souvent peur de passer pour une pétasse prétentieuse qui se fout de l’avis de ses lecteurs (alors que non,hein). Mais je lis chaque commentaire et je réponds à chaque message reçu sur ma messagerie skyrock.

  • Va-t-il y avoir une déclinaison “papier” de ton travail, ou est-ce que ça n’a vocation qu’à rester online ?

Beaucoup de gens me demandent quand je compte publier mes dessins, j’adorerais mais je vois mal les gens acheter ça, je suis ni une illustratrice ni une auteure. Mais j’ai déjà la chance de dessiner pour une association qui m’a découverte grâce à mon blog justement (pom pom pom un ptit coup de pub pour eux :http://europeens.solidaires.free.fr/)

  • Le web : pour toi, en quelques mots, ça représente quoi ?

Un formidable moyen d’expression. Et aussi un fantastique support de désinformation et de publicité à outrance, merci viagra.com.

  • Si tu avais une utopie réalisable grâce à internet, quelle serait-elle ?

Que tous les geeks lâchent leur clavier et fassent une ronde autour de la Terre. Ce serait un beau symbole. M’enfin c’que j’en dit…

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July 24th, 2008

Du so-so au Soul-marketing : trouver des "soul-utions" plutôt que de simples solutions

by Laurent Francois

Greg Cordel, Chief Inspiration Officer de Brains On Fire nous livre une vidéo résumant certains nouveaux enjeux du marketing et du business en général.

Dans un monde où il y a “so many” signaux, une multitude de produits, et une multitude d’enjeux, la tentation est grande pour le consommateur citoyen de dire “so what” ? Dans notre modernité liquide, le temps est crucial pour faire nos choix. Le produit doit être inspirant le plus directement possible.

La “nouvelle” communication se doit donc d’être plus engageante, plus affinitaire, plus en “funnel” complexe comme le décrit Brian Haven et doit se reconcentrer sur l’attente du public (le “so Me” tel que présenté dans la vidéo) :

En somme, faire en sorte que les entreprises proposent non plus seulement des solutions mais des soul-utions, des produits avec une histoire ou une “âme” permettant le dialogue, la narration, la confrontation, l’échange et de façon idéalisée une co-création de valeur.

En BTP, ce sont les morceaux de fer qui donnent l’âme au béton, qui lui permettent de s’accrocher. Il en irait de même avec les produits : il faut tâcher de trouver ce qui lie, ce qui tient la matière.

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