No comment.
When it’s shining from my eyes
When it’s sparkling in my lenses
When my flash defeats the lights
I know it’s on its way
I know

OMG ! Imagine, tu es dans le métro le matin, un peu endormi, et là en face de toi une jeune femme aux chaussettes longues rayées arbore un casque que tu n’avais plus vu depuis Subway de Besson ou le dessin animé “Moi Renard“, bref depuis l’époque Bioman. On peut l’acheter chez Urban Outfitter. Véritable petit bijou technologique, le casque est aussi doté d’un commutateur permettant de passer du iPod au téléphone portable. Donc la old school oui, mais adieu les lecteurs de cassette hein !
Selon Mademoizelle :
Quel intérêt ? D’abord ces casques isolent mieux l’oreille (meilleur son et couvrance des bruits extérieurs). Ensuite, ils seraient potentiellement moins nuisibles que les écouteurs qui se placent directement à l’intérieur de l’oreille (rappelons au passage qu’il est recommandé d’utiliser des écouteurs à un niveau sonore raisonnable et pas plus d’1h par jour). Enfin, et surtout, ces gros calibres réservés longtemps à une utilisation en intérieure sont devenus de véritables petits bijoux de design, utiles et beau à la fois.
Comme quoi, gardons l’oeil vif dans les transports en commun. RATP = laboratoire de tendances ?
Allez pour le fun, la scène finale de Subway :
Le sociologue James Evans de l’Université de Chicago vient de publier un article intitulé “Publication électronique et rétrécissement de la science et de la connaissance approfondie“.
Son postulat est le suivant : alors que les chercheurs ont désormais très facilement accès à une base d’articles scientifiques extrêmement large, les recherches sont paradoxalement plus superficielles.
La raison invoquée : “hyperlinks quickly put researchers in touch with prevailing opinion, but they may also accelerate consensus and narrow the range of findings and ideas grappled with by scholars”. Or tout le travail d’un chercheur est de confronter les documents, d’identifier les sources d’informations, de remonter à la racine des documents, de les contextualiser, de comprendre les clivages et les à-côtés. Bref, d’établir une véritable phénoménologie. Or le problème avec un moteur de recherche, c’est qu’il n’a pas valeur de scientificité mais classe par popularité, par plausibilité. Donc le moteur de recherche dans son utilisation classique n’augmente pas le champ d’études, mais a contrario le réduit par la “dictature de la majorité”.
Evans va même plus loin en affirmant que la bibliothèque “papier” fonctionnait sans doute encore mieux qu’online pour la recherche : sa mauvaise indexation requiert un labeur qui permet au chercheur d’être confronté à toute une littérature périphérique pourtant nécessaire à son travail.
Benjamin Constant disait : “ Si vous êtes historien(ne) d’un univers de pensée – diffusé par la parole, l’écriture, l’image artistique, la pratique politique ou la vie d’une institution -, quel rapport établissez-vous entre votre objet d’étude et votre démarche ? “. Autant dire que sa mise en garde est d’autant plus pertinente aujourd’hui. Et que l’enjeu de littératie est d’autant plus vrai pour les élites scientifiques, qui doivent apprendre à se servir des nouveaux outils de recherche, ou à en concevoir d’autres plus en phase avec un travail exhaustif et non simplement probable.