Quand l'info devient opinion : un exemple avec le moral des ménages français

by Laurent Francois

Aparté :

Ce matin, alors que mes yeux s’ouvraient à peine, mes oreilles, elles, l’étaient déjà, alive and kicking.

Qu’ouïs-je chez Nicolas Demorand ?

que le moral des ménages français remontaient, et que c’était une bonne nouvelle.

Que lis-je sur le twitter des Echos dans le métro une heure plus tard ?

“France : le moral des ménages reste très sombre: – L’indice a gagné 3 points à -43. Les ménages se montr.. http://tinyurl.com/6pc6fr

Comme quoi la contextualisation de la donnée donne la force du message. Et que selon votre façon de raconter et d’introduire le propos, l’histoire que vous raconterez sera ou blanche, ou noire…

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No Comments to “Quand l'info devient opinion : un exemple avec le moral des ménages français”

  1. Le plus drôle dans le moral des ménages, c’est que le nom est très mal choisi. Il ne reflète pas le “moral” au sens d’état psychologique (avoir confiance, être optimiste) mais des données sur ce que pensent les gens sur le chômage, la situation financière, l’épargne… en France.

    Si nous sommes dans une population de dépressifs chroniques (ce que pourrait confirmer notre consommation frénétique et record de calmants), nous pouvons tous avoir des perspectives individuelles correctes mais avoir une vision faussée de la situation réelle de nos compatriotes, pessimisme renforcé par des avalanches de mauvaises nouvelles anxiogènes dans les médias, par exemple.

    L’autre donnée la plus nulle que j’ai trouvé, c’est la corrélation que l’on ose faire entre taux de natalité et optimisme. Ce serait oublier l’accès aux contraceptifs et à l’IVG, les aides familiales, le congé parental, le rapport sociologique à la parentalité (carrière au Japon : pas d’enfant pour les femmes). Car à ce compte là, en Afrique, qu’est-ce qu’on est optimistes !

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