Les médias sociaux en 2009…Une présentation en 25 slides afin d’expliquer rapidement les enjeux économiques et politiques et le rôle des nouveaux médias pour le citoyen à venir…
J’ai largement utilisé FlickR, Webilus et mes différentes lectures. Merci donc au web social pour les illustrations et les conversations !
etbien sûr si vous voyez des éléments évidents qui pourrait être intégrés (sans que cela ne devienne une présentation de 50 slides…) vous êtes les bienvenus !
“The declining usage for old media isn’t much of a surprise. But looking at the growth rates for different forms of new media, it’s apparent that some tools are catching on way faster than others, also not a surprise if you consider the topics we tend to focus on: social networking, blogging, and video. In all, the study re-enforces what you should be focusing on and prioritizing if you’re responsible for getting a company up-and-running in the world of new media.”
Les infos locales “print” ne tombent pas aux Etats-Unis: “local is back”, et les gens veulent lire du contenu qui leur parlent dans leurs quotidiens
Les sites web de compagnies sont de plus en plus utilisés : probablement parce que ce sont de vraies sources d’influence. Les consommateurs les consultent, partant du principe que si l’entreprise ment, elle sera victime d’un bad buzz destructeur
Les conseils entre amis/collègues/… et le bouche-à-oreille sont toujours plus utilisés. Certainement parce que les gens ont de plus en plus de problèmes à résoudre et ont besoin d’un accès de plus en plus rapide à l’information
Tout ça pour conclure : les nouveaux média sont toujours très en forme, mais il y a le média le plus vieux de la Terre qui va encore mieux; à savoir l’être humain lui-même.
Hung Nguyen a écrit un post intéressant qui nous rappelle que si nos relations (économiques, humaines…) sont de plus en plus “liquides”, notre connectivité repose sur des besoins encore “tangibles”":
“A “flying lamp” which was released as Hanoi citizens were celebrating the Tet Holidays had essentially burnt the cable and thus caused a total blackout to all sites hosted by VDC.
@Baomoi concluded: A “flying lamb” could deface Chinhphu.vn, Dantri, Vietnamnet and 80% of the Internet in Vietnam. Super duper hacker.””
Intéressant de voir que les questions de sécurité sont d’abord (et peut-être surtout) un enjeu de management des hommes et des installations.
“In other words, maybe it is becoming a little bit less important that the PR pro develop a day-to-day relationship with the blogger, and more important that they establish a personal brand that suggests to the targeted blogger that “this is someone I can trust.”
En clair : parce qu’un professionnel de la communication s’occupe lui-même de son propre personal branding, il aurait moins de chance de se faire envoyer sur les roses par des leaders d’opinion ou citoyens s’exprimant en ligne. De plus, il n’aurait plus à travailler son réseau autour de restaurants divers et variés puisqu’il a un “historique” accessible en ligne sur son propre nom.
Plusieurs points :
les empreintes digitales donnent une couleur de la personne mais pas sa saveur : il faut donc continuer la conversation
le PR boy or girl travaille généralement pour un client : c’est la réputation de la marque qui prime aussi. Tu as beau être sympa, pour faire la com’ d’un vendeur de sommeil, ça ne fait pas tout…
le PR boy n’est pas (encore) une pop-star : quand il doit rencontrer une nouvelle personne, il se doit de se présenter. Sinon on peut imaginer le phénomène suivant :
Ce mode de raisonnement peut conduire à une certaine “paresse” : ne s’adresser plus qu’auprès des gens qu’on connait déjà. Assoir une image auprès d’un “pool” qui n’a pas vocation à s’étendre est sûrement trop enfermant et trop discriminant. Le but des relations publiques est entre autres de faire se rencontrer un client avec “son” public, pas qu’avec “notre” public…
Je profite d’un joli pied de nez de PR2Peer pour rebondir sur le sens des mots :
“A “une bannière de publicité sur un site internet est vueen moyenne quinze secondes par internaute”, j’aurais préféré “une bannière de publicité sur un site internet est visibleen moyenne [pendant] quinze secondes par [un] internaute”.”
Car en soi, c’est quoi la différence entre être en vue, être vue ou être visible :
être en vue, c’est capter l’attention des médias, l’attention de relais d’opinion, de leaders dans un segment donné. Définition du Larousse : “être visible, manifeste, dans une position qui attire l’attention socialement ou intellectuellement ; être à la portée du regard ; ne pas être loin de se produire, être imminent“. Il y a donc cette idée qu’on est portés par une communauté qui suit nos actions. On parle ici bien d’influence (digitale ou non) : pouvoir de prescription car on a su fédérer, séduire, sur un temps plus ou moins long. Etre en vue nécessite un travail de maintien de la relation pour rester en vogue, au risque de sombrer ou dans les oubliettes, ou pire, de décevoir et de concentrer une réputation négative. Etre en vue est donc une “boucle” entre “les gens” et “nous”. Etre en vue, c’est des RP
être vue, c’est être repéré, observé, signalé. La conversation est généralement faible, la relation pas encore tout à fait engagée. On a fait un travail pour avoir plus de chance d’être détecté. Mais c’est l’autre qui nous voit, et nous donne -peut-être- de l’attention. C’est de la publicité, pour accorder de la considération
être visible, c’est à un degré moindre être présent. Etre visible, c’est avoir mis en œuvre la faculté d’être aperçu, de favoriser le hasard. En clair, c’est toujours de la publicité, pour développer une certaine présence à l’esprit
Je vous avais déjà parlé de l’Odyssée de l’info menée avec mon agence (Ogilvy) il y a peu et à laquelle j’adhère totalement au-delà de ma position à l’intérieur de celle-ci. Je vous donne un extrait de notre premier bilan (même si d’autres étapes sont à venir) au niveau du rôle de l’influence digitale et de ce à quoi elle peut mener :
“bonne expérience pour notre pole influence digitale aussi : la capacité à mobiliser des citoyens de tout bord, à trouver une affinité conduisant à un projet commun, à sortir des simples logiques de “buzz”, associant trop souvent l’influence digitale à des problématiques “consumer” de lancement de produits. En somme, de fédérer autour d’un enjeu de société complexe, et d’en extraire des enseignements transformables en action afin de répondre à une demande latente, celle du nouveau traitement de l’information.”
Le reste est à lire sur le blog de l’agence, et c’est cosigné avec un ami/collègue venant du monde des RP “traditionnelles”. Je vous jure, ça fait du bien de mettre en perspective le digital space parfois et de s’appliquer à nous-mêmes la nécessaire conversation entre 2 pans d’une même chimère, l’Information.
Une image dépourvue de superflu, une jolie rencontre sur une table de bibliothèque…un semblant de virginité proche des univers Kenzo sans la sensualité…
Les marques (ont envahi) / (occupent désormais) l’espace entre 2 êtres humains.