Monthly Archives: March 2009

Il n'y a rien de moins naturel qu'une marque dans un espace privé

Citoyens !

J’ai eu une discussion intéressante ce week-end avec un proche me demandant ce que les médias sociaux pouvaient apporter à son client.

Je lui ai répondu : qu’est-ce que ton client peut donc apporter aux citoyens ?

Ahah.

Blague à part, et café aidant, on a eu ce constat commun :

  • il n’y a rien de moins naturel que de recevoir un courrier publicitaire de la scientologie ou de Speed Rabbit Pizza dans sa boite aux lettres, online ou offline
  • on lit peu ce qui ne nous parle pas directement dans notre quotidien
  • on a un vieux fond rebel, marxisant et contestataire : c’est la force du consommateur de vouloir mettre le holà quand il sent agressé par un élément externe

Quelques heures plus tard, et trois cafés aidant, on s’est dit les choses suivantes :

  • il faut de la valeur ajoutée quand la marque parle aux citoyens. Le bavardage ou l’esbrouffe, ça ne marche que quand on est déjà bons amis
  • ce n’est pas la marque qui s’immisce dans la relation entre les êtres humains. C’est le consommateur-citoyen qui décide de l’inviter car elle lui apporte un intérêt, un statut, un élément exogène mais non irritant
  • ce n’est qu’avec ses très bons amis qu’on s’énerve. Il faut donc d’abord être poli avant de s’imposer

Et c’est aussi simple que ça.

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Parfums: Harajuku Lovers Fragrance par Gwen Stefani chez Marionnaud et Studio d'Harcourt

J’avais fait le tour des parfums et presque juré de n’acheter plus que 2 références pour moi. et puis au gré des promenades, c’est 2 nouvelles surprises découvertes ce week-end.

D’abord les Harajuku Lovers Fragrance chez Marionnaud aux Halles :

“ces cinq eaux de toilette baptisées “Love” (réalisée par la société de fragrance IFF), “Lil Angel” (Givaudan), “Music” (Firmenich), “Baby” (Firmenich) et “G” (Fragrances Resources), se présentent dans des flacons prenant l’allure de personnages de dessins animés japonais. Ces cinq petites poupées toutes différentes se lovent chacune dans un étui noir arborant le logo des Harajuku Lovers. Tous ces petits flacons de 30 mL seront vendus au prix de 32,50 euros”

C’est Gwen Stefani qui griffe ces 5 eaux de toilette résolument teenage. A acheter d’abord pour l’esthètique du flacon, qui pourrait presque trôner sur les bureaux hype avenue George V, moins scandaleusement cachés que dans les sacs Lancôme des filles à la page…

Et puis cet ovni d’ambiance lancé par le Studio Harcourt :

“Il s’agit d’une bougie et d’un parfum d’ambiance – respectivement 49 et 46 €- . C’est Fabrice Olivieri (qui a déjà travaillé pour l’Artisan Parfumeur ou Ida Delam) qui a mis au point cette fragrance dont les notes dominantes sont prune, gingembre, miel et santal. Le parfum n’est pas mal, mais ce qu’il y a de mieux ce sont les contenants. Ultra sobres, avec cette signature typique de la fin des années 40/ début des années 50, et ce “H” de Harcourt posé en biais, comme dessiné à la plume”.

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TAG, l'exposition qui casse les murs, au Grand Palais

Invité par Sarah, j’ai pu me rendre bien accompagné au vernissage de l’expostion TAG au Grand Palais. 28 ans après le Centre de Pompidou, c’est une nouvelle reconnaissance (ou institutionnalisation pour les anti) de cet art de rue.

tag

Mise en contexte avec ces mots d’Alain-Dominique Gallizia :

“l’architecte est le premier artiste des rues, mais il n’est pas le seul. A coté de ses constructions, dont il signe les murs pour l’éternité, fleurissent désormais les nouveaux supports d’un art inscrit de manière sauvage et voué à la destruction. J’ai souhaité réparer cette injustice en offrant, par une simple toile, un espace durable à ces artistes.”

Une déclinaison de tags et graffitis autour du thème de l’amour, avec comme contrainte une toile de 60×180. Etonnant de voir dans ce palais de graph’ une telle structuration, un tel alignement presque dérangeant d’oeuvres de graffeurs. Les aspérités des murs sont lissés, le propos moins agressif, moins à vif que celui des rails et des murs éphémères. Intéressant de voir que l’exercice peut se cadrer, notamment pour ceux qui auraient pu en douter. Mais alors quid du subversif, du dirty, de ce qui tâche et reste en mémoire, comme ces errances Miss-Tic-iennes ?

Ce n’est pas l’enjeu de cette exposition là. Et d’ailleurs, faire une exposition subversive à base d’œuvres originales n’aurait été possible qu’en…photographie. Il s’agit ici de prouver, de faire entrer dans les techniques. Et qu’au-delà de l’impression de crachat dans le caniveau se cache en fait un talent, un savoir-faire, un apprentissage artistique pour percer et “influencer”.

Plus d’infos :

Plein tarif : 5 €
Tarif réduit (étudiants, demandeurs d’emploi) : 3 €
Gratuit pour les moins de 12 ans

Site internet :
www.tagaugrandpalais.com
Le TAG au Grand Palais
Galerie Sud.Est Porte H
Av. Winston Churchill
Du 27 mars au 26 avril

et chez Séb, Passante Pensante.

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e-citizen : le "facebook de l'achat vert" en ligne jeudi


Responsabilité, bio-développement durable-éthique, citoyens-consommateurs, on a de quoi se perdre ! Et pourtant ce n’est pas faute de vouloir :

“Selon une étude Crédoc de mars 2007, « 44 % des consommateurs se disent prêts à changer leurs habitudes, mais les produits responsables atteignent en fait rarement 4 % des parts de marché ».
Malgré des fournisseurs qui redoublent de créativité pour offrir des produits séduisants et de qualité, les produits biologiques, équitables ou éthiques souffrent encore d’une image trop alternative et manquent de visibilité.”

e-citizen se propose de centraliser sur une même plateforme un ensemble de marques responsables / solidaires :

e-Citizen est le “facebook de l’achat vert”. Le site propose dans les domaines de la mode, des cosmétiques, de la maison, de l’épicerie fine et des loisirs culturels une sélection des plus belles marques de produits biologiques ou équitables. Pour parfaire sa démarche éthique, le site reverse 5% du prix de chacun de vos achats, sans aucun surcoût pour vous, à l’association de votre choix.
Vous manquez d’inspiration ? Naviguez parmi les listes de souhaits des membres. Vous craignez de faire le mauvais choix, faute de pouvoir toucher et tester les produits présentés en ligne ? Laissez-vous guider par les recommandations des acheteurs. Vous pouvez ainsi partager vos coups de cœur avec la communauté et poser vos questions aux membres ayant déjà acheté un produit qui vous intéresse…
Le site compte aujourd’hui 22 marques partenaires et s’est associé aux plus grands noms du secteur caritatif : Aides, la Chaîne de l’espoir, Handicap International, PlaNet Finance, Planète Urgence et le WWF.”

En gros, tu as un besoin et pas forcément envie de te prendre la tête, tout en faisant un acte de consommation responsable, et bien tu vas sur e-citizen (un peu comme si tu allais chez Nature et Découverte). Et c’est en ligne demain. A priori le site repose sur plusieurs logiques :

  • social shopping (la bêta testée n’avait cependant pas de passerelles vers les autres réseaux sociaux du type Facebook, on imagine que ce sera règlé d’ici peu)
  • mise en valeur d’une forme de prix responsable : 5% du prix payé est reversé vers des associations

A tester donc !

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Twitter n'est pas Facebook. A propos de bruit et de network models.

Twitter par-ci, par-là. Formidable, citoyens ! Le monde pense, fume, respire, s’inspire de Twitter. Twitter pourrait battre l’ogre Facebook. Enfin un ennemi solide à Mark Z. (accessoirement, on oublie du jour au lendemain tous les autres réseaux, mais passons). Pourtant, l’affrontement-bulle FB vs Twitter n’aura pas lieu.

Reprenons un peu l’analyse de Christian. Facebook est partiellement basé sur les réseaux “implicites”. Les réseaux implicites ne veulent pas dire “statiques” : un réseau implicite est en gros basé sur ton carnet d’adresses réelles : le numéro de môman, de ton avocat, de tes amis, collègues (et encore pas tous), les amies de ta petite copine (pas toutes, heureusement), les gens que tu pourrais inviter sans problème à la maison, ou rencontrés à une soirée. En clair, le réseau implicite est basé sur tes activités sociales “réelles“. Le modèle de réseautage Facebook est aussi basé sur le réseau “explicite” : un réseau avec un objectif, du type dragouiller une jeune et jolie égérie, faire du business, prévoir un rendez-vous en amont d’un événement avec un interlocuteur qui a annoncé sur une source tierce qu’il va participer à tel ou tel salon…Du “networking” au sens Grande Ecole du terme. Et sur Facebook, une partie de ces raisons “explicites” commencent à nous agacer : les demandes d’amitié injustifiées si ce n’est une confusion avec Adultfriendfinder, des tentatives intrusives de chasseurs de tête de rentrer en contact avec nous (NB : le standard de l’accueil marche mieux).

Twitter est en revanche sûrement plus basé sur des réseaux explicites : j’ai une raison explicite de suivre le compte du NYTimes, de suivre mes collègues, d’entrer en relation en ce qui me concerne avec quelques référents dans les médias sociaux. Ce bruit est bon. Et arrive généralement ensutie le problème suivant : quand le réseau implicite “rentre” dans le réseau explicite. Le bruit est trop fort pour être interprété, donc l’usage social est nul et du côté du réseau explicite et du côté du réseau implicite. Il y a certes autant d’usages de Twitter que d’individus l’utilisant. Mais il y a pourtant un point critique commun : à partir d’un seuil de son trop fort, on doit baisser le volume.

Facebook commence à penser “flux”, et “social”. Est-ce que ça met en danger Twitter ? Non car il y a un bouclier appeler réseau implicite qui le protège. Tu peux pas surcharger tes amis “réels” avec tes activités sociales explicites. Ce serait juste too much. Le bruit perdrait de sa valeur pour nos amis. Et en même temps, si tu commences à partager tes photos perso sur Twitter, tu donnes des détails implicites de ta vie qui ne correspondent pas à des logiques explicites. A moins que tu ne sois voyeur, ou que ce soit ton métier.

Facebook n’est pas Twitter. Et au demeurant Twitter ne veut pas être Facebook. Quid du lien avec les moteurs de recherche ?

“Without knowing it, Twitter is quickly becoming the best search engine out there (watch out Google!). It is powered by people you know (or are connected to) and it is full of smart people. Very smart people. On top of that, we are able to harness the infamous wisdom of crowds to get a response. There have been times where multiple people have provided pieces of the answer that together paints a perfect picture. There have even been debates that have lead to various answers that provide color and perspective.”

…car basé sur l’analyse humaine, une sorte de “fonction wiki” à grande échelle basée sur les affinités des différents réseaux explicites se manifestant sur Twitter.

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A photoblog in Paris – Daily Dust

Citoyens ! Je viens de lancer un photoblog intitulé “Daily Dust”. ça se passe essentiellement sur Paris, avec un APN. C’est rough, dirty et quotidien.

Daily Dust, le photoblog à Paris, ça commence dès maintenant.

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Citizens'views #22: "Nous voulons parler des conflits et des enjeux sociaux oubliés" Elodie Vialle, YouPhil

Youphil est un nouveau site d’information dédiée à la solidarité, à l’engagement. Son cofondateur, Jean-Marie Colombani (déjà cofondateur de Slate.fr) préside le comité stratégique et Angéla de Santiago dirige le site. Elodie Vialle répond à quelques questions à ce sujet.

  • Citoyenne ! Tu as 140 caractères pour nous dire qui tu es et ce que tu fais en ligne ?

Elodie Vialle (Chef d’Edition Youphil, nouveau media web de la solidarité). Journaliste multimedia, j’avais envie de travailler dans un media porteur de valeurs sociales, proposant un modèle nouveau sur le web.

  • tu peux nous dire l’objet de YouPhil.com et en quoi ça va parler au citoyen ?

Youphil décrypte l’actu sous l’angle de l’engagement quel qu’il soit (associatif, entreprenarial, humanitaire, politique…), avec un éclairage international et multiculturel.

  • Nombre de citoyens s’expriment en ligne sur le sujet : comment allez-vous les mobiliser ?

Nous avons pour ambition de proposer un contenu éditorial fort, avec des reportages, des enquêtes inédites. Ce mois-ci par exemple, la rédaction a réalisé un dossier sur les réfugiés climatiques. Nous voulons parler des conflits et des enjeux sociaux oubliés (portfolio sur les enfants des rues du Mali, enquête sur le désengagement de l’Etat vis à vis des associations), donner la parole à des experts (universitaires, humanitaires) et des blogueurs du monde de l’engagement. Edgar C. Mbanza, un de nos bloggeurs, est un journaliste burundi, qui s’intéresse à la manière dont les médias sociaux peuvent changer la vie des gens. Il a recueilli les témoignages d’ex enfants soldats.
Notre media offre aussi aux internautes la possibilité d’aller plus loin, de soutenir des projets de solidarité. Un espace est ainsi dédié aux associations, qui peuvent présenter leurs actions. Zup de Co, par exemple, contribue à réduire les inégalités en permettant aux jeunes des banlieues d’être soutenus dans leur scolarité par des étudiants. Les lecteurs ont alors la possibilité de donner de l’argent (via notre partenaire charitic.fr) ou de s’engager bénévolement dans l’association.

  • si tu pouvais réaliser une “utopie” ou un grand projet grâce au web social, quel serait-il ?

Avec Youphil, nous touchons à ce grand projet ! Allier information et engagement, réflexion et action : c’est aussi ça l’utopie! Donner les clés de compréhension et les moyens d’agir à tous ceux qui ont envie d’aller plus loin dans leur engagement…

Merci Elodie !

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