Citoyens !



Citoyens !
C’est Libé qui révèle l’affaire ce matin. Une affaire assez inquiétante mêlant coulisses du pouvoir, pression et atteinte à un droit fondamental : celui d’avoir une opinion politique.
Jérôme Bourreau-Guggenheim, responsable du pôle innovation web de TF1, décide à titre exclusivement personnel d’addresser un courrier à sa députée, Françoise de Panafieu, afin d’exprimer son désaccord contre le projet de loi Hadopi. En argumentant, en développant son point de vue de citoyen éclairé. Et en demandant “Madame la Députée, je compte sur votre clairvoyance pour porter ma voix“. Attitude honorable, non ?
Etonnant : le 4 mars, Arnaud Bosom (son boss chez TF1) lui sort l’email en lui disant qu’”il n’a pas le droit d’avoir cette opinion“.
Le 16 avril, il reçoit une lettre de licenciement pour opposition sur la stratégie du groupe.
TF1 aurait reçu l’email directement du Cabinet du Ministère de la Culture. Ce dernier s’en étonne.
Hadopi-sme, quand tu nous tiens.
Un petit pas en plus vers une défiance toujours plus grande entre les citoyens et le pouvoir. Bravo les gars !








C KI CITIZEN L. ?
LA FRANCE SE DISQUALIFIE COMME PAYS DE LA LIBERTE D’ EXPRESSION.
“une histoire qui peut paraître incroyable” ?
Délation par l’intermédiaire de la député UMP Panafieu, puis de la ministre Albanel pour déboucher sur le licenciement d’un journaliste de TF1 pour cause d’opinion contraire à un projet de loi ?
Cela se passe en Sarkozie et sent si mauvais que bien sûr “cela paraît incroyable”, sous-entendu sûrement une erreur.
Mais non, c’est seulement l’évolution de nos libertés sous le régime de l’UMP.
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Heureux de te revoir, quelle histoire! Ton site est resté bloqué combien de temps?
Mais qui a pu faire ça? qui?
C’est à désespérer cette histoire
3h
Il fut un temps ou les patrons exigeaient que leurs ouvriers mettent le bon bulletin de vote dans l’urne. La mise en place d’un isoloir fut un des progrès majeurs dans la démocratisation du système politique. La sphère publique et professionnelle doit toujours être séparée des choix intimes , personnels et profonds des personnes. Il ne faudrait pas que, sous prétexte qu’on vive désormais en Sarkolande, les attitudes de sujétions serviles redeviennent la règle d’or.