Archive for July 6th, 2009

July 6th, 2009

Circus, starring Britney Spears à Bercy

by Laurent Francois

Citoyens !

J’étais hier soir à Bercy pour assister à Circus, starring Brit-Brit.

J’avais très peur, notamment après le papier de Libé de Bartholomé Girard :

“Au milieu des danseurs qui chauffent la piste, Britney Spears se montre plus que jamais absente, perdue, comme si elle ne voulait plus être là, n’y était plus tout à fait. Comme si elle n’avait plus envie d’être une poupée de cirque? Mais quoi d’autre ?”

Alors Barth’, où on n’a pas vu le même spectacle, ou bien tu fais de la Britney-phobie ;)

Car j’ai été conquis.

  • D’abord Bercy : un cercle de cirque, et un jeu de voiles proche des poupées russes, permettant de mixer images et vidéos de Circus pour dévoiler les différents tableaux que nous offrent Jamie King. Résultat : une interaction parfaite entre performances individuelles et univers vidéos, qui trouvent leurs échos en amont (clips de Britney) et a posteriori en prolongeant l’expérience de Circus.
  • Ensuite les performances : pas moins de dizaines de numéros différents. Ninjas, mais aussi acrobates, princesse du GRS, danse de rue etc.
  • Une utilisation de l’espace diaboliquement efficace. Aucun break, des mobiles impeccablement changés, modifiés. Un monstre qui aurait pu être lourd et disruptif et qui est léger comme Britney dans sa nacelle. Le seul spectacle à mes yeux qui rivalise sur cet aspect est sans doute celui d’Ariane Mnouchkine à la Cartoucherie, les Éphémères
  • Une histoire qui se tient : tout démarre dans la “vie réelle” médiatique de Britney. Le spectacle commence avec un pied-de-nez aux Perez Hilton et autres tabloïds tout en retournant ce fake-world et en en faisant une fresque médiatiquement désenchantée. On est loin du pink is beautfiful. Le propos est SM, torturé. Bravo
  • Une ouverture à d’autres géants de l’entertainment :“Most daring was a sequence that began with a video that showed masked interlopers borrowed from the Stanley Kubrick film “Eyes Wide Shut,” who writhed about on divans as Spears mouthed the Marilyn Manson version of the Eurythmics song “Sweet Dreams (Are Made of This”). Spears then emerged to reenact the scene wearing two versions of a white-gold gymnast’s leotard with her erogenous zones highlighted in black. She gave a lap dance to a clown; she was lifted aloft by a pair of acrobats and did some simulated heavy petting. In truth, nothing matched the raciest moments of Janet Jackson‘s last tour, but as mainstream erotica, it was effective.”

Pour conclure : 2h30 où on en prend plein la vue sans mirage, où l’on est transportés comme dans Chicago vers une histoire. D’où l’on revient repus, halluciné et sans doute perturbé que ce soit Britney qui porte un discours contestataire.

Britney One More Time.

En bref :

  • Tour director: Jamie King[56]
  • Musical director: Simon Ellis[56]
  • Choreographers: JaQuel Knight, Tony Testa, Dreya Weber,[56] Rujuta Vaidya[57]
  • Dancers: Jose Omar, Willie Gomez, Jonathan “J-Boogie” Rabon, Chase Benz, Jia Huang, Laura Edwards, George Jones JR, Luke Broadlick, Tiana Brown, Justin de Vera, Valerie “Rais” Moise, Marc “Marvelous” Inniss, Ava “Ava Flave” Berstine, Tye Myers, JP San Pedro, Devon Jameson.
  • Managers: Larry Rudolph, Adam Leber
  • Costume design: Dsquared2, The Blonds, David Alexander, Catriona Mackechnie
  • Stylist: William Baker
  • Tour promoter: AEG Live
  • Tour Sponsor: Virgin Mobile
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July 6th, 2009

Scott Rosenberg à propos du blogging

by Laurent Francois

Citoyens !

Scott Rosenberg nous livre quelques vues intéressantes sur le pourquoi du comment de bloguer. Notamment une idée fondamentale : le microblogging -Twitter- permet d’étendre nos arguments, de prolonger l’histoire des articles et d’accroître leurs poids. Et de rappeler les fondamentaux du blogging :

  • Raconter sa vie sur un mode extime
  • Lier, ajouter des références vers des espaces extérieurs

A propos des journalistes et des blogueurs, un extrait de son prochain livre  “Say Everything” :


“If you care about the fate of journalism and its role in democracy and culture, this second choice turns out to be the only satisfying option. And when you realize that, you also realize that the debate is over: you have just resolved it. In this controversy, as in most others today, to ignore bloggers is to miss the entire event. Whatever the drawbacks and limitations of blogging, it serves, today, as our culture’s indispensable public square. Rather than one tidy “unifying narrative,” it provides a noisy arena, open to everyone, for the collective working out of old conflicts and new ideas. As the profession of journalism tries to rescue itself from the wreckage of print and rethink its digital future, this is where its most knowledgeable practitioners and most creative students are doing their hardest thinking. “

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