Archive for September, 2009

September 30th, 2009

Le Buzzomètre #1, peut-on encore faire des buzz pour les marques ?

by Laurent Francois

Citoyens !

Mry décryptait déjà une fois par mois les actions de “buzz” des agences de communication françaises (“buzz” volontairement laissé sans définition).

Rappel du concept de l’émission :

“Mais le Buzzomètre en vidéo évolue aussi dans son approche. L’émission traitera aussi des pub télé, des campagnes d’affichages, du street marketing, etc… De même afin de donner un peu plus de profondeur aux débats entre acteurs du buzz, un invité mystère conclura l’émission.”

Et justement ce numéro 1 de l’émission tente de décrypter le phénomène avec Bruno Walther, Thomas Clément, Maxime Garrigues et Benoit Raphaël. ça parle de  bad buzz, de vente, de produit.

Tu connais mon aversion (voire ma haine ! ) pour ce mot. Benoit Raphael résume peut-être au mieux la problématique :

“Le “buzz” n’est pas forcément quelque chose qui a un grand succès ou qui circule rapidement, c’est finalement l’utilisation que les internautes vont faire de l’histoire”

Youpi !

En tout cas la discussion est posée. On attend le numéro 2, voir si la problématique se déroule, aborde des débuts de réponse etc. Un must-have pour les étudiants en com’ notamment afin de voir l’état des forces en présence et le niveau de maturité du marché en fonction des objectifs et stratégies implémentables.

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September 29th, 2009

Uniqlo, ouverture le 1er octobre à Paris

by Laurent Francois

Guillaume Crouzet nous fait déjà entrer à l’intérieur, et ça se passe par ici.

Julien Pearce résume :

“Créé en 1984 à Hiroshima, Uniqlo fait depuis vingt-cinq ans l’effet d’une bombe dans l’univers du vêtement. Devenue numéro un au Japon avec une stratégie alliant bas prix, création et technologie, la marque sans logo ambitionne depuis quelques années de se donner une plus grande envergure : « Nous devons continuer de nous réinventer afin de devenir une marque de prêt-à-porter remarquable, de dimension mondiale », explique Tadashi Yanai, PDG de Fast Retailing, le groupe qui détient Uniqlo. Après New York en novembre 2006, Londres et Pékin l’année suivante, c’est au tour de Paris d’inaugurer 2 150 m² d’ambitions, avec le flagship le plus grand de la marque en Europe.”

et ça me plait, OUAIS !

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September 29th, 2009

Les LBS (location-based service) comme révolution des médias sociaux et de la consommation

by Laurent Francois


source: Mademoizelle.com

Citoyens !

Twitter va bientôt introduire un service présentant l’endroit depuis lequel l’utilisateur a tweeté son message. Des sites comme Aka-Aki sont déjà en passe de métamorphoser les rencontres humaines, introduisant une nouvelle dimension sociale quand l’utilisateur se promène. Un exemple d’application :

Un aspect marketing évident apparait dès-lors : le ciblage au bon moment du consommateur, une vraie révolution en termes de planning et de service délivré; ici on n’a plus à imaginer Marco et Marcia se déplacer lors d’une journée type, on n’a plus qu’à … les suivre via leurs téléphones portables. Cependant le ciblage ne signifie toujours pas un passage absolu à l’acte de consommation – et c’est tant mieux :

Location is not everything,” says Linner. “If you’re hanging out near Times Square, it doesn’t mean you want to eat there. But if we know that you like Spanish food, then we could suggest a place that’s on your route. The real value lies in providing better suggestions.” Some consumers will need incentives, such as free or subsidized phones or calling plans, in exchange for the intrusion of ads and other marketing messages.

Surtout, les LBS nous poussent à considérer que les médias sociaux sont de moins en moins des médias “internet” mais de plus en plus reliés à l’usage réel. A terme, certains influenceurs digitaux ne produiront non pas un blog, ou ne seront pas sur Twitter : ils seront influenceurs du fait de leur parcours social en journée.

On peut entrer dans le marketing fiction et dresser une première liste d’influenceurs atypiques qui pourraient prendre le lead d’ici quelques années :

  • le producteur de café au fin fond du Nicaragua qui serait relié à Starbucks et qui nous ferait vivre en direct sa journée
  • un serveur accrédité à travailler à l’Elysée qui nous ferait vivre “sa” rubrique people

En clair, si autrefois on clamait :

“je suis sûr qu’à un instant donné quelqu’un sur le web a déjà parlé de telle ou telle problématique – et je peux le trouver

Demain on dira :

“je suis sûr qu’à un instant donné quelque part das le monde quelqu’un vit dans telle ou telle problématique – et je peux le suivre

Les enjeux de liberté individuelle et de “privacy” sont aussi au coeur du sujet. En considérant cette liberté comme une forme de deal entre ce que nous apporte cette technologie, la proposition de valeur pour l’insumer, et ce qu’elle nous prend, on risque d’ailleurs de voir apparaitre des zones “LBS-free”. Un nouveau marché existera : le monde libre. Flippant non ?

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September 28th, 2009

Olivier Catayée, un chef d'établissement d'influence

by Laurent Francois

Citoyens !

Non pas que je sois un expert des questions d’éducation en France, mais un portrait intéressant de 20 Minutes ce matin permet de donner de l’eau au moulin du débat :

“Né en Martinique, il côtoie Aimé Césaire, qui habite la même rue que lui. Arrivé en métropole à l’âge de 9 ans, il s’installe dans la région d’Orléans. « J’ai découvert qu’il y avait des difficultés liées à la couleur de peau, ça a été un choc ». Il s’inscrit à Sciences Po, part faire sa maîtrise à Miami, puis postule au rectorat pour devenir maître auxiliaire d’anglais. En 2004, il obtient le concours de chef d’établissement. Gustave-Courbet est son troisième collège « difficile ». « J’ai été victime de happy slapping à Villepinte, cette mode qui consiste à filmer des agressions. J’ai dénoncé le jeune, que je connaissais. Après, quand je sortais dans la cité, on me disait Catayée, on va niquer ta mère ». Il demande sa mutation à Romainville. Les élèves l’adoptent. Très vite, il hérite du surnom d’Obama. « Je suis arrivé en pleine élection, j’étais noir avec une cravate, ça a suffit », tempère-t-il. Même si la comparaison n’est pas pour lui déplaire.

L’influence américaine n’est jamais loin. Sur sa porte, le I have a dream de Martin Luther King trône en bonne place, une boule de bowling sert de presse papier sur son bureau, et son year book des années Miami traîne sur ses étagères. En juin, il organisera une cérémonie pour la remise des brevets des 3e. Encore une influence d’outre-Atlantique.”

Un personnage qui tente donc de bousculer notre vieux système en mêlant 3 atouts :

  • capitaliser sur l’envie des professeurs, jeunes, de monter des projets originaux et se positionner comme facilitateur
  • incarner et assumer une vision comme un chef d’entreprise pour son collège
  • capitaliser sur l’existant et raisonner “SWOT” : mon collège n’a pas de préau or je demande à mes élèves du respect. Je vais donc faire construire un préau pour justifier mon plan

Intéressant de voir qu’Olivier Catayée sort du carcan “classique” qu’on retrouve parfois dans l’Education Nationale…et qu’il ne raisonne pas par silo mais par projet.

ça ne va pas plaire à tout le monde. et ça implique une modification profonde du système de rétribution, entre autres. Mais venant d’un système éducatif basé sur ce type d’hommes et de femmes de poigne, je ne peux que trouver ça positif.

A suivre

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September 27th, 2009

30 publicitaires dans l'oeil d'Olivier Roller

by Laurent Francois

publicitaires

Le photographe Olivier Roller représenté par Olivier Ripoll nous emmène dans les coulisses du pouvoir. Fixation qu’il mène depuis quelques temps armé d’un traitement blanc, hallucinogène.

Esquisse de compréhension de la lubie d’Olivier :

“L’idée du pouvoir… Je n’ai pas connu mon père, et sans doute qu’à travers la photo de ces gens là je cherche mon père. Ce sont des types qui pourraient avor l’âge de mon père. C’est intéressant d’ailleurs, je me pose cette question là : quand je vais vieillir, mon espèce de père que je n’ai pas connu sera mort de toutes façons car l’âge fait que… Et est-ce que j’aurais encore envie de photographier ? J’en sais rien. Peu importe. Depardon, c’est un super photographe qui est devenu un super cinéaste, il a fait des choses très justes dans le cinéma et aujourd’hui il ne se considère plus comme un photographe. Il a trouvé autre chose et donc il peut il y avoir plusieurs périodes dans la vie. On est pas obligé de faire toute sa vie la même chose, mais quand on le fait, il faut le faire avec tout ce qu’on a dans soi. Il faut que ça prenne du temps. Si t’es honnête, il y a quelquechose qui en résulte. Mais les photos, je les fais pour moi. Je me dis pas que je vais les montrer. Il se trouve que là, il y a le début d’un embryon d’une reconnaissance dans la presse et qui commence à venir en dehors de la presse. Il y a une expo à Arles cet été, qui va aller dans d’autres lieux, dans des centres d’art de toute l’Europe. Il y a quelquechose qui est en train de prendre, et ça m’embête presque, parce que du coup ça va m’échapper.”

Hervé Brossard, Philippe Calleux, Benoit Devarrieux, Jean Feldman, Jacques Séguéla, Eric Tong Cuong, Jean-Pierre Villare sont ainsi mis en lumière, de manière crue mais en les rendant de façon dérangeante, beaux.

Intéressant de voir que ces publicitaires de haut vol, habitués à penser par-delà un brief créatif, devienne brief eux-mêmes : un regard, une attitude, une pose, statique, qui sont censés délivrer un message à un public “cible”.

Les publicitaires deviennent le média dans ce cas. Et on se rend compte de la froideur du message vertical, violent, irréductibe, jeté si mal compris.

A voir d’urgence !

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September 27th, 2009

Kiss In : un baiser pour briser les tabous

by Laurent Francois

Citoyens !

ça s’est passé hier, et c’était chouette :

« Pourquoi le seul moment où on peut voir des homos s’embrasser dans la rue, ailleurs que dans [le quartier parisien du] Marais, c’est pendant la Gay Pride ? », interrogent sur Internet les initiateurs de ce Kiss-in. L’opération se déroulera simultanément dans une dizaine de villes hexagonales.

Aussi simple que ça : un baiser pour revendiquer un droit, celui à l’indifférence.

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September 25th, 2009

Scrabble, Bravo les mots ! Un concours pour tous les créatifs

by Laurent Francois

Citoyens !

J’ai parfois la chance de travailler sur des sujets forts en phase avec mes lubies. Je vous fais donc part d’un concours pour les créas :

Il y a un an de cela, Ogilvy & Mather a lancé une campagne, intitulée « Bravo Les Mots »,

Eh bien aujourd’hui, Scrabble va plus loin en proposant aux artistes de tous bords (graphistes, animateurs, musiciens, ou justes passionnés) de donner, à leur tour, vie aux mots.
Si on animait une grille de Scrabble en faisant jaillir le pouvoir des mots qu’est-ce que cela donnerait ??? Bah, à vous de voir !!!

Pour l’occasion Scrabble a créé 18 grilles accompagnées de 18 chansons. Choisissez votre grille et/ou morceau préféré(e)(s) sur la base de quoi vous pourrez créer une animation. Tous les moyens sont bons : Flash, After Effet, Stop Motion… Vous avez carte blanche !
Et si vous êtes musicien et que vous souhaitez également participer, vous pouvez créer votre propre morceau pour le faire correspondre à l’une des grilles proposées.
Du moment que vous vous amusez avec les mots et que le résultat porte votre griffe. Lâchez-vous !

Besoin de plus de précisions ? Cliquez sur ce lien suivant : http://www.youtube.com/user/ScrabbleBravolesMots

Vous avez jusqu’au 21 octobre midi pour soumettre votre réalisation.

Dans un premier temps, notre jury offrira au gagnant ou à l’équipe gagnante (Plus on est de fous, plus on rit !) une somme pouvant aller jusqu’à 6000€. Mais Scrabble ne s’arrête pas là !
Entre le 2 novembre et fin décembre, une sélection des meilleures vidéos (entre 10 et 20) sera soumise au vote des internautes sur la chaîne Scrabble-Youtube. Et 2000€ seront décernés aux auteurs de la vidéo plébiscitée par le public.

Que ce soit pour la récompense, étoffer votre portfolio, faire parler de vous ou tout simplement s’amuser, toutes les raisons sont bonnes pour participer à ce concours unique ! Alors, ne perdez pas une minute. Tous ces mots n’attendent plus que vous pour danser et s’agiter !

Bon week-end !

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