Archive for October, 2009

October 31st, 2009

GTFO.TV, la source pour la culture e-pop / digitale

by Laurent Francois

GTFO – Pretty Boys

Watch This Episode on www.theStream.tv

Citoyens !

T’es geek, planner digital, curieux ou tu cherches juste une idée de Noël qui sente pas le sapin ? Et bien c’est depuis la Californie qu’émet GTFO.tv, “you only source for e-pop culture“.

Au programme : tour d’horizon des meilleurs innovations digitales (jeu sur iPhone, advertising), analyse des spoofs et mise en perspective, invités.

C’est rafraichissant, et c’est pas filmé avec les pieds.

Derrière le programme, Cami Vicencio ( Dream big. Want hard. Fuck well. Never stop. ) et Hogan Carter (production ninja)

Plus à venir.

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October 29th, 2009

Sarkozy copié collé : remise en question du storytelling politique digital

by Laurent Francois

Citoyens !

Une nouvelle faille dans le storytelling politique de Nicolas Sarkozy :

“Yann Barthès et son équipe du Petit Journal de ont donc une fois de plus épinglé Nicolas en flagrant délit de copier/coller et de mensonge. On connaissait les petites phrases, les mots clés et les argumentaires concoctées par le service communication de l’Elysée et reprises en coeur par le gouvernement. Mais là c’est du lourd : il s’agit d’un copier/coller des trames d’un discours datant de 9 mois le tout introduit par « Je ne suis pas venu vous tenir un discours que vous avez déja entendu » !”

Il devient donc de plus en plus intéressant de voir que dans une orchestration du discours politique, le web permet de faire émerger des failles, des “ruptures” dans la crédibilité de nos hommes politiques.

La comparaison d’archives est à portée de … diffusion auprès d’un plus grand public afin de contrôler plus fortement la narration.

Je vois pourtant 2 problèmes :

  • les “convaincus” continueront leurs chemins de croix, mais contrôler l’omniprésident dans une communauté qui se regarde n’est pas suffisant : comment atteindre le vrai public final, celui qui fait basculer une élection s’il va voter ?
    Je cite Caroline : “Mais hier, je me suis dit qu’il restait quelques personnes qui font leur job. Et ce job, c’est mettre le doigt sur une évidence, le pouvoir actuel n’est que dans les discours, dans l’info qui en chasse une autre, dans la démagogie permanente. Ce petit journal ne changera probablement pas le cours des choses, je ne me fais aucune illusion.”
  • il s’agit bien seulement de contrôle de la narration, pas de l’influence ou de l’abus de position. Illustration sur un autre sujet : “cette déclaration est étonnante. Guillon y avoue que ses camarades de jeu, notamment Demorand et Legrand, n’osent plus rire de ces gaudrioles. Rire serait compromettant, suspect, donc coupable.” Un rappel aussi que sur certains voyages de presse de la bande à Sarko, les journalistes sont invités à ne poser aucune question sur les sujets qui fâchent (ex : Jean Sarkozy). Ces derniers n’ont guère le choix, car sinon ils perdent leur invitation…

Amis journalistes, vous avez une responsabilité hors du commun afin de reprendre le contrôle de l’information. Nous ne voulons pas d’une guerre de communicants (et c’est moi qui dis ça…)./

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October 27th, 2009

20 comptes Twitter à suivre pour les étudiants #iicp ?

by Laurent Francois

Citoyens !

Je donne des cours depuis peu à l’IICP grâce à leur directeur pédagogique, Stéphane Lautissier.

L’intitulé est “influence digitale”, sa vie et son oeuvre, mais il s’agit surtout de sensibiliser des étudiants aux profils divers de comprendre les enjeux du nouvel écosystème dans lequel nous vivons. Nouvel écosystème certes digital, mais qui sera néanmoins l’ombrelle de tous les autres canaux de communication d’ici quelques mois et pour l’ensemble des populations “social media ready”.

Ainsi, il me semble important pour ces étudiants d’avoir accès rapidement à quelques ressources clés, notamment sur Twitter. Afin de “suivre” ceux qui donnent de l’information pertinente pour s’acculturer au web social, et pourquoi pas ensuite pour démarrer une conversation. J’ai une liste de 7 ou 8 comptes évidents à suivre, idéalement francophones. J’attends vos suggestions pour compléter cette shortlist :

Je pense aussi rajouter des comptes d’utilisateurs nous faisant vivre de manière “extime” leur quotidien :

J’ai omis les comptes qui ne faisaient qu’essentiellement synchroniser leurs propres publications (type SocialMediaToday) qui pourtant sont bien sûr à visiter.

J’attends vos recommandations !

Bonne journée, citoyens !

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October 26th, 2009

Ta gueule ! l'adage de l'influence ? #jeansarkozynousabieneus

by Laurent Francois

Citoyens !

Quand on tente de mesurer l’influence (et c’est po facile ma bonne dame) notamment des personnes s’exprimant en ligne, on s’avance naturellement vers des critères rationnels et statistiques.

Le chiffre rassure. Alors on va regarder le nombre de fois qu’une personne publie, commente, tweete etc. Parce qu’un moteur de recherche considérant aussi ces éléments là, “the more you say the more you’re said”.

Problème : rappelle toi la salle de cours ou le conseil municipal. Le grognard ou la grognasse qui la ramènent tout le temps : tu as juste envie de prendre l’isoloir et de lui assener un vilain coup dans les dents. En résumé, et c’est social médiatiquement incorrect : lui dire TA GUEULE !

Et bien c’est pareil sur le web social : avoir un avis sur tout, ça agace. La ramener et ne pas apporter de valeur ajoutée, ça peut exaspérer. En parallèle de ça : les gens comme vous et moi avons tendance à demander aux autres gens des conseils. On va donc glisser petit à petit de nouveau depuis les moteurs de recherche vers les copains.

Du coup l’argument mécaniste : PUBLIEZ z’et PUBLIEZ encore devient un peu moins pertinent.

Rappel de l’étude de l’Université de l’Ohio :

” Selon elle, ces personnes ont plus besoin de partager leurs opinions – et c’est souvent parce qu’elles croient qu’elles sont nombreuses à avoir les mêmes idées. “C’est un cercle qui se nourrit lui-même“, explique Kimberly Rios Morrison, responsable de l’étude. “Plus ces personnes s’expriment en public, plus elles ont l’impression qu’elle sont nombreuses et représentatives de l’opinion de la majorité“. C’est plus précisément le fait de paraître nombreux qui les encourage à s’exprimer encore davantage, ajoute la chercheuse.”

Et oui : occuper l’espace va entrainer une certaine considération de votre cas. Comme dans la vie réelle. “Fais gaffe, Jeannot et Jeannine sont des gens compliqués, garde les à l’œil”. Sauf qu’être considéré ne signifie pas être écouté. L’économie de l’attention n’est pas celle de la considération.

Prenons Jean Sarkozy comme rapide étude de cas : ah!oh!scandales et népotisme en tout genre ! branlette Twitterienne de haut vol ! (j’y ai moi-même participé, ouch).

Objectif : renverser le pouvoiiiiiiiiir et gueuler un couuuuuuuup contre ce diaaaaaaaaableuuuuuu de Nicolas Sarkoshooooooow.

Oh ! oh ! Oh ! Hashtaggons à la cerpe #jeansarkozyestpartout ! c’est facile comme de l’absinthe les soirs de spleen.

Attention : il n’est pas question de savoir s’il fallait gueuler ou non, il s’agit de voir comment de la présence sans stratégie de plus long terme engendre une attention contraire de … l’opinion (oh! utilisons un mot honni !)

A objectif limité, impact limité et même récupération.

“Interrogés sur l’impact de cette intervention, 23% des sondés estiment qu’elle a plutôt amélioré l’image qu’ils avaient de Jean Sarkozy, 69% qu’elle n’a pas changé cette image, et 6% qu’elle a plutôt détérioré l’image.”

Pour rappel donc, avant notre bulle, Jeannot n’existait pas. Désormais, on en parle comme acteur politique identifié et quelque part institué. Damn!

Je cite Xavier (que je découvre pour le coup, salut Xavier !)

“Dans l’émission de Frédéric Taddeï de jeudi soir sur France 3, on a beaucoup parlé du buzz Jean Sarkozy (l’émission portait sur le papa). On a beaucoup parlé de ce qui s’était passé sur le Web et on s’est beaucoup félicité entre soi avec le sentiment de représenter une grande vague d’opinion.”

On rejoint le principe désormais archi-classique : ce n’est pas parce qu’on parle de ce qu’on voit à la télé qu’on crée véritablement quelque chose. Je vais être encore plus provoc’ : ce n’est pas parce qu’on est une petite intelligentsia qui se regroupe en club que nos lumières (si lumière il y a, encore que…) sont lisibles pour n’importe qui d’autre.

On a donc pu voir dans ce cas de figure que le web constituait une formidable pression sur les autres sphères de pouvoir. Le problème étant que si le web a dans ce cas réussit à occuper l’espace, il n’a pas réussi à se traduire dans une action politique maîtrisée, c’est à dire avec une fin.

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October 26th, 2009

3999.com : les renseignements qui…renseignent

by Laurent Francois

Citoyens !

Avoue, parfois Google est un immense sac de noeuds où tu ne t’y retrouves plus. Ton alternative alors : passer sur les PagesJaunes urgemment ou reprenre le bottin.

Ambiance scandale, search de vandale (toute ressemblance n’est pas fortuite).

Et bien les amis de chez 3999.com ont décidé de faire dans le très pratique : on pose une question sur une société, on obtient son profil et un ensemble d’éléments recherchés.

Bref, une alternative à tester d’urgence !

“3999 de services, plus de mobilité en toute gratuite. Il offre d’ores et déjà la combinaison d’un service  d’annuaire  professionnel,  d’un  accès  à  la  météo,  au  cinéma,  à  la  bourse,  D’autres services viendront régulièrement étoffer l’offre 3999. Le  modèle  économique  de  3999  est  basé  exclusivement  sur  la  commercialisation d’abonnements aux professionnels à un tarif low-cost”

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October 22nd, 2009

Coup de gueule à l'attention des Twitter freaks

by Laurent Francois

Citoyens !

Allez, je t’avertis, ce billet n’a rien de très rationnel ni de très fouillé. Sauf que j’ai eu super peur ce matin alors que des copains commençaient à parler de leur avenir professionnel.

Car je me suis dit 5 choses :

  • la population des utilisateurs Twitter est loin d’être un îlot d’amour géant où chacun échangerait pour le plaisir pur de communiquer. Qu’on le veuille ou non, nous sommes dans un environnement de pouvoir, d’attention avec des logiques de rétribution : donne moi ton capital social/médiatique et je dirai qui tu es. Je te suivrais peut-être
  • même si on a juste envie de bavarder sur les tulipes, curieusement on suit rapidement (ou on se fait suivre) par des contacts pro, par le mec du cabinet du Ministre untel, par le journaliste du Fig’ etc. Et oui, curieusement, y’a pas beaucoup de mécanos sur Twitter, beaucoup de gens…de pouvoir
  • du coup, si tu commences à parler d’éléments personnels, même si tu es “anonyme” (ça existe encore de nos jours ?), il y a un risque de reprise, de déformation…bref un enjeu de contrôle de sa réputation. Mon employeur verrait d’un très mauvais œil que je batifole avec tel ou tel concurrent. Et bien faisons attention à ce qu’on raconte sur Twitter : nous sommes dans une économie qui ne supporte pas l’inattention
  • si le web social devient le monde social tout court, alors le privilège du droit à l’oubli et à être incognito disparait rapidement. On peut faire un parallèle avec un moteur de recherche : on ne trouve que ce que l’on exprime explicitement. Du coup “les gens” qui vous cherchent vont forcément faire le tour de leurs contacts pour avoir de l’info. “Tu connais ce mec ? il fait quoi ?”

Amis, faites gaffe : on n’est pas dans un chat privé, on n’est pas dans une room Voila.fr bloqué par un mot de passe. On est dans une gigantesque boite de nuit où tu vas pouvoir à la fois converser avec ton cercle de potes mais aussi être observé par la petite nana du bois joli, par ton pire cauchemar, par ton adversaire mais néanmoins confrère. A l’heure des 140 caractères de gloire, fais attention l’ami : le paparazi, on en est désormais tous actionnaires.

(c) Source photo

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