Citoyens !
Le terme est toujours débattu : on entend quoi par Community Manager ?
Au-delà de ses missions, une interrogation persiste sur la façon dont on doit l’appréhender à un niveau plus stratégique. En clair, le community manager ne saurait être associé simplement au blogueur maison “qui sait y faire” avec les médias sociaux ou à un “expert”. C’est l’idée poussée par Geoff Livingston, qui tente de montrer pourquoi on devrait plutôt raisonner en termes de “change agent” :

Pas bête, non ?












Thursday, October 8th, 2009, 11:26 | 



08/10/2009 at 11:55
On parle là des qualités, pas des missions du community manager.
Certes, elles dépendent d’abord de la stratégie choisie, mais justement il me semble que son rôle dans la définition de la stratégie (objectifs, moyens, structuration logistique) son rôle est capital en définissant les possibles et les nécessaires (ahem… comprenne qui pourra) mais aussi les horizons.
Si communauté il y a, elle a toujours un porte-parole, un patriarche, un gourou, un leader (charismatique si possible, ou du moins empathique). Son rôle est de donner à l’intérieur et à l’extérieur de la voix, mais il a un rôle éminemment “tribal”, il me semble. Avec ce que cela compte comme mythes, rites, et tabous.
On confond trop souvent communauté et réseau, j’y reviendrai prochainement. Lire à ce sujet le billet et les riches échanges sur le réseau / la communauté sur transnets : http://pisani.blog.lemonde.fr/2009/10/05/lelectron-libre-et-le-reseau/#comments
08/10/2009 at 14:58
Le terme “community manager” sert, comme tu l’as dit (ou sous-entendu), à restreindre une activité mal appréciée.
Aujourd’hui, “community manager”=(Social media analyst+Blogger+Event organiser)*Junior-FreeToneOfVoice
08/10/2009 at 20:13
Salut @enikao
Pas du tout d’accord avec toi. S’il y a un rôle de Web Stragist (ou du moins de consultant en stratégie web), tu fais fausse route en zappant le quotidien du métier (“possibles”, “nécessaires”, “horizons”)
En réduisant le management de community à un rôle de leadership ou d’influenceur à l’intérieur de la communauté, tu oublies un truc : la communauté est déjà composée d’influenceurs ou d’organisateurs (d’évènement, de contenus etc.) et d’”experts”, ou de passionnés par ta thématique.
Le rôle de community manager est plus un rôle de pivot entre les différents publics du site (experts / grand public / early adopters / professionnels)
Ecouter, innover, être réaliste et être pédagogue sont des constituantes de ton boulot au jour le jour que ce soit dans l’animation de ta communauté comme au coeur de ton entreprise ou avec tes clients… Ce ne sont pas que des compétences, ce sont des trucs que tu fais : organiser l’écoute des conversations et prioriser les informations que tu recueilles, expliquer le rôle et faire découvrir l’activité de ta communauté en externe, donner des chiffres et établir des reports etc. Bien sûr que çà relève de tes compétences, mais çà structure aussi ton emploi du temps.
J’ai bien peur que le côté tribal dont tu parle ne valent qu’à l’intérieur de la communauté (le par et le pour), et ne décrivent que des fonctionnements de groupe.
Sur la différences communautés et le réseaux, il y a à mon sens un blog co qui fait trés bien la distinction entre les deux mediassociaux.com mais, je n’arrive plus à retrouver cette satanée URL (elle date un peu).
09/10/2009 at 09:13
“Pas du tout d’accord avec toi. S’il y a un rôle de Web Stragist (ou du moins de consultant en stratégie web), tu fais fausse route en zappant le quotidien du métier ( »possibles », « nécessaires », « horizons »)”
Je suis plus d’accord avec cette vision qui prend en compte l’aspect Community Strategist. Cela valorise plus la cohérence globale de la pluricité des actions menées et des leviers utilisés.
09/10/2009 at 09:17
Ton article est tout à fait exact si l’on entend le Community Manager comme un poste exécutant, opérationnel. Ce qu’il est parfois, mais pas partout.
Comme jyv (décidément …) je pense que le Community Manager est un pivot (j’aime bien l’image du chef d’orchestre, inutile tout seul, indispensable dès lors qu’une communauté existe). Les profils juniors ou intégrés dans des structures assez lourdes vont souvent être cantonnés à des rôles opérationnels, mais rapidement, le CM a vocation à mettre son nez dans la stratégie de communication et/ou de marketing online de son entreprise, au moins à un niveau consultatif.
Ou alors, on accepte l’idée que le CM est un agrégateur d’idées et de besoins venant de la base de clientèle dont on ne fait rien. Une impasse que la plupart des communautés détestent souverainement.
Le web a ouvert la porte à la communication bilatérale entre une entreprise et la communauté qu’elle agrège. Penser que le Community Manager n’est qu’un agitateur/animateur de communautés à sens unique témoigne d’une grave méconnaissance du métier, et d’un grave déni de sa clientèle.
09/10/2009 at 12:52
@jvy : on a du partir sur des routes différentes, mais on passe par les mêmes étapes
Je ne zappe pas l’aspect compétence qui détermine de nombreux aspects de la fonction, au contraire (et tu as raison sur la structuration des tâches : l’impact est direct), j’essayais de changer de lunettes pour regarder d’un autre point de vue.
Sur le côté tribal, je pense au contraire que les effets sont visibles à l’extérieur : le gourou présumé a ce rôle d’ambassadeur, qu’il le veuille (acte positif) ou non (on vient à lui parce qu’il est identifié comme tel). Pour parler à une tribu, bien souvent c’est le “boss” que l’on a en première ligne, soit parce qu’on va vers lui, soit parce qu’il impose à tous son rôle d’interface.
Et sur la communauté, je ne suis pas certain non plus qu’elle soit de facto et a priori déjà constituée de connaisseurs ou d’experts. Elle a vocation à intégrer différents niveaux de connaissance / implication, mais a peut-être aussi des moments de connexion informelle de type réseau : un membre en fait partie de manière très temporaire.
Mais je chipote un peu, là.