[vidéo enlevée]
Citoyens !
Un mini buzz assez agressif a vu le jour contre un dénommé Yann P. Évitons de mentionner son nom, il n’a rien fait pour mériter ça.
Dans certaines structures, on pousse à outrance le personal branding. Si je prends cette définition du personal branding :
“Ce type d’accompagnement existe depuis une dizaine d’années aux États-Unis. Peter Montoya et William Arruda en sont les principaux concepteurs.
Il a pour but principal de permettre à chacun de vivre selon ses valeurs profondes, d’avoir le courage d’affirmer ses talents personnels, et d’apprendre à toucher de façon positive son environnement tant personnel que professionnel. Bref, d’oser mettre en avant tout ce qui fait de soi un individu « pas comme les autres » et de vivre en harmonie avec nous-même. Il nous permet aussi de créer des outils de communication cohérents* avec notre image de marque personnelle, d’adopter et de maintenir une stratégie appropriée pour se rendre visible auprès de notre cible et de tous ceux sur qui nous avons besoin d’avoir un impact pour développer notre activité.”
…on se rend compte de 4 choses (au moins) :
- en com comme en “personal branding”, ce qui compte, ce n’est pas l’outil, c’est l’objectif qu’on se fixe
- des vendeurs de merveille polluent les écoles notamment de commerce en poussant les étudiants à faire des CV vidéos. Pour quelle efficacité ? proche du zéro
- quand on développe une marque, on travaille d’abord de l’intérieur, sur ses compétences, sur ce qui fait la richesse et la valeur de ce qu’on va proposer. On va ensuite proposer des services. Dans ce cas de figure, on fait l’inverse : on se vend avant de savoir ce que l’on vend
- le personal branding est tout sauf un “coup” : Seth Godin fait du personal branding en développant une “marque” qu’il a quelque part travaillée sur la durée, en prouvant par une carrière et par des faits pourquoi on devrait le suivre. A partir du moment où on devient public, on doit travailler sa réputation en ligne, soit. Mais forcer les portes d’un espace public et espérer émerger dans les pipelines des recruteurs est non seulement naïf mais dangereux, surtout overnight
C’était bien sûr mon coup de gueule du mardi, ET PUIS C’EST TOUT.
[edit : c'est l'incomparable Gonzague qui est ma source, mais pas seulement seulement sur cette histoire. Je le link, ici et là pour lui dire que j'adore tout ce qu'il fait]
Ah et puis si, encore.
Vous montez un blog pour vous faire plaisir.Vous postulez à un job pour vous réaliser. Alors quitte à paraphraser Audioslave : Be yourself
Ce type d’accompagnement existe depuis une dizaine d’années aux États-Unis. Peter Montoya et William Arruda en sont les principaux concepteurs.
Il a pour but principal de permettre à chacun de vivre selon ses valeurs profondes, d’avoir le courage d’affirmer ses talents personnels, et d’apprendre à toucher de façon positive son environnement tant personnel que professionnel. Bref, d’oser mettre en avant tout ce qui fait de soi un individu « pas comme les autres » et de vivre en harmonie avec nous-même. Il nous permet aussi de créer des outils de communication cohérents* avec notre image de marque personnelle, d’adopter et de maintenir une stratégie appropriée pour se rendre visible auprès de notre cible et de tous ceux sur qui nous avons besoin d’avoir un impact pour développer notre activité.








C KI CITIZEN L. ?
6 Comments
J’aime bien la sobriété et le ton de ton billet. Effectivement, évitons de mentionner le nom de ce pauvre garçon qui n’a rien fait de plus que de méconnaitre le système… D’ailleurs la vidéo que tu postes a été supprimée et son nom apparaît sur la vignette, du coup peut-être à supprimer aussi, ça doit être assez dur à gérer comme ça pour lui… A quand des cours en école de commerce sur le “bad personal branding”?
Camille : à mon avis ce genre de cours va se développer mais les gens vont aussi intégrer cette dimension eux même en voyant ce qui “peut arriver”.
C’est un peu comme les voleurs: dans ta vie on ne te donne pas de cours pour éviter les vols mais quand tes amis te racontent et que tu vois / lis des témoignages, tu fais attention.
Laurent : la source, la source ! (et il manque toujours le plugin subscribe to comments ici)
Oh je reconnais cet escalator : c’est celui du Pôle Universitaire Léonard de Vinci
Plus sérieusement, il va de soi qu’avant de faire du personal branding, il convient comme tu l’as dit de travailler sur les fondamentaux de sa marque.
En l’occurence, penser faire du buzz positif sans réelle proposition, ni expérience, c’est dommage.
Mais c’est la jeunesse : avec ses avantages et ses inconvénients.
Espérons toutefois qu’il ne subisse pas trop les conséquences de cette tentative faisant preuve d’ambition et de dynamisme malgré tout.
@gonzague effectivement, you’re the source tout du moins sur mon twitter
@camille ok, je vais virer ça
@philippe oui, je susi en colère pas contre ce monsieur mais contre ce “sys”.
En phase avec ton billet. Je te confirme pour avoir passé 2 années en cabinet de recrutement (chasse de tête), que les cvs vidéo sont un gadget pour plusieurs raisons :
- Il n’était pas possible de poster une vidéo sur notre site web pour répondre à une annonce.
-Il n’était pas possible de stocker un format vidéo sur notre cvthèque interne.
-Il n’est pas habituel (ni possible ?) de stocker des vidéos sur les autres cvthèques externes que nous consultions (de type Cadremploi, Monster..)
- Nous n’avions pas le temps de visionner des vidéos alors que nous passions sous les yeux environ 300 cvs par jour.
- Nous travaillions en open-space …. il aurait fallu nous équiper de casques audio !:)
Mais pour ne pas être extrémiste sur le sujet, pour des postes “créatifs” comme un poste de graphiste par exemple, nous aimons pouvoir visionner les travaux/sites webs effectués. Souvent ce profil de candidat dispose d’un blog sur lequel peu (rarement) figurer un cv video.
Bref, votre e-reputation peu compter si vous êtes dans les 3 à 6 candidats que l’on décide de présenter à notre client, mais pour obtenir le 1er rendez-vous avec le cabinet (qui reçoit de 60 à 600 candidatures pour un poste) c’est bien votre bon vieux cv qu’il faut travailler !