Monthly Archives: February 2010

Le vrai influenceur dans un environnement digital-reel : la pertinence

Citoyens !

L’ami David Armano livre une analyse extrêmement perspicace de ce que nous expérimentons dans les médias sociaux.

En clair, le bad buzz autour de Google Buzz a permis de générer à grande échelle plusieurs enseignements forts :

  • trop de bruit rend abruti ; on a donc tendance à reculer d’un pas et à rebattre les cartes des sources en qui nous faisons confiance
  • nous sommes tous des médias en puissance ; il devient donc logique de faire un tout petit peu moins confiance aux pairs dans l’absolu (puisqu’ils sont d’abord des médias) et de rechercher de nouveaux carrefours, de nouveaux raccourcis d’influence
  • ce n’est donc pas la mort du média social, bien au contraire : c’est un retour à la proposition de valeur que moi en tant qu’individu je vais apporter aux autres qui devient clé
  • on se contrecarre de savoir si je suis blogueur, influenceur, twitter user : on va plutôt se demander si je suis intéressant. Point barre. Nous sommes tous des weblogueurs.

Il est donc fascinant de voir que notre nouvel environnement digital-réel (ou digi-réel) permet un foisonnement de nouvelles mécaniques d’influence. A voir si les influenceurs historiques (professeurs, experts, etc.) vont en profiter pour développer des médias sociaux de niche afin de reprendre la main sur leur réputation.

En vérité, ce n’est pas seulement une question ;)

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Ce que "mesurer" les medias sociaux veut dire

Citoyens !

Cette petite Michelle a du talent. Je vous garantis qu’après cette vidéo soit :

  • vous allez changer d’agence si vous êtes annonceur (bon à part si on bosse ensemble bien sûr)
  • vous aller complexer tellement c’est bien fait
  • vous allez bachoter parce qu’il s’agirait pas qu’une étudiante envoie plus de lourd que vous ;)

Blague à part c’est tip top, c’est à utiliser dans vos présentations powerpoint. Ca parle de ROI sans être focus sur des killer tools. bravissimo

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Apple : l'inverse du marketing conversationnel ?

Citoyens !

On a tergiversé ça et là sur les détails techniques du iPad. Les “experts” se sont battus à coup d’arguments basés sur des communiqués de presse et sur une présentation de Apple (notez la force d’Apple : on arrive à faire du test produit sans tester le produit).

La vérité, c’est que l’iPad n’est pas le vrai sujet. Le vrai sujet, c’est en fait la question de société que pose Apple. Roberto le résume sur le blog d’Harvard :

“With the iPad Apple has not provided an answer to market needs. It has made a proposal about what could fit us and what we could love. It’s now up to us to answer whether we agree.”

Comme un souverain proposerait à ses ouailles d’accepter ou non une nouvelle orientation pour aller battre campagne contre tel ou tel territoire, Apple ose donc en quelques sortes nier les signaux évidents du marché, nier engager la conversation mais propose comme d’antan de suggérer une révolution par l’offre.

Est-ce puissant ? Est-ce tenable ?

C’est le cœur de la stratégie marketing d’Apple historiquement : proposer depuis son noyau une vision, attendre que les communautés d’utilisateurs adhèrent ou non et s’approprient cette vision. Améliorer seulement ensuite le produit, et continuer à ne pas converser en direct.

Tout comme une religion, ce type de marketing peut fonctionner le temps que l’on “croit” dur comme fer (et de manière irrationnelle) qu’un produit est meilleur qu’un autre. En effet, si l’utilisateur lambda n’était que rationnel et qu’attiré par le bénéfice produit, à prix égal il se ruerait seulement vers un PC. En clair, à l’heure où toutes les applications, logiciels, usages des ordinateurs se transforment en interface purement web  -enlever votre navigateur et vous allez arrêter d’allumer votre PC à part pour faire de la machine à écrire- le choix PC vs Mac ne devrait même pas être un sujet.

Or tout comme une religion, c’est une forme de blanc seing a priori envers quelqu’un ou une matrice d’idées. L’enjeu est de savoir si Apple parviendra à maintenir encore longtemps la mise en valeur, la rétribution “morale” de ses plus actifs défenseurs (qui font tout le boulot, de facto : 17 millions de liens créés un jour avant la présentation de la tablette Apple !). Or comme tout empire, il arrive un moment où le notable local se fait débaucher par le voisin d’en face. Ou décide de s’affranchir du cartel. Ou commence à ne plus accepter les bugs répétitifs aka les impôts levés trop souvent dans une économie de l’attention.

A suivre, donc.

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