Monthly Archives: April 2010

Un tiers des utilisateurs de Facebook ne suivent pas les conseils de leurs amis ?

Citoyens !

Dans le grand bazar des statistiques Social Media, on met parfois la charrue avant les boeufs. Les bœufs étant généralement … nous.

“A recent research report by eMarketer and Morpace found that a Facebook friend referral makes two-thirds of US Facebook users more likely to purchase a product or visit a retailer.  They also found that fan pages are used by 41% of US Facebook users to display their favorite products.  The study also looked at racial and ethnic backgrounds of users and found some interesting statistics.  Read more after the jump.”
source.

En clair, le pouvoir de prescription des pairs est toujours plus fort en ligne. La différence avec le monde réel étant que le push ne vient pas forcément d’une demande qu’on émettrait mais de façon plus passive ce qu’on lirait sur nos différentes timelines. Ah! qu’il est doux de se faire suggérer “comme de par hasard” (le hasard et le CRM faisant bien 2) les dernières Puma.

Néanmoins se pose la question du 1/3 de réfractaires aux recommandations de nos “amis” : sont-ils hostiles à leurs propres amis ?

Et ça, aucune étude ne nous le dit.

Votre dévoué.

PS : bientôt un déménagement d’adresse. Je vous tiens au jus, citoyens.

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Mosquitos : une opération de guérilla marketing à grande pompe !

mosquitos

Citoyens !

Une opération originale pour le lancement de la marque Mosquitos s’est déroulée le 10 avril dernier.

Le pitch :

“Des hôtesses ont proposé aux passantes d’échanger les chaussures qu’elles avaient aux pieds contre une paire de MOSQUITOS toutes neuves. En 6 heures, c’est plus de 500 passantes, sourire aux lèvres, qui se sont prêtées au jeu et ont pu choisir parmi plusieurs modèles disponibles en différents coloris. Elles sont reparties heureuses avec leur paire Mosquitos aux pieds.
Les vieilles chaussures récupérées ont été données à l’association, Le Relais, qui en fera bon usage.”

Si j’avais su, j’aurais échangé mes vieilles Nike Air Max recollées à la main.

Damn.

Drôle, tactique. On va voir si Mosquitos parvient à s’inscrire durablement comme ZE marque trendy urbaine, dans notre écosystème déjà bien trustée par Adidas Orignals.

Extrait du DP :

“En 1960, née la société Stéphane Kélian, qui sera durant de nombreuses années, reconnue à travers le monde entier pour ses chaussures tressées. Fort de son succès, cette dernière acquière en 1985 une ligne plus jeune pour compléter son portefeuille de marque : MOSQUITOS.
La marque décline avec fraîcheur, gaîté et créativité, des produits ludiques, colorés aux styles multiples. Mosquitos ou comment se réapproprier la mode du moment avec un style affirmé et une touche piquante !
Rachetée par le groupe Vivarte en 2006, Mosquitos a été confiée à Sylvie Bondil, directrice générale et Philippe Morvan, directeur artistique pour relancer cette marque mythique.
La nouvelle collection conservera donc l’esprit qui l’a rendu célèbre.”

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Tendances et technologies. Infographie 2010-2050. Le digital comme une révolution.

Citoyens !

De la nourriture pour réfléchir aux tendances à venir dans l’univers digital.

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Joël de Rosnay, "l’éternité est dans la densité de l’instant"…et à la Cité de la Réussite !

Citoyens !

Hier matin, j’avais la chance de participer à un petit-déjeuner avec Joël de Rosnay au charmant Biloba afin de discuter notamment du thème de la Cité de la Réussite : “Tout réinventer”. Joël de Rosnay (qu’on va nommer JDR dans ce post), je l’ai d’abord connu en tant qu’auteur du livre “La Révolte du Pronétariat” (consultable gratuitement en ligne, ce qui tend à prouver qu’un livre peut avoir plusieurs vies économiques), mais aussi en tant que conseiller de Claudie Haigneré et futurologue.

Un plateau intéressant avec de multiples blogueurs, journalistes, activistes. Les questions fusèrent !

Pour JDR, la Cité de la Réussite, qui célèbre sa 20ème édition, est une invention “extraordinaire” :
Pourquoi ?

Car il s’agit d’un lieu de débat, de dialogue, de respect mutuel et d’ouverture et d’écoute des autres, où des hommes très différents viennent se présenter et débattre.

L’idée : s’élever du quotidien et envisager la construction du monde.

JDR rappelle ce qu’est une cité ; une machine à communiquer, un condensateur qui rassemble des personnes pour remplir différentes fonctions (plaisir, connexions etc).

Dans cette cité, il n’y a pas d’exercice possible de la vie citoyenne sans comprendre. Aider à faire comprendre le futur, et à essayer de faire aimer le futur (aller à contre-courant des études pessimistes) est donc son cheval de bataille.

Univers Science, ce sont 7 millions de visiteurs en ligne, et 3 millions en physique. Il y a 16 rubriques différentes, il s’agit d’une vraie chaine de TV scientifique française 24/24. Avec pour objectif dès lors de faire comprendre, faire aimer, et éventuellement construire l’avenir.

La première question aborde la difficulté des journalistes à traiter des sujets scientifiques.

Pour JDR, les scientifiques doivent d’abord débattre dans la communauté scientifique. Publication vs publication. Dès lors que le débat sort dans la sphère politico-médiatique, il risque d’y avoir un biais.

JDR aborde la notion de complexité (approche systémique dans son ensemble, allant à l’encontre la méthode cartésienne) ; les problèmes sur le climat par exemple sont d’une énorme complexité. JDR rappelle la théorie du chaos : de petites impulsions peuvent déclencher de grands effets à long terme. A la Cité des Sciences, une roue à eau a été construite. Quand les godets se remplissent, si la roue tourne trop vite, les autres godets se remplissent moins vite. Quand le godet remonte, il est trop lourd, et il inverse le sens. Même l’ordinateur le plus puissant ne peut anticiper combien de tours la roue va faire avant de s’arrêter. La logique est la même sur tous ces sujets : il faut tenter d’aborder un problème dans son ensemble.

Dès lors comment anticiper ce qui va se passer ?

JDR se considère comme un guetteur, une vigie.

La prospective moderne, c’est l’étude de la convergence des domaines. Biologie, informatique, nanotechnolgie et environnement sont les 4 domaines de prédilection de JDR. Informé par une multitude d’informateurs, abonné à de multiples journaux, JDR croise les data en permanence.

Il n’extrapole pas des linéaires mais essaie de voir les accélérations et les inhibitions. Il faut savoir mémoriser les informations pertinentes, mais aussi tester. Ecrire un livre pour JDR, c’est se confronter à soi et aux autres, ce qui permet d’affiner des convictions. Il teste ainsi la véracité de ses approches.

JDR nous fait sourire quand il déclare que par l’âge, il existe une forme de validation des “autres” qui accordent donc une certaine considération à ses propos.

Pour JDR, L’information sans l’émotion, ça ne marche pas. L’information et l’émotion, c’est un fluide. Le sport l’aide d’ailleurs beaucoup (surf) afin de mettre les idées en ébullition.

Mais qu’en est-il du décalage entre les médias et la réalité du monde ? Quelle est la hiérarchie par exemple entre les newsletters et les emails de ta famille qu’on reçoit ?
-La première source d’infos reste les news
- Puis viennent des informations plus sélectives :
- information d’initiés : des super informateurs qui vont réagir par rapport à de l’info à valeur super ajoutée que JDR leur apporte

- information émotionnelle : beaucoup d’infos qui viennent de l’actu sportive. Sur le déterminisme et la liberté, l’inspiration de JDR est apparue notamment en discutant avec des surfeurs. Sur une vague, JDR va évoluer librement le temps de la vague. Puis après repartir.

Je posais la question de savoir comment rendre l’information émotionnelle, cette quête de l’émotion pouvant être un biais ou le monopole de l’industrie du divertissement.

Pour JDR, aujourd’hui tous les bons articles passent par de l’émotion. Par exemple, la télévision est devenue la télémotion : il s’agit d’émouvoir. Les tremblements de terre, les incendies de forêt, les manifestations. L’art du journaliste, c’est de donner de la raison dans l’émotion. C’est faire réfléchir profondément sur une information.

L’environnement émotionnel permet de faire passer nombre de messages. En clair : transformer de l’information froid en information … plus chaude.

JDR rebondit : l’émotion est parfois déjà là. La Fontaine disait que “L’homme est de glace aux vérités ; il est de feu pour les mensonges”.

McLuhan disait quant à lui  “good news is no news“. Sur le point biologique : nous sommes tous condamnés à mort. tout ce qui concerne la disparition, l’horreur, le drame, fascine immédiatement car il s’agit d’une question de survie. Un chien blessé attire ses pairs. On a un réflexe biologique, darwinien. Sur l’autoroute, quand il y a un accident, on voit une forme de mimétisme. La curiosité malsaine est ancrée dans cet instinct de survie.
Les bonnes nouvelles sont rares.
Il y a une dissymétrie dans ces news émotionnelles.

Une intervention d’écolo info parait alors pertinente : “les journalistes nous appellent souvent pour obtenir une position extrême”.

Sur AgoraVox, JDR rappelle qu’il y a une majorité de commentaires négatifs. Néanmoins, des liens sont amenés par les commentateurs, donc une forme de débat nait.

Se pose alors la question de savoir s’il n’y aurait-il pas un ras le bol par rapport à ce partage d’infos

Pour JDR, on y est déjà, il y a sur-information, trop d’emails, trop d’articles à lire. Une overdose de surbranché. Il faut se débrancher, militer pour un “éloge de la lenteur”.

JDR annonce que “L’éternité est dans la densité de l’instant”.
- Les réseaux sociaux ne vont pas disparaitre, on est dans une logique de la complémentarité (et … et… plutôt que ou…ou…)
- à propos de la société de la connaissance. On est encore dans une société de l’hyper matériel : on recherche toujours plus d’objets, plus d’argent, plus de bonus. Dans la théorie des jeux, une grande différence entre l’énergie et l’information. Si je donne un bidon d’essence, je le perds; si je donne une information, je ne la perds pas.
La création : la chose la plus importante.
L’apât du gain est remplacé par la notoriété et la compétence : pour donner du sens à votre vie, être un “bon blogueur”, on est désormais rémunéré par une forme de gain en réputation.

Mais les hommes ne veulent-ils pas en fait changer ?

En France, et dans les pays latins : nous sommes dans des systèmes pyramidaux
- se greffe progressivement une montée en puissance démocratique, et maintenant grâce aux réseaux sociaux, on sent monter une nouvelle pression démocratique. Petit à petit, cela aboutit à être un contre pouvoir, et dans certains cas influencent les hommes politiques.
- un élitisme qui se méfie d’une montée participative
- sur Agoravox : il y a la presse officielle, et nous. Comme l’a montré Le Monde, c’est la presse qui reste encore la référence pour les gens;

Un mot pour conclure ?

Notre génération a compris le pouvoir du dire et donc du faire

Qu’en garder de mon point de vue ?

  • un nécessaire besoin de devenir un junkie de tous les environnements qui nous entourent : sélectionner, trier, transformer en valeur deviennent des fonctions critiques
  • dans notre modernité liquide, la “réputation” est donc la nouvelle monnaie. Fini le dollar et l’euro ?
  • je suis 100 % d’accord avec l’idée qu’il faille faire comprendre d’abord, essayer de mobiliser ensuite. Le politique a trop tendance à oublier la phase pédagogique entre deux tours d’élection…
  • une vision très élitiste et très challengeante : je n’ai pas encore compris comment sans impulsion politique, sans vision curieusement “top to bottom”, on peut espérer faire circuler cet apprentissage des nouveaux moyens d’accès à l’information pour le plus grand nombre

Quoiqu’il en soit : courez à la Cité de la Réussite !

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Comment les mobiles (smartphones) changent les usages des médias sociaux ?

Citoyens !

Une infographie démontrant à nouveau à quel point l’influence digitale va être clé dans nos poches et dans nos vies.

On sait par exemple qu’en Grande Bretagne, 50 % du temps alloué à l’internet via mobile est dédié à Facebook. Des sniffeurs de socialisation, on vous le dit…

Une révolution est en route. Gare à ceux qui devront la subir…

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Dans les réseaux sociaux, les gens font presque autant confiance aux marques qu'aux consommateurs..

Citoyens !

C’est une statistique somme tout assez logique : selon eMarketer, quand les gens cherchent de l’information sur un réseau sociaux à propos d’une marque, ils font presque autant confiance aux consommateurs (38%) qu’à la marque elle-même (32%).

Est-ce une révolution ?

Je ne vais pas mentir aux clients : non, et re-non.

Le même type de statistiques sort à propos des résultats sur un moteur de recherche : les gens font confiance aux sites de marque.

Pourquoi donc ?

  • parce qu’une marque n’a plus intérêt à mentir ou à annoncer des propos éhontés
  • parce que les gens font confiance aux endroits où ils vont allouer leur argent, jusqu’au moment où ils se sentent trahis

Dans les réseaux sociaux, même principe donc : si je cherche de l’information sur un appareil ou sur un élément de la marque, je vais voir ce que dit la marque. Je pourrai ensuite comparer, mais on entre alors dans un autre type de recherche : celui de recueillir des témoignages concomitant, de l’information “chaude”.

A nuancer, même s’il s’agit d’une bonne nouvelle : la marque peut répondre en direct aux attentes des consommateurs là où ils sont.

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