Citoyens !
Des centaines d’articles tombent chaque jour, qui dénoncent l’incapacité chronique de certaines marques à comprendre certains enjeux du Social Media marketing ou du web en général.
Soit.
N’empêche qu’accuser les marques sert surtout à occulter un fait : elles sont peuplées de décisionnaires, d’êtres humains, de courroies de transmissions qui sont plus à blâmer que l’entité corporate ou que la simple étiquette. Un peu facile. Et un peu arrogant de déminer certains travaux de fond où des centaines d’employés essaient juste de bien faire leur job.
Intégrer le Social Media est un enjeu qui touche globalement toutes les fonctions de l’entreprise. Plus seulement le département marketing seul ou la direction communication (si tenté que les 2 se parlent). Ce qui démultiplient les interlocuteurs, ce qui rend gigantesque l’effort à fournir par le corps entier. Ce qui veut surtout dire qu’intégrer le Social Media est une processus au long cours, loin des politiques “coups de poing” ou de “grand soir” prodiguées par certains “experts” du social media français : on attend toujours qu’ils décrochent leur premier client (ça c’est dit).
Un long cours qui se doit de comprendre qui sont les nouveaux types de publics à engager :
- le web a permis des croisements affinitaires au-delà de simples données “communautaires” : quelle marque peut aujourd’hui prétendre parler aux 18-25 ans quand on voit la fragmentation des individus et leurs aspirations souvent bien contradictoires d’une niche à l’autre
- dès-lors, comment massivement vendre la même canette de soda à une audience très disparate ?
Curieusement, les entités qui intègrent le plus rapidement le Social Media marketing (et qui réussissent) sont les entreprises qui ont sans doute une culture d’entreprise exceptionnelle :
- des entreprises familiales, comme JM Bruneau, qui depuis des années met au cœur de sa stratégie les hommes, en essayant d’utiliser les leviers digitaux clés afin de nourrir la culture et l’esprit de corps (web tv et consorts)
- des petites entités comme Crème Brûlée Cart qui peuvent se permettre de nourrir un dialogue à portée de main entre ses membres, ses consommateurs
- des mastodontes comme Coca Cola qui ont depuis des décennies du fédérer en réseau des individus aux intérêts bien différents afin d’homogénéiser le discours de marque
- des marques média qui sont devenues des carrefours de réseaux plus que des carrefours de contenus brandés
Comme si à l’ère du storytelling ou du Conversation management system, on redécouvrait que le premier public de l’histoire de marque, ce sont les employés.
La bonne nouvelle, c’est que les best practice ont tendance à se propager à grande vitesse une fois les barrières à l’entrée passées :
- formation du personnel
- mise en place de critères de réussite
- transformation en valeur pour l’entreprise
Comme quoi, comme le rappelle Gregory, tout est affaire de cambouis (et de main dedans).








C KI CITIZEN L. ?
9 Comments
globalement d’accord avec toi. Je rajouterais que le terme Social Media Marketing est reducteur, car il semble se cantonner dans le département marketing. Or, le Social Media doit agir en tout point de la relation client, donc support, logistique, marketing produit, marketing etc… en sachant que très souvent, l’élément le plus flagrant de réussite de social media et d’amélioration du service client se situe au niveau du support.
Je te rejoins sur l’analyse et sur le fait que cela prend forcément du temps. Bel article
Je requiers toutefois une explication concernant (sivouplé):
- des marques média qui sont devenues des carrefours de réseaux plus que des carrefours de contenus brandés
J’avoue ne pas bien comprendre la notion de “carrefour de réseaux” et si tu as des exemples auxquels tu penses, cela me permettra sûrement de mieux comprendre
@Pierre bien d’accord, compliqué de trouver une terminologie pertinente
@Olivier :
- Starbucks : le contenu n’est que l’activité support, ce qui compte c’est que les présences digitales sont des carrefours de rencontre entre gens afin de tchatcher d’abord, interagir avec la marque ensuite
Laurent> ok c’est désormais lpus clair. Je pensais que tu parlais des médias (traditionnels ou pas) qui joue le rôle de marque et à ce sujet, je trouve que ça pêche aussi…
Du cambouis OUI, mais faut aussi être un bon mécanicien… patient.
i like this article (and your blog template)!
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C’est la raison pour laquelle les écoles de communication intègrent désormais des cours de communication de crise, où l’on apprend… Qu’il vaut mieux prévenir que guérir, c’est à dire tout faire pour empêcher qu’une crise éclate, tout faire pour éviter que des informations peu flatteuses sur l’entreprise filtrent et soit exposées au grand public.