The Great Schlep from The Great Schlep on Vimeo.
Sarah Silverman nous explique pourquoi les Juifs de Floride doivent voter Obama.
Citizen Generated Content ?
Merci à T. pour la découverte
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Sarah Silverman nous explique pourquoi les Juifs de Floride doivent voter Obama.
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Le web détecte parfois des homonyme de talent. Ce qui dans mon cas arrive plutôt souvent, étant doté au final d’environ 4 prénoms et demi. Si Edvige m’écoute, sache que tu devras au moins faire 5 entrées différentes dans ta base. Pardon c’était démago. Je sors.
Tout ça pour dire que depuis Beijing, un escrimeur phénoménal a ramené une médaille d’argent au fleuret individuel des Jeux Paralympiques. Et il s’appelle Laurent François. Une manière pour moi de vous inviter à suivre l’actualité de ces sportifs ici. Une touche encore fraiche qui change des univers un peu trop dépassionnés des sports de haut niveau “traditionnels”.
Citoyens !
Aujourd’hui, ce n’est pas du 11 septembre dont je vais parler, mais d’une chanson, Buzzer, de Dar Williams, trouvé sur ce blog anonyme.
Une jolie chanson à l’image de notre modernité liquide : instable, diffuse, qui se cogne et qui rebondit. Le buzz en liberté, chanté.
“Sitting with the number eight platter at the restaurant,
Four twenty-nine for almost anything I want,
Add it up, it’s cheaper than the stuff I make myself,
I get by, I never needed anybody’s help,
And I tore out an ad and they told me that I
Would press the buzzer, would press the buzzer,
At the graduate lab, they were doing some tests,
I pressed the buzzer, I pressed the buzzer.Ride the circle off the highway,
Spiral into the driveway,
In the maze of old prefabs
They’ll be waiting at the lab.I don’t know how everybody makes it through the daily drill,
Paint the nails, walk a dog, pay every bill,
I’m feeling sorry for the guy that I press to shock,
He gets the answers wrong, I have to up the watts.
And he begged me to stop, but they told me to go,
I press the buzzer, I press the buzzer,
So get out of my head, just give me my line.
I press the buzzer, I press the buzzer.Ride the circle off the highway,
Spiral into the driveway,
In the maze of old prefabs
They’ll be waiting at the lab.They called me back to the lab to discuss the test,
I put my earrings on, found my heels, wore a dress.
Right away I knew, it was like I’d failed a quiz
The man said, “Do you know what a fascist is?”
I said, “Yeah, it’s when you do things you’re not proud of,
But you’re scraping by, taking orders from above.”
I get it now, I’m the face, I’m the cause of war
We don’t have to blame white-coated men anymore.When I knew it was wrong, I played it just like a game,
I pressed the buzzer, I pressed the buzzer,
Here’s your seventy bucks, now everything’s changed,
I press the buzzer, I press the buzzer,
But tell me where are your stocks, would you do this again?
I press the buzzer.
And tell me who made your clothes, was it children or men?
I press the buzzer.Ride the circle off the highway,
Spiral into the driveway,
In the maze of old prefabs
They’ll be waiting at the lab.”- Dar Williams, “Buzzer,” The Promised Land
Citoyens !
La logomachie, c’est un ensemble de mots creux, dans un argumentaire, ou encore un débat. C’est plein d’ellipses et de non-sens. Plein de cordiaux présupposés. C’en est rempli dans le PAF. C’est la moyenne de la moyenne. C’est donc médiocre, souvent.
Et puis en s’éveillant du discours routinier, on se prend à trouver de-ci, de-là, dans la conversation en ligne, quelques perles rares :
Alors le train-train informationnel, parce que mis en perspective, parce que détourné de son usage, ou plutôt utilisé à son plein sens, prend une valeur narrative autre, perspicace, espiègle.
On avance encore un peu dans les méandres de la toile, on tombe sur un cri dans une rue presqu’imaginaire :
“I’m Jim Morrisson, I’m dead [réaumursébastopol]
ouais mais en fait non, pas celui des portes, c’est un écossais. oui je n’ai pas lu en entier. je m’en fiche un peu en fait. pourquoi ya t’il une sorte de musique celico-bretono-irlando-scottishette au début du CD que tu m’as offert, heiiiin? pourquoiiiii? mais après ça s’arrête. donc hein, hein, hein, tant que ça ne dure pas plus d’une minute, ça me convient. en revanche, salsa, rumba, flamenco et lamentations en espagnol sur une guitare dans un endroit qui pourrait être bien si ce n’était son côté HISPANISANT, cela est impossible plus d’une minute. bien. j’ai un bouton de fièvre apparemment. MANQUE DE SOMMEIL paraît-il.”
Plus loin, dans la fièvre du non-sens qui n’en est plus un, un rire comme un aphte tenace me maintient éveillé sur facebook :
Signez la pétition contre les ouvertures faciles qui ne marchent pas!
Votez pour votre ouverture de brique de jus de fruit préférée (circulaire, clapet, déchirage de carton…).
Et faites nous part des plats et marques par lesquelles vous vous êtes fait avoir!
La nuit continue, opaque mais rassurante : les gens parlent ! les gens savent penser ! les gens ne se contentent plus d’une moyenne de résultats “probables” !
La bouteille de sirop descend. Après tout je pourrais bien être ivre sans alcool. Non mais. Tiens, une Ptite Emi voudrait “appeler le passé” en participant à un concours photo :

Tout ça pour dire, citoyens, ce que pense Scobleizer du look des sites web participant à Demo ou Techcrunch, en comparaison à tous ces petits maillages d’histoires personnelles, c’est peanuts, nada.
En comparaison à tout cet onirisme, quotidien mais peu ordinaire. Etre comme eux, comme elles, comme Romy qui se dit que “s’il fallait, dans mon monde aux journées toujours trop courtes, lire en diagonale, un surligneur à la main” ne retenir que quelques unes de ces pierres précieuses, en citant Sistoeurs :
“Je crois à la force du langage pour combattre la violence et laisser place à des sentiments empreints d’humanité. Je crois à un féminisme de con-bat, non pas celui qui passerait par une consommation effrénée de mâles mais par un rapprochement avec la gent masculine afin de permettre à ce mouvement de se transmuer en une puissante force humaniste, et de s’élancer à l’assaut de toutes les inégalités. Et pour finir, je crois en celles qui m’ont élevée, pour qui « devenir femme » importe moins que d’être « quelqu’un de bien », ou au moins d’essayer…”
Il y a une force dans tous nos échanges. Une force immense, qui va au-delà d’une simple mécanique médiatique. Qui s’inscrit, en fait, dans une mécanique des histoires qu’on se raconte.
Sad Robot de Pornophonique – 2006
Un son en 8-bit, comme les bons vieux jeux vidéos sur GameBoy. En ces temps de rentrée, ça rappelle ce qu’on avait dans le sac-à-dos.
“(…) me steely skin is covered
by centuries of dust
once me was a great one
but now i’m dull and rust
an oily tear i’m crying
can you feel me pain
i’m the sad sad robot
it’s driving me insane
i can’t turn back time nor history
so me life became a misery
i have to face me destiny
that i’m all on me own
i’m a sad sad robot (…)”
Et l’album est en téléchargement gratuit sur l’excellent Muziko.
Citoyen ! Figure-toi que ça fait déjà plusieurs fois que je vois certaines enseignes et vitrines mystérieusement s’éteindre subitement dans Paris…
Capucine de Miscellanees nous livre quelques insights :
“Depuis juillet 2007, le Clan du néon, un groupuscule d’écolos urbains, déambule la nuit dans les rues de Paris pour débrancher les enseignes lumineuses des magasins. Ces actions militantes sont filmées et diffusées ensuite sur ce blog du collectif, ainsi que sur leur page Dailymotion. Histoire de convaincre les parisiens
un clip mode d’emploi explique même comment éteindre avec un minimum de casse ces néons restés allumés la nuit…”
La nébuleuse est assez large. Des artistes, des assoifés d’images. Vrai activisme ou naïve occupation de nuit ? Au moins le collectif nous pousse à réfléchir sur les questions d’énergie. Par contre s’acharner sur les Monoprix alors que ce groupe investit massivement dans le commerce équitable et le développement durable…pas sûr que ça serve cette cause !
C’est beau, une ville la nuit…