Posts tagged ‘blog’

June 29th, 2010

5 choses que les blogueurs peuvent apprendre des journalistes

by Laurent Francois

Citoyens !

En rebond à ce post surtweeté et qui prend les journalistes presque pour des truffes, voici 5 choses que les blogueurs peuvent apprendre des journalistes (soyons péremptoires, ça fait jaser :p ) :

  1. les journalistes, pour écrire leurs papiers, font des reportages (et oui ! ) ce qui signifie :
    - mener à bien des interviews
    - observer (ce qui se raconte, ce qui tombe comme dépêche, mais aussi pourquoi pas faire des planques…)
    - se documenter (aller à la bibliothèque, appeler le prof d’université qui est spécialisé dans tel ou tel domaine afin de connaître les 3 ou 4 livres de référence)
    - transformer l’immense matière absorbée en article clair, concis, formaté (même sur le web…)
    - mettre l’article dans une chaine historique du titre média (zoom, infographie, rappel des faits, chronologie, article d’un autre journaliste éclairant un sous-sujet de l’article)

    Autant de missions que le journaliste doit se cogner au quotidien (au risque sinon de se faire blackbouler par ses pairs, par les blogueurs, par la famille, par les gens dont il parle etc.). L’historicité, la mise en perspective, le sourcing seraient autant d’éléments que le “blogueur” devraient à un certain degré intégrer (range, donne, explique !) y compris dans les blogs cuisine (la recette de l’été 2008, c’était comment déjà ?). Seuls sans doute les blogs purement “personnels” sont exemptés (je t’ai dit que j’étais moi aussi péremptoire, c’est comme ça)

  2. les journalistes (en ligne) sont déjà des blogueurs (presque) comme tous les autres
    - c’est un élément que votre serviteur martèle à outrance en paraphrasant Benoit Raphaël et son tonitruant “Demain tous journalistes”, mais nous sommes déjà tous des “web-bloggers/blogueurs”. Par le simple fait de se “logger” à un CMS, le journaliste se met à web-logger.
    Ce qui a pour conséquence de prendre les mêmes habitudes qu’un blogueur non journaliste : vérifier les commentaires, faire des “edits”.
    Alors imaginez-vous les contraintes imposées par votre propre personne (le personal branding passe d’abord par se flageller quotidiennement), mais aussi par un SR, un rédacteur en chef, le type de l’acquisition. En clair, les journalistes en ligne sont malgré eux beaucoup plus au fait que nous, simples blogueurs
  3. les journalistes font partie d’une chaine de production conséquente
    - conf de rédaction, dispatch des sujets, mise en lien avec la prod’ TV, SR, editing, courrier des lecteurs, rubricage, maquette, lien avec le chef de rubrique, prise de tête à la machine à café avec le directeur de la rédaction, lecture du courrier, réception des 10 000 communiqués de presse, point avec le stagiaire…
    - on s’est compris ou je répète qu’il est excessivement agréable de n’avoir que soi-même, et ses lecteurs à gérer ?
  4. les journalistes font du community management depuis le IIème siècle avant Jésus Christ
    - depuis Acta Diurna, l’espèce de gazette romaine, dont le slogan était “rend public et propage”, les citoyens n’ont eu de cesse de reprendre point par point les vues ou informations des “journalistes” et de faire savoir leur mécontentement. Si on considère que le community management moderne est né de la veille de crise, on peut légitimement se dire que réinventer la poudre est au mieux un argument de vente pour agence conseil, au pire une vaste blague (péremptoire, toujours !)
  5. les journalistes sont aimés des blogueurs
    - beaucoup, énormément même : en France, la majorité des liens sortants des blogs part…vers les médias dits traditionnels (ou plutôt les marques médias bien établies comme lemonde.fr ou lefigaro.fr )

La question n’est donc pas de savoir comment transformer les journalistes en blogueurs -ou l’inverse- mais de se demander comment allier nécessité de construire une marque média forte dans un nouveau cycle d’information

Je reprends en conclusion un argument de Maestro :

“La marque média de demain bénéficiera du contenu de sa production mais aussi de ses activités (conférences – tel Les Echos conférences, formations, événements, partenariats…) pour la mettre au service de business nouveaux et lucratifs sur mobile ou avec d’autres marques par exemple. La valeur de la marque média se monnaiera au delà même de son support central : racheter Le Monde est sans doute acheter une marque, pas une manne publicitaire pérenne. Peut-être même jusqu’à survivre à son journal ou magazine d’origine (voir l’ex masculin Max).”

En prenant un parallèle douteux, on devrait revoir nos classiques en se posant la question de la différence entre un café de marque de distributeur et un café de marque “connue” :

  • du design?
  • du service ?
  • de l’événement ?
  • de la qualité ?
  • de la diversité ?
  • de l’amour ?
  • de la fiabilité ?
  • ….

Affaire à suivre.

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February 18th, 2010

Le vrai influenceur dans un environnement digital-reel : la pertinence

by Laurent Francois

Citoyens !

L’ami David Armano livre une analyse extrêmement perspicace de ce que nous expérimentons dans les médias sociaux.

En clair, le bad buzz autour de Google Buzz a permis de générer à grande échelle plusieurs enseignements forts :

  • trop de bruit rend abruti ; on a donc tendance à reculer d’un pas et à rebattre les cartes des sources en qui nous faisons confiance
  • nous sommes tous des médias en puissance ; il devient donc logique de faire un tout petit peu moins confiance aux pairs dans l’absolu (puisqu’ils sont d’abord des médias) et de rechercher de nouveaux carrefours, de nouveaux raccourcis d’influence
  • ce n’est donc pas la mort du média social, bien au contraire : c’est un retour à la proposition de valeur que moi en tant qu’individu je vais apporter aux autres qui devient clé
  • on se contrecarre de savoir si je suis blogueur, influenceur, twitter user : on va plutôt se demander si je suis intéressant. Point barre. Nous sommes tous des weblogueurs.

Il est donc fascinant de voir que notre nouvel environnement digital-réel (ou digi-réel) permet un foisonnement de nouvelles mécaniques d’influence. A voir si les influenceurs historiques (professeurs, experts, etc.) vont en profiter pour développer des médias sociaux de niche afin de reprendre la main sur leur réputation.

En vérité, ce n’est pas seulement une question ;)

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July 9th, 2009

#WebCream un petit projet social media auquel tu peux participer

by Laurent Francois

Citoyens !

Voici un petit projet que je lance de par le web social, en anglais afin de pouvoir se comprendre aux 4 coins de la planète :

You’re a blogger, a writer, a twitterer, an online citizen?

You have a story to share with the whole world that can illustrate the impact of social media/web on your daily life?

Do it now and use #WebCream to identify your post, and discover other citizens all over the world.

At the end, we could consolidate in a single book/document all your stories.

So do it now!

Alors voici mon premier.

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July 6th, 2009

Scott Rosenberg à propos du blogging

by Laurent Francois

Citoyens !

Scott Rosenberg nous livre quelques vues intéressantes sur le pourquoi du comment de bloguer. Notamment une idée fondamentale : le microblogging -Twitter- permet d’étendre nos arguments, de prolonger l’histoire des articles et d’accroître leurs poids. Et de rappeler les fondamentaux du blogging :

  • Raconter sa vie sur un mode extime
  • Lier, ajouter des références vers des espaces extérieurs

A propos des journalistes et des blogueurs, un extrait de son prochain livre  “Say Everything” :


“If you care about the fate of journalism and its role in democracy and culture, this second choice turns out to be the only satisfying option. And when you realize that, you also realize that the debate is over: you have just resolved it. In this controversy, as in most others today, to ignore bloggers is to miss the entire event. Whatever the drawbacks and limitations of blogging, it serves, today, as our culture’s indispensable public square. Rather than one tidy “unifying narrative,” it provides a noisy arena, open to everyone, for the collective working out of old conflicts and new ideas. As the profession of journalism tries to rescue itself from the wreckage of print and rethink its digital future, this is where its most knowledgeable practitioners and most creative students are doing their hardest thinking. “

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June 5th, 2009

Citizen L. sur Menstyle

by Laurent Francois

Une jolie initiative auquel Citizen L. participe : chaque jour pendant la belle saison, un blogueur écrit un article sur la Une de Menstyle (Condenast) sur le sujet qui l’intéresse (en ce qui me concerne, pourquoi Belgrade est plus hot que Londres).

Une façon de faire parler du portail masculin auprès de multiples points d’interactions…merci donc à Capucine et Joseph Ghosn pour la proposition !

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April 24th, 2009

Citizens'views #23 :"on ne rencontre toujours que des personnes qui nous ressemblent…" Caroline Vermalle

by Laurent Francois


Caroline Vermalle est l’auteur du roman L’Avant-Dernière Chance, Prix Nouveau Talent 2009 (Fondation Bouygues Télécom / Métro). Elle m’a contacté via Facebook et j’ai trouvé la démarche intéressante bien qu’un peu “agressive” a priori : aller directement à la rencontre de blogueurs-lecteurs pour faire parler de son roman. On forçait autrefois les portes de Gallimard, on ouvre aujourd’hui les comptes Facebook. Nouvelle époque ? En tout cas la plume est futée, et sensible.

  • Citoyenne ! Qui es-tu et que fais-tu online à nous ajouter comme “amis” sur Facebook ?

Je répands la bonne parole… celle de deux pépés qui font le Tour de France dans une Renault Scénic pour oublier qu’ils sont vieux – et qui rencontrent en route et contre toute attente la romance, l’optimisme et les SMS. Ce n’est pas aussi simple et aussi rose que ça, mais en gros, voilà l’histoire de mon bouquin L’Avant-Dernière Chance. http://tinyurl.com/c83sn9

Donc la vérité vraie, c’est que j’ai un livre à vous faire découvrir: L’Avant-Dernière Chance édité par Calmann-Lévy, qui a même reçu le prix Nouveau Talent 2009 (Fondation Bouygues Télécom / Métro).

  • tu lances un nouveau livre : qu’est-ce que ça va t’apporter de t’adresser directement à des blogueurs ?

Si on parle stratégie marketing, je n’en sais rien. L’idée n’est d’ailleurs pas de moi, mais d’experts en “stratégies conversationnelles” (agence Human To Human).
Depuis la parution du livre il y a un mois, 7 blogueurs ont écrit un billet sur moi; tous extrêmement flatteurs (j’en profite d’ailleurs pour leur dire MERCI!!). http://tinyurl.com/c3c7fc

Maintenant, est-ce que ces articles vont faire une différence au niveau des ventes du livre? A très court terme, a priori non: les statistiques de vente de la semaine suivant la parution des blogs ne montrent pas d’amélioration des ventes. Rendez-vous dans 6 mois pour un nouveau bilan…

Cepdendant, je peux vous dire que personnellement, les blogueurs m’ont apporté beaucoup! En tant que jeune auteur, je ne suis pas en mesure d’espérer voir des critiques de mon livre dans la presse. Donc lire la réaction des lecteurs par le biais des blogs, voir leur analyse et par dessus tout, leur enthousiasme, cela m’a apporté une confiance en moi qui me permet de continuer.

D’autre part, j’ai décidé de publier mon nouveau roman, Le Vent se Lève Tard, en-ligne, sur mon blog. Le fait de le proposer accessible à tous ne me rapporte rien à part le plaisir de le faire et la possibilité de recevoir des commentaires d’internautes. Donc venez, lisez et dites-moi ce que vous en pensez, c’est gratuit!!! ☺ http://tinyurl.com/dk7dka

  • tu as 140 caratères pour nous dire pourquoi l’acheter :

(Pour reprendre les mots d’une blogueuse):

“Il y a des romans qui font réfléchir, d’autres qui émeuvent, d’autres qui font rire et d’autres encore qui redonnent la joie de vivre: celui-ci fait les 4 à la fois !” http://tinyurl.com/cszww9

  • si tu pouvais réaliser un grand projet, une utopie, grâce aux médias sociaux, qu’est-ce que ce serait ?

… que tout le monde ait 6 milliards d’amis sur Facebook?

Sérieusement – et très égoïstement – j’aimerais pouvoir rencontrer des gens vraiment différents de moi et d’aller au coeur de le leur vie pour un instant. Pour un auteur, l’opportunité de connaître la vie d’un instituteur au Bénin, d’un clodo à Detroit, d’une danseuse au Lido (exemples tout à fait au hasard), de connaître ce qu’ils prennent au petit déjeuner, la relation qu’ils ont avec leurs parents, leurs fins de mois et leurs rêves secrets – c’est infiniment précieux! Bref, ça m’aiderait beaucoup pour créer mes personnages… A la place on invente, on passe des heures à lire, on se concentre très fort avec des bouts du puzzle pour recréer un ensemble qui court le risque d’être superficiel ou cliché… En fin de compte, que ce soit Facebook, ou Twitter, ou MySpace, etc. ces sites ne sont que le miroir de nos réseaux “réels”: on ne rencontre toujours que des personnes qui nous ressemblent… dommage.

Merci pour l’interview, à bientôt.
Caroline

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April 5th, 2009

Des relations publiques aux relations lecteurs. Le cas "Des apaches à Strasbourg, le sommet de l'OTAN embedded"

by Laurent Francois

Citoyens,

Nous avons eu la chance de pouvoir être “embedded” pour L’Express.fr à l’occasion du sommet de l’OTAN à Strasbourg.


@Laurent François, StaubProjekt

Remise en contexte :

Le sommet de l’OTAN se déroulait les 3 et 4 avril à Strasbourg. 3 journalistes (Gautier Demouveaux, Céline Moncel et Mathieu Galtier) ainsi que moi avions décidé de couvrir l’événement pour le Butterfly Collectif. Chacun a plus ou moins son domaine de compétences : presse écrite, photo, radio etc.
Eric Mettout nous propose de nous “embedder” sur la plateforme blogs de L’Express.fr pour tenir un carnet du sommet de l’OTAN, intitulé “des apaches à Strasbourg, le sommet de l’OTAN embedded à partir du 2 avril.

Qu’avons-nous appris ?

  1. 3000 journalistes étaient attendus à Strasbourg pour couvrir le sommet. Or au vu de nos rencontres, beaucoup de journalistes n’étaient là que pour couvrir l’information “officielle” de l’OTAN. Rencontres officielles, conférences de presse, photo des grands moments comme la traversée du pont de l’Europe etc. Avec une latitude aussi faible, je me demande si on peut encore appeler ça du journalisme : à mon sens, ce n’est que de la communication institutionnelle. Le blogging permettait de suivre les à-côtés avec une plus grande liberté, et de ton, mais aussi de “storyline”
  2. Twitter est l’arme absolue pour traiter en direct l’information chaude, surtout quand elle n’a pas lieu dans un centre de conférence. Ainsi nous avons pu lancer et nos impressions et faire des points réguliers des différents échauffourés que Strasbourg a pu connaître. Exemple avec l’affrontement du vendredi : nous avons une storyline différente de ce que nous avons pu lire ou voir dans les médias traditionnels, comme I-télé. Pour eux : la police arrête une manifestation de clowns en périphérie du centre de Strasbourg, les black blocks chauffés à bloc attaquent alors la police qui donc réplique et contient les émeutiers. Sauf que la vraie version est un tout petit peu différente : le village autogéré veut organiser une manifestation surprise à 17h. En parallèle, un cortège de clowns est arrêté effectivement en périphérie du centre. Mais surtout,  les forces de l’ordre averties sûrement depuis l’intérieur ont vent de la manifestation et veulent empêcher son départ. 15 camions partent, qui stationnent à 400 mètres du village. Des black blocks réagissent les premiers (environ 80) et se font recevoir par des lacrymogènes. Ensuite les affrontements commencent. On ne parla pas dans les autres médias des tentatives (vaines) de médiation des responsables du village, et même des clowns. La storyline est donc un tout petit peu diférente que la version “officielle”. Twitter nous a aidé à en parler
  3. Twitter permet la circulation d’informations rapides mais pourtant plutôt profondes; d’autres médias suivant le hashtag #nato ou #otan pouvaient compléter nos dires. Les photos tweetées permettent de donner de la chair aux messages
  4. Twitter n’est pas suivi QUE par des professionnels de l’information mais aussi par les différentes parties prenantes, se “pluggant” sur le fil de tweets pour nourrir leurs différents objectifs. Des citoyens (trop peu nombreux) ont aussi ajouté les seuls fils Twitter de DNA et le nôtre. Soit plusieurs centaines, mais pas de quoi casser des briques. Twitter nourrit donc la réflexion, la storyline, mais n’a pas vocation à être média de masse. Twitter n’est qu’affinitaire.
  5. Le blog permet une centralisation de contenus variés : son, images, vidéos. Peut-être “rough”, mais en tout cas suffisamment flexibles pour donner une vision à “360°” de l’info. Après tout, en communication, on dit qu’il faut trouver le meilleur média pour parler au public le plus pertinent. Pourquoi pas donc penser le journalisme non pas comme des relations publiques mais comme des “relations lecteurs” ?
  6. Le commentaire permet de reclarifier certaines positions annoncées dans les articles, d’entrer en relation avec le lecteur. Sur des questions d’opinion, là n’est pas franchement l’utilité pour un dialogue journalistes/lecteurs (sinon ça deviendrait le café du commerce et serait dévastateur en termes de temps). Sur des questions précises, sur des faits, par contre là oui, le commentaire complète l’info, avec les besoins du lecteur
  7. Le blog est peut-être plus tolérant sur les formats des productions. Néanmoins il est important d’être rigoureux avec la hiérarchie de l’information et la contextualisation : nos vidéos des affrontements auraient pu être jetées seules, mais alors la storyline évoquée en point 2 n’aurait pas pu être comprise
  8. Nous avons vécu une véritable guerre de l’information : le citoyen peut envoyer des images, les gendarmes peuvent ouvrir des comptes YouTube en direct. Nous nous devons alors en tant que journalistes d’ “exister” de façon régulière lors du traitement de l’information  d’abord pour amorcer une relation par notre présence avec les lecteurs, ensuite pour avoir un historique compréhensible au mwoment de la consolidation “à froid” de nos articles, enfin pour justifier nos propos
  9. Dans cette guerre du temps et de l’occupation d’espace (le web étant un espace) les rédactions en ligne peuvent alors aider le contenu et la hiérarchisation de l’information de façon plus “macro”. Un seul regret : ne pas avoir pu être en contact direct avec un coordinateur à Paris nous permettant de savoir où étaient les équipes classiques
  10. Au niveau matériel, on devient “hybride” : appareils photos pro, ordinateurs. Mais aussi blackberry, iphone, flipcam sont désormais des outils à intégrer dans nos vestes. Et idéalement avec une connexion directe à l’internet.
  11. DNA (Dernières Nouvelles d’Alsace), pourtant de la presse -oh!- régionale est allée très très loin dans ce traitement journalistique à 360°. D’abord parce qu’ils ont un pool de contacts locaux contre lequel il est difficile de lutter. Ensuite parce qu’ils ont su exister en ligne, ce qui a permis à de nombreux observateurs de re-twitter leurs infos (au même titre que les nôtres d’ailleurs) et ce en anglais et allemand
  12. L’utilité du blog n’est pas qu’éphémère, bien au contraire : la trace laissée permettra aux internautes, citoyens, observateurs, militantes, de se reconstruire une idée du sommet. Donc la storyline est bien une storyline de faits, mais sert à nourrir une storyline plus macro
  13. Le bouche-à-oreille est vital pour traiter un tel événement : Twitter nous a permis de focaliser certaines attentions, notamment au niveau de l’affrontement du vendredi après-midi. Le média social est donc un formidable intermédiaire entre des rumeurs “offline” et une construction “online”. Le coup de téléphone reste la clé en termes opérationnels pour le journaliste, par contre pour le lecteur, Twitter permettrait de donner un contrat de lecture plus transparent

Voilà quelques lumières…à vous de les enrichir, citoyens !

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