Posts tagged ‘blogueurs’

December 27th, 2010

5 influenceurs digitaux à suivre en 2011 qui vont faire la tendance

by Laurent Francois

Citoyens !

Le diable est dans les détails, aussi je vous livre 5 blogueurs et blogueuses à suivre en 2011 dans différents domaines. Pourquoi ce choix ? Parce qu’ils raffraichissent les idées, parce qu’ils sont peut être en avance d’une tendance, parce que je les ai découverts récemment et qu’ils m’éclairent :

  1. Charlotte de la Recessionista

    Son blog est tout jeune (juin 2010) mais impressionne par sa structure et sa capacité à fédérer des communautés grandissantes autour d’elle. Basée à Marseille, Charlotte correspond à ces “nouveaux êtres médiatiques hybrides“, un pied dans l’écosystème télévisuel (des chroniques mode sur MCM), un pied dans le nouveau média. Elle mélange les disciplines (photographie, lookbook) tout en laissant la part belle à une narration extime, mêlant pourtant promotion de ses propres actions et mise en avant des autres.
    Photographe autodidacte, spécialisée dans le streetstyle, j’ai crée ce blog en mars 2010 car c’est à ce moment-là que j’ai réalisé que je pouvais partager les bons plans des filles que je rencontrais au hasard des rues. Des filles comme vous et moi, qui n’ont pas les moyens de s’offrir des sacs à plus de 100 euros, des femmes qui galèrent pour partir en vacances et qui ne dépenseront pas leur budget mensuel en chaussures.Ces filles-là , je les appelle des ‘recessionistas’. Évidemment, le terme n’est pas de moi, mais il correspond tellement aux personnes que je rencontre que je me suis sentie obligée de l’utiliser !”
    De quoi donner quelques leçons de personal branding à mes camarades journalistes : ça se passe sur Planète Marseilles
  2. Louis-Morales Chanard du Pocket Zeitgeist, tout jeune planner, érudit touche-à-tout vous citant du sociologue obscur tout en vous parlant du dernier DJ émergent de l’autre côté de l’Atlantique. LMC fait partie de ces young gunners qui ont une folle envie d’idées et qui se trouvent insatisfait du climat de facilité ambiant. Son blog lui sert d’abord à structurer un projet, le sien. On a envie de vous dire : “plug in, baby”
  3. Le blog de Jacky du Club Dorothée : animateur désormais sur IDTF1, son blog est une mine d’or des coulisses du PAF, qui pourrait bien concurrencer -un jour- les infos du média-homme-marque JMM. A lire l’excellent billet sur Faustine Bollaert (qui parle de règlement de compte)
  4. Olivier Dussopt, le jeune député-maire d’Ardèche a en quelque sorte tout compris et mène une révolution dans la communication politique silencieuse. En mêlant actualités très locales, justification de sa politique, lisibilité du programme PS, il parvient à mener de front 2 objectifs : celui de maintenir ses ouailles fidèles et celui de se construire un destin national, peu importe ce qu’en pense les baronnies locales. Une attitude que devraient suivre les Benoit Hamon ou autre Laurent Wauquiez tant l’approche est un cas d’école : se donner à voir sans être la cible de toutes les vues, voilà bien un exercice périlleux que très peu de politiques réussissent à bien faire dans les médias sociaux
  5. Thien Nguyen est une -vieille- blogueuse mais une très jeune trendsetteuse ; loin d’elle l’envie de s’adonner à de quelconques classements, de toutes façons “on s’en moque”. Les télévisions l’appellent pour des sujets de niche, elle détecte les séries US qui vont marcher environ 6 mois en avance, connait les sources les plus influentes avant mêmes que je n’ai le temps de sortir de mon reader. Elle mélange les talents : DA, rédactionnelles, stratégiques, tout en cultivant une WTF attitude. Elle a été à l’initiative de Tout Ca Magazine (et vous n’avez pas fini d’en entendre parler) et a en 2 semaines affirmé que l’User Experience était plus importante que ma branloutte politique ; en 3 nuits et 3 thés, une nouvelle ergonomie de site était lancée ce qui s’est traduit par environ 3 fois plus de publics fidèles. Au passage, Thien est à l’origine environ 5 mois avant Dailymotion du concept de Live-Room ; si vous pensez que c’est du favoritisme, sachez que si tel était le cas, je l’aurais mis en 1.

Joyeux Noël à toutes et tous !

Rendez-vous sur Hellocoton !
June 29th, 2010

5 choses que les blogueurs peuvent apprendre des journalistes

by Laurent Francois

Citoyens !

En rebond à ce post surtweeté et qui prend les journalistes presque pour des truffes, voici 5 choses que les blogueurs peuvent apprendre des journalistes (soyons péremptoires, ça fait jaser :p ) :

  1. les journalistes, pour écrire leurs papiers, font des reportages (et oui ! ) ce qui signifie :
    - mener à bien des interviews
    - observer (ce qui se raconte, ce qui tombe comme dépêche, mais aussi pourquoi pas faire des planques…)
    - se documenter (aller à la bibliothèque, appeler le prof d’université qui est spécialisé dans tel ou tel domaine afin de connaître les 3 ou 4 livres de référence)
    - transformer l’immense matière absorbée en article clair, concis, formaté (même sur le web…)
    - mettre l’article dans une chaine historique du titre média (zoom, infographie, rappel des faits, chronologie, article d’un autre journaliste éclairant un sous-sujet de l’article)

    Autant de missions que le journaliste doit se cogner au quotidien (au risque sinon de se faire blackbouler par ses pairs, par les blogueurs, par la famille, par les gens dont il parle etc.). L’historicité, la mise en perspective, le sourcing seraient autant d’éléments que le “blogueur” devraient à un certain degré intégrer (range, donne, explique !) y compris dans les blogs cuisine (la recette de l’été 2008, c’était comment déjà ?). Seuls sans doute les blogs purement “personnels” sont exemptés (je t’ai dit que j’étais moi aussi péremptoire, c’est comme ça)

  2. les journalistes (en ligne) sont déjà des blogueurs (presque) comme tous les autres
    - c’est un élément que votre serviteur martèle à outrance en paraphrasant Benoit Raphaël et son tonitruant “Demain tous journalistes”, mais nous sommes déjà tous des “web-bloggers/blogueurs”. Par le simple fait de se “logger” à un CMS, le journaliste se met à web-logger.
    Ce qui a pour conséquence de prendre les mêmes habitudes qu’un blogueur non journaliste : vérifier les commentaires, faire des “edits”.
    Alors imaginez-vous les contraintes imposées par votre propre personne (le personal branding passe d’abord par se flageller quotidiennement), mais aussi par un SR, un rédacteur en chef, le type de l’acquisition. En clair, les journalistes en ligne sont malgré eux beaucoup plus au fait que nous, simples blogueurs
  3. les journalistes font partie d’une chaine de production conséquente
    - conf de rédaction, dispatch des sujets, mise en lien avec la prod’ TV, SR, editing, courrier des lecteurs, rubricage, maquette, lien avec le chef de rubrique, prise de tête à la machine à café avec le directeur de la rédaction, lecture du courrier, réception des 10 000 communiqués de presse, point avec le stagiaire…
    - on s’est compris ou je répète qu’il est excessivement agréable de n’avoir que soi-même, et ses lecteurs à gérer ?
  4. les journalistes font du community management depuis le IIème siècle avant Jésus Christ
    - depuis Acta Diurna, l’espèce de gazette romaine, dont le slogan était “rend public et propage”, les citoyens n’ont eu de cesse de reprendre point par point les vues ou informations des “journalistes” et de faire savoir leur mécontentement. Si on considère que le community management moderne est né de la veille de crise, on peut légitimement se dire que réinventer la poudre est au mieux un argument de vente pour agence conseil, au pire une vaste blague (péremptoire, toujours !)
  5. les journalistes sont aimés des blogueurs
    - beaucoup, énormément même : en France, la majorité des liens sortants des blogs part…vers les médias dits traditionnels (ou plutôt les marques médias bien établies comme lemonde.fr ou lefigaro.fr )

La question n’est donc pas de savoir comment transformer les journalistes en blogueurs -ou l’inverse- mais de se demander comment allier nécessité de construire une marque média forte dans un nouveau cycle d’information

Je reprends en conclusion un argument de Maestro :

“La marque média de demain bénéficiera du contenu de sa production mais aussi de ses activités (conférences – tel Les Echos conférences, formations, événements, partenariats…) pour la mettre au service de business nouveaux et lucratifs sur mobile ou avec d’autres marques par exemple. La valeur de la marque média se monnaiera au delà même de son support central : racheter Le Monde est sans doute acheter une marque, pas une manne publicitaire pérenne. Peut-être même jusqu’à survivre à son journal ou magazine d’origine (voir l’ex masculin Max).”

En prenant un parallèle douteux, on devrait revoir nos classiques en se posant la question de la différence entre un café de marque de distributeur et un café de marque “connue” :

  • du design?
  • du service ?
  • de l’événement ?
  • de la qualité ?
  • de la diversité ?
  • de l’amour ?
  • de la fiabilité ?
  • ….

Affaire à suivre.

Rendez-vous sur Hellocoton !
December 7th, 2009

Buzzomètre #3 : de la monétisation des blogs

by Laurent Francois

Buzzomètre #3 : La monétisation des blogs from mry on Vimeo.

Citoyens !

Je ne suis toujours pas (le serais-je un jour ?) pour les billets sponsorisés. La loi sur l’économie numérique précise que la mention que le billet doit être sponsorisé, certes. Le problème, quand vous générez 70 à 90 % de votre trafic depuis un moteur de recherche, c’est que vous baisez purement et simplement les gens qui donnent de l’attention à un sujet et qui tombent chez vous. Cela reviendrait à un commercial qui vous inviterait à un spectacle et vous dirait ensuite que c’était payant. Même sensation, même déception.

Le jour où Google mentionnera dans ses résultats qu’on risque de tomber sur un billet sponso si l’on clique sur un lien, OK on pourra en rediscuter. Tout le reste n’est qu’effet d’opportunité, un “trucage” dans un système.

Si l’on veut un blogueur pour son audience, sa plume, son talent : il suffit de construire un programme pour lui. Quand vous voulez le top of the pop d’un domaine, pour une conférence par exemple, vous le payez pour venir, pas pour qu’ils vous donnent une partie des murs de son université. Quand vous souhaitez sa plume, vous payez sa plume pour qu’il produise un contenu sur un média, tout comme n’importe quel chroniqueur.

Je le répète, tout le reste n’est que touche-pipi d’agences et de marketeux. Quant au syndicat des blogueurs qui “devraient être responsables”, quelle blague. Nous (internautes) sommes déjà quasi tous des weblogueurs. C’est une farce de dire qu’on peut se fédérer sur ce sujet. C’est simplement se défausser et nier un phénomène qui va bien au-delà du tuperoir on-demand.

(je viens de me faire encore plein d’amis sur ce post, je le sens. Et alors ?)

Rendez-vous sur Hellocoton !
November 28th, 2009

American Vintage : 50 looks de blogueurs à gagner

by Laurent Francois

Citoyens !

Une opération sympa par l’agence en3mots pour le compte d’American Vintage :

10 blogueurs ont passé une après-midi au concept store d’American Vintage de Neuilly pour composer différents looks. Du 24/11/09 au 9/12/09 les internautes peuvent gagner leur look préféré (parmi les 10 looks composés par les bloggers).
Pendant 15 jours, les blogs participants sont habillés aux couleurs de la marque American Vintage, ce qui donne une visibilité intéressante à l’opération.

A suivre !

Rendez-vous sur Hellocoton !
March 16th, 2009

Citizens'views #21 "Créer un hebdo d'information à partir de ce qui circule sur le net, avec ceux qui lisent ou produisent l'info sur le net" Jacques Rosselin

by Laurent Francois

Jacques Rosselin nous fait le plaisir de répondre brièvement à quelques questions. Retour sur l’hebdo Vendredi.

  • Citoyens ! Tu as 140 caractères pour nous dire qui tu es et ce que tu fais en ligne ?

Je dirige le journal Vendredi et je scanne le net pour y trouver des billets intéressants sur l’actualité.

  • Des mauvaises langues disent que Vendredi n’est lu que par les blogueurs présents à l’intérieur. Tu leur réponds quoi ?

Que ces mauvaises langues sont sûrement des blogueurs non présents à l’intérieur et qui ont quand même lu Vendredi.

  • C’est quoi la différence entre agréger des contenus pour Courrier International et le faire pour Vendredi ?

C’est plus compliqué de qualifier les sources, les auteurs des billets, de savoir qui parle.

  • Vendredi c’est quoi : du journalisme ? de l’édition ? de la communication ?

C’est un hebdomadaire d’information réalisé à partir d’une source riche et diverse. C’est du journalisme.

  • Travailler avec la Netscouade, c’est-à-dire intégrer une agence internet dans le traitement de l’info, est-ce là la révolution de Vendredi ?

La Netscouade a mis au point un outil de mesure du buzz sur le net, comme Ipsos ou CSA aurait pu le faire. Nous publions les résultats toutes les semaines, comme les hebdos classique le font avec leurs sondages.

  • Si tu pouvais réaliser une utopie, ou un grand projet, grâce aux médias sociaux, quel serait-il/elle ?

C’est ce que j’essaie de faire aujourd’hui. Créer un hebdo d’information à partir de ce qui circule sur le net, avec ceux qui lisent ou produisent l’info sur le net.

Rendez-vous sur Hellocoton !
February 2nd, 2009

"It's ok, I'm with the band". Les niches comme levier d'influence

by Laurent Francois


Citoyens !

Parfois, on a l’impression de voir toujours les mêmes “blogueurs-stars” invités par des marques et institutions, pour une large diversité de sujets…Mais pourquoi donc? Parce qu’il semble apparemment plus compliqué d’expliquer pourquoi l’objectif d’un programme d’influence n’est pas que de générer du trafic sur une page dédiée, mais de provoquer peut-être du bouche-à-oreille auprès des personnes les plus pertinentes.

eCairn partage sur la toile le fruit d’une étude prouvant statistiquement qu’on doit s’adresser auprès d’influenceurs digitaux (blogueurs et autres) qui sont dans les niches. Parce qu’ils sont naturellement liés à d’autres communautés qui leur font autrement plus confiance qu’à des individus certes connus mais trop loin d’eux.

Une réaffirmation donc : le blogueur de la rue est définitivement clé. INCROYABLE ! Les conclusion de l’étude :

“Well, if you’re a marketer(s) and you think you should target only about the top25 bloggers in a community and forget about all the others (I hear that a lot, most of the time not even for niche communities, and I’m not the only one), you may:

1. miss out on a big chunk of the ‘influence dynamic’ going on within a niche community.
2. go the difficult way: The top influencers receive lots of requests and you’re less likely to be noticed..
3. forget about the trust factor: Studies have shown that trust is higher with friends/people you know and B-Z bloggers may have a tighter trust relationship with their audience which is smaller.”

Plus d’infos à propos des communautés de niche et de l’influence :


Rendez-vous sur Hellocoton !