Posts tagged ‘facebook’

December 23rd, 2011

Une fatigue des médias sociaux ? Ou un effet d’hystérèse ?

by Laurent Francois

John Bell a réagi sur son blog, à l’argument de George Colony pendant Le Web qui a déclaré :

We believe social is running out of hours. Forrester believes we are reaching the limit of hours that people can give to social.

Peut-être une fatigue…mais surtout un effet d’hystérèse. Si on résume -à outrance- ce qu’on a vécu ces dernières années :

  • on a poussé les gens à entrer dans un écosystème étonnant, où le privé est devenu public, et où le public est perçu / vécu de façon très intense et très intime
  • on leur a dit que les relations sociales pouvaient naturellement devenir des monnaies sociales, rendant les classements type social scoring la norme. Il n’y a qu’à voir les raisons pour lesquelles on ajoute ou enlève un ami sur Facebook

Je pense que c’est un effet de vengeance: ce qu’on a obtenu en devenant plus “social” n’est pas si fou pour tout le monde. Donc parce qu’on a forcé les gens à “publiciser” leur intimité, je pense qu’on est en train de construire de nouvelles briques plus personnelles, moins franchissables, dans les clouds d’ici ou d’ailleurs.

Parle de social sans le peuple et tu obtiens une île vide. Pas même un underground : le vide.

 

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December 21st, 2011

Valeur perçue, valeur réelle de Facebook

by Laurent Francois

Marrant de voir la différence entre les discours marketing autour de Facebook :” époustouflant vecteur pour les marques”, “moteur de recommandation sociale” etc.

Et puis de voir les raisons qui font qu’on ajoute (ou pas) (ou plus) un “friend” : on l’aime bien, on pense l’aimer bien ou bien il pourrait bien nous servir.

Social Currency…

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October 10th, 2011

Le prix de la tribu : détruire la force des médias sociaux

by Laurent Francois

Citoyens !

Un écho sombre commence à se faire de plus en plus sentir : la fraicheur originelle sentie sur les médias sociaux pourrait bien se faire de plus en plus rare par notre propre faute.

Mark Schaefer en parle brillamment sur SMT depuis quelques jours : Twitter en tant qu’outil d’information serait en train de mourir, et ce à cause des tribus elles-mêmes.

En effet, les effets de groupes affinitaires, s’ils ont de nombreux avantages dans la vie réelle (solidarité, effets de réseaux donc possibilité business…), ont un énorme défaut sur le web social : ils n’ont tendance à ne se faire écho que d’eux mêmes.

Mark lève quelques effets pervers : les “auto RT” par exemple (que je pratique d’ailleurs) où la communauté d’alliés a tendance à ne propulser que les articles / posts émanents des référents. Auto RT qui servent à émerger dans un environnement hyper concurrentiel où un contenu à valeur ajoutée peut avoir du mal à émerger s’il n’est pas propulsé massivement…Une des joies aussi de Google qui à trop faire la part belle au live oublie les jolies archives…

Un effet d’enfermement où la communauté filtre à la fois à l’entrée les nouvelles forces vives (les “hashtags” entre-soi ne sont-ils pas rien d’autres qu’un habitus discriminant ?) ; qui résulte aussi sur un enfermement de sources extérieures (hors informations majeures qui transcendent les communautés d’intérêts, comme un tsunami ou une guerre…).

Natalie Rastoin et Camille François posaient un enjeu que je partage, concernant une hyper personnalisation et de facto hyper-tribalisation de l’information : “ce que j’ai envie d’entendre en tant que consommateur est-il toujours ce qu’il est nécessaire que j’entende en tant que citoyen ?”

Loin d’être sûr. Trois exemples aujourd’hui :

  1. la très mauvaise couverture de l’arrivée d’un Huffington Post in French aujourd’hui, où une communauté journalistico-médias a pollué ma timeline sans rien m’apprendre de plus les uns que les autres. Merci le off de nous renseigner différemment que le CFJ (ça, c’est fait :D ) et que Twitter
  2. l’application Facebook sur iPad, dont l’article sur Mashable a été retweeté environ 10 fois depuis que j’écris ces lignes
  3. aucune info sur les affaires Karachi ne sont parvenus sur ma timeline

Alors 2 idées, comme ça , en conclusion :

  1. faire un travail pertinent de remontée d’information s’assimile presque à de l’investigation, donc requiert du temps : ne vais-je pas abandonner les outils “mainstream” pour me plonger dans les déjeuners de networking afin d’avoir – enfin – accès à l’info que je cherche ?
  2. avec la massification des médias sociaux comme levier de l’industrie de l’entertainment (Twitter a compris que la télévision est son core-business aux Etats-Unis), ne vais-je pas me plonger dans les réseaux “underground” ou cachés ?

Vous en pensez quoi ?

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July 26th, 2011

La guerre des idéologies dans les médias sociaux : one best way contre learning by doing

by Laurent Francois

Citoyens !

Vous n’avez pas l’impression en lisant la littérature marketing ayant trait aux médias sociaux que l’écosystème se divise en deux clans ?

L’orthodoxie 2.0

D’un côté, les tenants d’une forme d’orthodoxie : il y aurait un “one best way“, des “meilleures pratiques” pour ouvrir une page Facebook ; pour animer une communauté; ou encore pour mettre en place une stratégie éditoriale. Ce “one best way“, emprunté au Taylorisme, donne l’illusion d’une rationalisation possible des techniques Social Media. Cette rationalisation se base sur des indicateurs de performance systémiques simples : accroitre le nombre fans / augmenter le trafic vers un espace / développer la fréquence d’écho d’un billet publié par une marque.

On les reconnait souvent par des titres en forme de conseil. En vrac : comment optimiser sa stratégie 2.0 sur Facebook ? Quels meilleurs outils pour écouter les conversations en ligne ? Comment animer une page Facebook ? Comment attirer l’attention sur une page Facebook ? Comment recruter de nouveaux followers sur Twitter ?

Ce qui me gêne dans ce type d’approche et que sous des airs de “services rendus”, c’est bien plutôt une vision cadenassée de la discipline du Social Marketing qui est professée. Les “études de cas” deviennent des sentiers à suivre impérativement. Les influences se limiteraient à un petit pool d’initiés, qu’il devient de plus en plus difficile de pénétrer. Surtout, on passe à côté du coeur du Social Media : les individus ; leur capacité à être irrationnel ; une théorie des organisations plutôt qu’une théorie d’une chaîne de montage.

L’orthodoxie 2.0 se nourrit de la pensée pauvre et engendre la pensée pauvre

Le problème est que cette orthodoxie 2.0 a des conséquences dommageables pour le marché, pour le marque et pour les individus eux-mêmes.

On constate d’abord une multitude de brief sans véritable objectif de communication : sans faire de name dropping, on voit se multiplier les notes ou “briefs” où l’objectif est par exemple une acquisition de nouveaux “fans” sur Facebook. Briefs qui au lieu d’être challengés (un fan so what ?)  se voit satisfait par une diversité d’experts, bureaux de community managers (sic/sick), perlimpinpins des temps modernes.

L’autre danger est une perte de prise de risque : une marque doit être “transparente”, “dans la conversation”, doit répondre à un consommateur en colère “en temps réel”, on doit faire attention au “personal branding” en remerciant les gens qui vous citent et en étant toujours dans le positif. 2 contre-exemples à ça :

  • les marques (compagnies ou individus) qui fonctionnent sont des marques “authentiques” aka qui osent aussi vous dire non ou même si vous ne servez à rien à aller voir ailleurs si elles y sont. Le principe du CRM (écarter les mauvais payeurs…) n’a pas de raison d’être différent à l’ère digital. Sauf hypocrisie notoire, bien sûr
  • des marques parfaitement absentes des médias sociaux continuent à performer sur les objectifs réels (vente / notoriété / prestige). Mon boulanger par exemple qui a encore embauché ce mois-ci. Ou bien boXoX.me qui se fait un malin plaisir à créer de la distance. Ou bien Seth Godin, pas présent sur twitter (oui oui, le parrain des marketers nord-américains n’est pas sur twitter et le vit super bien). Le vrai luxe vous dit-on

L’incertitude et le “learning by doing” sera notre (seul) salut

Le monde se divise bien en 2 castes : ceux qui vous disent devant un nouveau projet “je ne crois pas en ton modèle” (orthodoxes) et ceux qui vont vous demander l’objectif final et le moyen d’y arriver.

Chaque problématique client ayant un volet “Social” devrait être challengée en dehors des prêt-à-penser ordinaire. Une seule question compte : pourquoi communique-t-on ?

3 idées pour se rafraichir l’esprit devant un brief :

  1. trouver le moyen de ne pas inclure Facebook, Twitter ou YouTube dans la recommandation
  2. essayer de partir d’un “metrics” qui soit beaucoup plus orienté “chiffre d’affaires” ou “aide à la vente” : c’est l’impératif des directions marketing annonceurs pour les années à venir
  3. tenter de benchmarker la problématique client dans des univers qui ne lui sont pas propres. Pourquoi ? Parce que sur le web social, vous pouvez être en concurrence non pas avec vos homologues du même secteur mais avec des individus qui prescrivent un territoire. La culture est un bon exemple de territoire propre à l’ “hyphenated-marketing”. Nous y reviendrons.
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July 10th, 2010

Les adolescents, fatigués de Facebook ?

by Laurent Francois

Teens Study June 2010

Citoyens !

Une étude intéressante de Roiworld auprès de 600 ados de 13 à 17 ans tend à prouver un début de ras-le-bol de Facebook : 19% d’entre eux déclarent ne plus se connecter à leurs comptes :

  • leurs parents y sont
  • trop de personnes adultes
  • peur concernant leur sécurité et liberté

Surtout, en filigrane, on constate que la perte de cercles “privés” (ou tout du moins la volonté de Facebook d’en faire un environnement ouvert…pour les marketers…) commence à agacer les plus jeunes. Aussi, sans doute, parce que les jeunes n’ont peut-être pas tous envie de faire du personal branding, ou de devoir lutter dans un environnement adulte.

Retour aux tendances du monde réel dans la sphère digitale ? En tout cas, une forme d’auto-contrôle par les communautés impliquées une nouvelle fois démontrée…

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June 28th, 2010

The Social Network – David Fincher

by Laurent Francois

Citoyens !

En salle le 20 octobre, par le monumental David Fincher (Fight Club), le film événement qui retracera le lancement du pire des monstres Social Media, à savoir Facebook.
On espère qu’il y aura du sang, des petits meurtres entre amis et surtout des portraits des investisseurs, loin d’être des enfants de coeur.

Likons nous, mes frères.

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June 3rd, 2010

Levi’s Girl !Le connecteur, c’est toi, et puis toi et encore toi

by Laurent Francois

Citoyens !

Une idée qui commence à faire son chemin dans la plupart des marques “sociales” : ouvrir des jobs basés sur un certain talent, exprimé dans les univers digitaux.

Une façon simple d’aller recruter des fans naturels qui vont ensuite pouvoir jouer le rôle de connecteur sur le long terme sur Facebook.

Une manière aussi de répondre à un dilemme notoire s’agissant de l’animation d’une communauté. Qui doit parler ? La marque ? Le service marketing ? Le service com’ ? Un manager mais qui de fait aurait la main sur toute la communauté ?

Ou bien effectivement un visage temporaire, provenant de la base, sorte de super-fan à mandat limité.

A suivre

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