Posts tagged ‘insumer’

October 16th, 2009

"Internet, premier média sur l’influence et la confiance"

by Laurent Francois

Citoyens !

Aurore de Nurun m’a communiqué les résultats de leur “1ère édition du baromètre Nurun* intitulé “Influence des médias sur les décisions d’achat

L’étude repose sur un indicateur intéressant mixant :

1) La prise en compte de la réalité d’achat (achats avérés) et non l’intention d’achat
2) Les médias sont étudiés comme des médias composites (voir tableau n°2) auxquels s’ajoute la communication en point de vente
3) L’influence d’Internet sur l’achat de produits de grande consommation, peu étudiée en comparaison d’autres secteurs (voyage, produits technologiques…)

On évite donc l’un des biais des études, à savoir l’intention. Intention qui peut paraitre comme une hérésie à l’heure d’une économie de l’attention, mais c’est une autre histoire. Autre élément intéressant de cette étude:

Les questions portaient sur le souvenir d’avoir « vu, lu ou entendu » quelque chose sur différents médias – sites Internet de marques ou publicités sur Internet, comparateurs de prix sur Internet, forums, blogs et commentaires d’internautes, portails Internet, programmes de télévision, publicités à la télévision, programmes radio, publicité à la radio, articles, reportages ou dossiers dans la presse, publicités dans la presse, affiches publicitaires et publicités ou promotions en magasin – avant le dernier achat effectué dans les catégories de produits et services ci-dessous, et sur sa prise en compte lors de l’achat.”

Or ce qui est drôle, c’est que quand on demande autour de nous un conseil ou une “piste”, on se souvient de moins en moins du titre ou du support sur lequel on a capté l’information. Confusion ? Ou plutôt convergence des médias vers un souvenir “unique”.

Alors que retenir ? On savait déjà qu’internet allait être le média le plus consommé en Europe en 2010, que le bouche-à-oreille naturel est la source la plus crédible pour les consommateurs, et que toutes les générations étaient concernées à plus ou moins grande échelle. On savait aussi que le consommateur clique plus et plus longtemps avant de passer à l’achat.

Ce que nous apprend l’étude, c’est surtout que toutes les catégories de produit ne sont pas “influencées et influençables” de la même façon :

Surtout, il ne faut plus réfléchir par canal de communication, mais quasiment par histoire de marque. Ce qui compte, c’est l’interaction globale avec le citoyen-consommateur, plus que l’exposition sur un chemin ou un autre. Ce qui compte, c’est que l’histoire de marque apporte systématiquement une valeur, quelque soit l’endroit ou la déclinaison. La bonne nouvelle, c’est que le canal retourne aux canaux. Poètes, vos papiers !

Affaire à suivre !

Rendez-vous sur Hellocoton !
September 29th, 2009

Les LBS (location-based service) comme révolution des médias sociaux et de la consommation

by Laurent Francois


source: Mademoizelle.com

Citoyens !

Twitter va bientôt introduire un service présentant l’endroit depuis lequel l’utilisateur a tweeté son message. Des sites comme Aka-Aki sont déjà en passe de métamorphoser les rencontres humaines, introduisant une nouvelle dimension sociale quand l’utilisateur se promène. Un exemple d’application :

Un aspect marketing évident apparait dès-lors : le ciblage au bon moment du consommateur, une vraie révolution en termes de planning et de service délivré; ici on n’a plus à imaginer Marco et Marcia se déplacer lors d’une journée type, on n’a plus qu’à … les suivre via leurs téléphones portables. Cependant le ciblage ne signifie toujours pas un passage absolu à l’acte de consommation – et c’est tant mieux :

Location is not everything,” says Linner. “If you’re hanging out near Times Square, it doesn’t mean you want to eat there. But if we know that you like Spanish food, then we could suggest a place that’s on your route. The real value lies in providing better suggestions.” Some consumers will need incentives, such as free or subsidized phones or calling plans, in exchange for the intrusion of ads and other marketing messages.

Surtout, les LBS nous poussent à considérer que les médias sociaux sont de moins en moins des médias “internet” mais de plus en plus reliés à l’usage réel. A terme, certains influenceurs digitaux ne produiront non pas un blog, ou ne seront pas sur Twitter : ils seront influenceurs du fait de leur parcours social en journée.

On peut entrer dans le marketing fiction et dresser une première liste d’influenceurs atypiques qui pourraient prendre le lead d’ici quelques années :

  • le producteur de café au fin fond du Nicaragua qui serait relié à Starbucks et qui nous ferait vivre en direct sa journée
  • un serveur accrédité à travailler à l’Elysée qui nous ferait vivre “sa” rubrique people

En clair, si autrefois on clamait :

“je suis sûr qu’à un instant donné quelqu’un sur le web a déjà parlé de telle ou telle problématique – et je peux le trouver

Demain on dira :

“je suis sûr qu’à un instant donné quelque part das le monde quelqu’un vit dans telle ou telle problématique – et je peux le suivre

Les enjeux de liberté individuelle et de “privacy” sont aussi au coeur du sujet. En considérant cette liberté comme une forme de deal entre ce que nous apporte cette technologie, la proposition de valeur pour l’insumer, et ce qu’elle nous prend, on risque d’ailleurs de voir apparaitre des zones “LBS-free”. Un nouveau marché existera : le monde libre. Flippant non ?

Rendez-vous sur Hellocoton !
July 21st, 2009

L'effet Twitter ou la trace Twitter sur le film Brüno ?

by Laurent Francois

Citoyens !

Une tweet intéressante de Nicolas/Versac :

@versac Bientôt, tout s’expliquera enfin par “l’effet twitter”. Vivement cette époque… http://bit.ly/1fEMnZ


Et de citer Têtu parlant d’un effet supposé Twitter ayant déminé les résultats du film Brüno aux Etats-Unis :

“Certains spécialistes, comme le magazine Time, n’hésitent d’ailleurs pas à parler du premier film victime de «l’effet Twitter». Le vendredi de son lancement, il a récolté 30 millions de dollars, puis 40% en moins dès le samedi, et encore davantage le dimanche… Après que des milliers d’usagers de la mini-plateforme de blogging aient posté des critiques parfois très défavorables qui ont fait traînée de poudre.”

En fait, au-delà de l’outil de microblogging, c’est bien d’une certaine manière la consécration de l’inscription définitive du bouche-à-oreille comme élément d’aide à la décision pour le citoyen. En clair : le web social permet de garder une trace, de l’amplifier, d’entrer dans la rumeur et de pouvoir la challenger. Ceci afin d’effectuer un choix comme aller voir ce film, ou non.

L’effet Twitter serait donc un mélange assez subtile de symptôme : la conséquence du bouche-à-oreille, mais aussi de syndrome : le lieu de naissance de ce bouche-à-oreille.

L’un dans l’autre…L’insumer est aussi un carrefour à lui tout seul ?

A suivre donc !

Rendez-vous sur Hellocoton !
June 5th, 2009

Du consommateur à l'insumer

by Laurent Francois

Citoyens !

Une étude intéressante d’Enquiro  “maximizing online visibility” démontre pourquoi les moteurs de recherche sont de plus en plus le premier début de conversation pour les consommateurs :

“Because of the integral nature of search, especially at the earliest stages of the purchase process when prospects are discovering the landmark sites, search can be used to “map the path”. Once you know the vocabulary, do your own searches and see what landmark sites come up high in the rankings and offer a compelling “information patch” to the prospective buyer. These will tend to be sites where either information about a product category can be gained, or multiple vendor offerings can be reviewed, ideally with objective reviews or ratings. If these are the paths your prospects will be going down, you should find every possible opportunity to establish presence on them.”

Il importe donc d’écouter les conversations des gens, parce qu’ils utilisent vraisemblablement une sémantique différente de celle pensée dans un QG marketing.

Le point saillant est que l’on doit lier les intentions des consommateurs au contenu le plus pertinent pour lui. On peut donc désormais parler d’”insumer” qui livre à la fois des informations sur comment il perçoit telle ou telle problématique (insights), a une intention quand il recherche (intent) avant de faire son choix de consommation.

IN – SUMER

Rendez-vous sur Hellocoton !