Posts tagged ‘l’express’

January 24th, 2012

Pourquoi l’action d’Anonymous semble n’être qu’une histoire de fric

by Laurent Francois

Voilà voilà. Hier, à la suite d’une opinion du directeur de la rédaction de L’Express contre les “Anonymous“, le blog que je co-anime sur Styles (Le Boulevardier) s’est retrouvé momentanément hors service. Un dommage collatéral qui rappelle bien des dérives et qui surtout contribue à nourrir le manque de compréhension des revendications des “hacktivistes”. Merci les gars. Si vous pouviez faire le ménage chez vous, ce serait cool.

Anonymous voulut donc prendre le pouvoir

Comme le rappellent les brillantes plumes des Inrocks, “on attaque pas impunément les Anonymous“. Si je résume donc : l’avis d’un seul peut justifier le déchargement de calibres numériques sur l’ensemble de la marque pour laquelle il travaille. Alors même que ses journalistes, contributeurs, commentateurs, peuvent ou non adhérer à ses idées.Si je dis ne pas adhérer avec les idées du caïd dans la cour d’école, a-t-il donc le droit de me massacrer dans les toilettes ?

Merci les Inrocks, j’espère que vous arrivez au moins à draguer à Oberkampf avec des articles pareils.

Les Anonymous sont tombés hier dans un piège qu’ils ont eux-mêmes ouvert : celui de devenir un establishment à la place de l’establishment. Celui donc de mettre en oeuvre le “monde libre” vs “les autres”. A ta santé George W. Bush.

Mais je ne comprends rien : en attaquant LEXPRESS.fr, Anonymous défend-il la liberté d’expression ? Anonymous se rebiffe-t-il suite à l’affaire MegaUpload ? Anonymous sait-il où il va ?

Anonymous : le réseau a une existence propre qui lui donnerait le droit de se venger ?

Dans cet article  sur Reflets, on apprend alors que nous n’avons rien compris ! Mais oui ! Peu importe que le patron de MegaUpload Kim Schmitz soit une pourriture de plus ou simplement un bon opportuniste :

“Comme pour Wikileaks.org, la justice américaine a saisi les noms de domaine. Appelez ça comme vous voulez mais le fait est qu’en mettant la main sur les noms de domaines, la justice américaine CONDAMNE DE FAIT Megaupload… SANS JUGEMENT. Et pourquoi pas, comme un sénateur l’avait fait pour Julian Assange, appeler au meurtre de Kim Schmitz !”

Ca se tient effectivement 10s dans un scénario à la Matrix : une foule sensée représentée le “peuple” se venge contre un pouvoir tortionnaire, sur la base d’une méthode “illégale”. Sauf que le problème est qu’internet n’est pas un contenant. I repeat. Internet est un assemblage de câbles, de serveurs, de liaisons. Internet s’est étendu non pas pour le simple bonheur d’être tous ensemble reliés mais bien par la volonté du monde économique. Qui a accouché de quelques oligopoles qui contrôlent les câbles et les serveurs. Amazon, Google pour ne citer qu’eux. Ceux-là même qui ont mis en berne leurs logos pour lutter contre SOPA.Il est plutôt drôle, ce “peuple” dont se revendique Anonymous : signataires et adhérents de l’état libre Googlien. Ce “peuple” qui pour certains vit à Paris de levées de fonds, de sponsoring de la maison aux couleurs Orange, notamment.

Et voilà bien le problème : je pense qu’Anonymous n’est que le bras armé d’un nouveau monde économique, pas une association caritative.

Je ne vais pas citer de noms ici mais ne manquerait pas d’en discuter physiquement avec ses parties-prenantes : je trouve ça absolument crétin de mélanger la défense de Wikileaks et la défense de MegaUpload. Dans le cas de Wikileaks, ce qui a permis de créer une certaine adhésion POPULAIRE n’est pas une idéologie libertarian, mais bien un droit encore plus fondamental qu’une quelconque “réaction du réseau” : celui d’être informé. Pourquoi la défense de MegaUpload par Anonymous ne prend pas ? Parce que l’argument “droit d’être informé” est trop faible. Et parce que surtout Anonymous est tombé dans le jugement moral, bien loin du simple motto de base d’Anonymous sur la méthode. J’ose donc espérer qu’il ne s’agissait que d’une erreur.

  • Anonymous voulait absolument éviter d’être associé à des “ATTAQUES” mais bien communiquer sur la “DEFENSE DU RESEAU”. Christophe Barbier n’a pas débranché les serveurs. Il s’est donc fait attaquer, compromettant la base d’Anonymous
  • Anonymous voulait défendre la liberté d’expression : Anonymous a voulu mettre un bâillon sur une opinion dissonante
  • Anonymous voulait fédérer en regroupant toutes les bonnes volontés qui souhaitent défendre le réseau : Anonymous a bien décidé de se couper d’une partie de ses hacktivistes
  • Anoymous voulait pointer du doigt les menaces précises contre le réseau : il a coupé en majorité une partie du réseau de ceux-là même qui ont aidé à amplifier certaines de leurs actions

Je suis en colère car au final, toutes ces défenses/attaques ne ressemblent plus qu’à une simple histoire de fric. Le citoyen, lui, n’est qu’un “outil” à la solde d’influences en conflits. J’ai aussi l’impression que les jalons initiaux d’Anonymous se font dépasser par de nouveaux entrants irresponsables. S’il est un pouvoir à reprendre, c’est donc chez vous.

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March 9th, 2011

Etude sur les tendances de consommation de l’information des Français #Infolab

by Laurent Francois

Citoyens !

On n’en est pas peu fiers, de cette formidable étude qui nous a occupés depuis août dernier.

L’information : une notion dont tout le monde parle mais qui comporte une complexité extrême quand on essaie de coucher sur papier une définition exacte.

Repartir des fondamentaux : c’est quoi l’information ? Je ne vais pas vous révéler ici les résultats entiers de l’étude et les débats passionnants qui vont émerger sur la plate-forme Infolab tout au long de l’année. Vous devriez plutôt aller y faire un tour par là, sur Infolab.

Venant du marketing plutôt digital et de disciplines comme l’influence digitale, plusieurs acceptions me marquent dans cette étude. En vrac :

  • d’abord le seul consensus sur la définition de l’info : pour 90% des Français, l’information, ça sert à échanger avec l’autre. Monnaie sociale, élément constitutif d’un nouveau “soi” ?
  • la masse conséquente de Français déclarant être producteurs donc supra-actifs vis-à-vis de l’information. Peut-être une conséquence du nombre d’opportunités de prise de parole qu’on omet souvent (les gazettes des associations loi 1901 sont rarement monitorées : on devrait)
  • le besoin qu’on rappelle les faits avant toute chose dans les médias
  • la recherche de points de vue dissonnants pour se façonner ou renforcer son opinion
  • les comportements très proches quant à l’exigence vis-à-vis de l’information entre les “mobinautes” et les “lecteurs de presse magazine”
  • la notion d’ “info-telling” avec un cycle de vie de l’information qui comporte différents usages à différents moments de la journée
  • les complèmentarités entre web/autres supports. Et cette tendance qui va s’accélérer à savoir qu’on ne vas plus “aller sur internet” vu qu’on est TOUJOURS sur internet, dès-lors le web deviant un flux transversal à tous les autres supports, donc à tous les besoins sociaux qu’on attend des médias

Je ne vous en dirai pas plus. On s’appelle pour aller + loin.

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March 3rd, 2011

Teaser : #Infolab et expérience de privation de l’information…

by Laurent Francois


Citoyens ! une (énorme) étude sur laquelle nous bossâmes un bon 5 mois avec ma nouvelle team.

Vous en saurez plus mercredi, NA ! En attendant, vous pouvez en lire (un peu plus) sur le blog du marketing services…

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April 2nd, 2009

Des apaches à Strasbourg

by Laurent Francois

Une nouvelle aventure pendant 3 jours…et ça se passe ici sur L’Express :

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January 26th, 2009

Ogilvy ou l'influence digitale : du buzz à l'enjeu de société

by Laurent Francois

Citoyens !

Je vous avais déjà parlé de l’Odyssée de l’info menée avec mon agence (Ogilvy) il y a peu et à laquelle j’adhère totalement au-delà de ma position à l’intérieur de celle-ci. Je vous donne un extrait de notre premier bilan (même si d’autres étapes sont à venir) au niveau du rôle de l’influence digitale et de ce à quoi elle peut mener :

“bonne expérience pour notre pole influence digitale aussi : la capacité à mobiliser des citoyens de tout bord, à trouver une affinité conduisant à un projet commun, à sortir des simples logiques de “buzz”, associant trop souvent l’influence digitale à des problématiques “consumer” de lancement de produits. En somme, de fédérer autour d’un enjeu de société complexe, et d’en extraire des enseignements transformables en action afin de répondre à une demande latente, celle du nouveau traitement de l’information.”

Le reste est à lire sur le blog de l’agence, et c’est cosigné avec un ami/collègue venant du monde des RP “traditionnelles”. Je vous jure, ça fait du bien de mettre en perspective le digital space parfois et de s’appliquer à nous-mêmes la nécessaire conversation entre 2 pans d’une même chimère, l’Information.

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May 16th, 2008

Qobuz : du jazz, et du classique, en écoute "éditorialisée"

by Laurent Francois

Citoyen ! Hier soir j’ai rencontré lors de la soirée de lancement de SPECTRE au Frog & Library Mathieu Bouthors qui travaille notamment Lyramediagroup. Et notamment Qobuz.

Qobuz, c’est une plateforme d’écoute de musique plutôt “classique” et jazz, en collaboration avec L’Express et Classica. En clair, à la différence d’autres systèmes d’écoute, on a une vraie éditorialisation du contenu. Explication par Philippe Delaide :

“Le site propose également l’écoute comparée de certaines oeuvres (rubrique périodique de la revue Classica) sous forme de podcast audio. On revient en quelque sorte à “la tribune des critiques” mais enfin téléchargeable sur iPod !”

En somme, utiliser la qualité des spécialistes de musique pour faire entrer l’utilisateur vers une plus grande compréhension des œuvres…

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