Et bien un parfait contre-exemple vient de voir le jour par le biais de Florence Porcel qui cherche un contrat d’apprentissage en alternance de journalisme culturel.
Alors qu’est-ce qui est franchement innovant ?
Et bien qu’on a là justement non pas un étalage de lignes de CV, mais bien plutôt une illustration maline des compétences de la candidate sur un mode de narration original. L’idée n’est pas de répliquer de la donnée simplement explicite, brute, mais de faire entrer les spectateurs dans son histoire implicite, sur ce qui fait le lien entre les points A, B, et C de son parcours.
Florence nous raconte une histoire, sur un mode non pas intimiste mais extim-iste.
Et c’est là toute la différence avec les CV vidéos vus et sur-vus de ces derniers jours…
A day like today, en direct de l’appart’ pour le Exsonvaldes Blogs You Tour 2009 avec des amis et blogueurs-amis Greg, Jade, Cristian, Angie, SO‘, and of course Thien.
Une super initiative, pour faire parler du groupe en direct avec de nouveaux fans et communautés forcément déjà conquises (et même nos voisins ont adoré, notamment un qui a dit un truc en franglais qui ressemblait à “silennnnnnnnnnnnnnnnnnnce”, nom d’une soirée legendaire londonienne).*
A découvrir, redécouvrir, et re-redécouvrir encore !
Invité par Sarah, j’ai pu me rendre bien accompagné au vernissage de l’expostion TAG au Grand Palais. 28 ans après le Centre de Pompidou, c’est une nouvelle reconnaissance (ou institutionnalisation pour les anti) de cet art de rue.
Mise en contexte avec ces mots d’Alain-Dominique Gallizia :
“l’architecte est le premier artiste des rues, mais il n’est pas le seul. A coté de ses constructions, dont il signe les murs pour l’éternité, fleurissent désormais les nouveaux supports d’un art inscrit de manière sauvage et voué à la destruction. J’ai souhaité réparer cette injustice en offrant, par une simple toile, un espace durable à ces artistes.”
Une déclinaison de tags et graffitis autour du thème de l’amour, avec comme contrainte une toile de 60×180. Etonnant de voir dans ce palais de graph’ une telle structuration, un tel alignement presque dérangeant d’oeuvres de graffeurs. Les aspérités des murs sont lissés, le propos moins agressif, moins à vif que celui des rails et des murs éphémères. Intéressant de voir que l’exercice peut se cadrer, notamment pour ceux qui auraient pu en douter. Mais alors quid du subversif, du dirty, de ce qui tâche et reste en mémoire, comme ces errances Miss-Tic-iennes ?
Ce n’est pas l’enjeu de cette exposition là. Et d’ailleurs, faire une exposition subversive à base d’œuvres originales n’aurait été possible qu’en…photographie. Il s’agit ici de prouver, de faire entrer dans les techniques. Et qu’au-delà de l’impression de crachat dans le caniveau se cache en fait un talent, un savoir-faire, un apprentissage artistique pour percer et “influencer”.
Plus d’infos :
Plein tarif : 5 €
Tarif réduit (étudiants, demandeurs d’emploi) : 3 €
Gratuit pour les moins de 12 ans
Site internet : www.tagaugrandpalais.com
Le TAG au Grand Palais
Galerie Sud.Est Porte H
Av. Winston Churchill
Du 27 mars au 26 avril
Tamayo museo va droit au but avec cette campagne publicitaire qui peut sembler a priori un peu “trash”. Pourtant si on la compare avec le porno chic récemment utilisé par Diesel, il y a certainement plus de sens à user de ce stratagème pour le musée : l’art parle à nos émotions, à nos sens, l’art peut être brutal…et donc peut nous tirer le coeur du corps ! Alors pourquoi ne pas aller plus loin et apprécier cette publicité ? Gros débat en tout cas au Mexique sur le sujet…
Via
Advertising Agency: Draftfcb México
Creative Directors: Yuri Alvarado, Luis Pedro González
Art Director: Gustavo González
Copywriter: Ezra Mochón
Published: November 2008