Posts tagged ‘marketing digital’

December 20th, 2011

Fred & Farid, l’affaire des followers et mon envie de chocolat

by Laurent Francois

Il se passerait donc une énième affaire de badbuzz d’agences de communication avec Fred & Farid. La dernière démonstration en date chez le toujours très bon Cyroul sur comment acheter un indicateur de prétention d’influence; l’article est bien fait et éclaire au passage la façon dont il faut marcher sur des Klout quand on essaie de la mesurer (l’influence).

Mais n’étant pas moi non plus à mon premier agacement vs des agences, je me pose néanmoins la question suivante : si Fred & Farid n’a à ce point (je cite) “rien compris au digital“, comment se fait-il qu’une agence (aussi jeune) puisse gagner autant de compétitions (digitales) vs les autres agences ?

J’ai très envie de chocolat. Noir.

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November 17th, 2011

Une nouvelle approche du marketing : hyphenated-marketing

by Laurent Francois

Un projet de livre blanc a vu le jour il y a quelques mois en discutant avec les amis Stéphane, Andrea et quelques référents du marketing à l’ESCP Europe ainsi que chez les amis de Social Media Today. Il y a en effet une controverse évidente dans le marketing des médias sociaux, un gap,  entre des opportunités business prophétisées et le fait que les consommateurs, devenus plus puissants via le digital, souhaitent parallèlement de moins en moins abandonner leurs données personnelles et leur intinmité à des marchands.

TNS Digital confirme cette tendance en démontrant que les utilisateurs des réseaux sociaux ne sont pas si enclins à être ouvert à des relations avec les marques. Ce qui assez logique en soi : parler à une canette de soda n’est pas naturelle a priori.

Dans cette économie de l’attention, la compétition n’a jamais été aussi dure. Elle a lieu à la fois derrière les écrans mais surtout dans la rue : les boutiques implémentent progressivement des tactiques sociales. Les mash-ups ont d’abord lieu désormais avec des produits durs (ex : la collection Lanvin pour H&M).

Marc Menesguen, Managing Director of Strategic Marketing pour L’Oréal a récemment déclaré pour Cap Gemini that “The difference between the traditional model and the new one that is emerging, is a difference between positioning and movement.Today it’s not enough to think about brand positioning (…) the consumer
is even more central to our strategy. Whereas in the mass media model, typically centered on television, everyone received the same message, with digital media we can design much more targeted marketing”
.

La résilience, des groupes plus serrés et plus précis, affinitaires, une histoire dynamique plutôt qu’un positionnement statique, la fusion du off et du on…De nouvelles pratiques émergent qui induisent de repenser les postulats marketing. L’objectif n’est plus de faire entrer un consommateur dans un “funnel”. L’idée est désormais d’être suffisamment pertinent pour établir un lien faible, un trait d’union (hyphen en anglais) entre la marque et le consommateur.

Parce que le consommateur devient l’actionnaire réel de la réputation d’une entreprise, la faisant grossir ou la contrecarrant en live, il y a un besoin d’analyser et de développer des approches “hyphenated” du marketing.

C’est l’objectif de ce livre-blanc intitulé  “The H-Word: towards a new social marketing approach”.Ce n’est ni une doctrine ni une méthodologie complète. Il s’agit plus d’un appel à débat, à partage d’idée. Allez-y.

 

 

Hyphenated Marketing, A New Social Media Marketing Approach

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November 3rd, 2011

Le Brand Content : les différentes approches entre agences digitales, RP et média-publicitaires

by Laurent Francois

Trois exemples récents de campagnes dites de “brand content” ont mis en lumière des différences fondamentales entre agences médias & publicitaires, agences digitales “cross” et agences de PR.

  • Le brand content selon l’agence média & publicitaire :

Le concept : mettre à disposition un dispositif en affinité avec le produit de l’annonceur (un appareil photo) en mettant en scène une “bataille” entre 2 équipes de créatifs.

La mécanique : sponsoring d’une émission en télévision. Bannières afin d’inciter à voter en ligne. Achat d’espace en print

Les raisons d’y croire : affinité avec le produit. Achat massif qui “force” une exposition. Démonstration de la promesse produit.

Faiblesses : court-terme. Participatif de niveau zéro et demi. Imposition de la teneur du contenu. Rien de construit pour la suite. Légitimité discutable des 2 équipes.

  • Le brand content selon l’agence PR :

Le concept : inviter des passionnés à découvrir les fonctionnalités d’un appareil spécifique, en organisant une grand exposition participative on & offline

La mécanique : recrutement d’individus passionnés par la photographie. Mise à disposition d’appareils auprès de certains “top influenceurs”. Centralisation des contenus et animation sur les différents espaces d’interactions (fan pages/ boutiques / twitter)

Les raisons d’y croire : affinité avec le public visé. Valeur ajouté avec temps d’explication du produit et valorisation des participants. Entre-soi et orchestration du bouche-à-oreille

Faiblesses : après l’entre-soi, what else ?

  • Le brand content selon l’agence digitale “cross”

Le concept : jouer sur une double logique de prescription (endorsement par 3 talents reconnus de la photographie, digitaux et non digitaux) et de propulsion (bouche-à-oreille + achat d’espace + sponsoring émission)

La mécanique : mise en place de défis en ligne autour de la photographie, animés par les 3 talents. La promesse : les meilleurs seront ensuite sélectionnés pour participer à une master-class à la télévision, et pourront avoir une exposition en leurs noms

Les raisons d’y croire : affinité avec le public visé et phénomène de rayonnement médiatique. Propulsion massive assurée par relai TV. Qualité des contenus et pérénité. Animation et véritable influence digitale avec une masse critique d’utilisateurs.

Faiblesses : RAS.

 

Vous imaginez vers où bascule mon choix.

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October 24th, 2011

Quand la curation trouve un business model : le cas OpenSky

by Laurent Francois

Citoyens !

On a souvent comme argument à propos des Pearltrees ou autres outils de curation qu’il ne s’agit que d’un gigantesque bruit marketing sans véritable cash-flow associé à terme.

Une start-up vient pourtant mettre à mal les arguments des Cassandres ; et cette start-up, c’est OpenSky.

Le principe est simple : une fois connecté à la plateforme, des experts et / ou stars vous recommandent des produits ou services. Il ne s’agit pas simplement d’une célébrité qui prête son nom ; il s’agit d’une véritable valeur ajoutée qu’un curator en qui vous pouvez faire confiance ou que vous estimez vous apporte.

La curation est couplée à une série d’autres leviers extrêmement forts :

  • social currency & social gaming : vous gagnez des dollars de crédits à chaque fois qu’un ami rejoint la plateforme ; vous gagnez des crédits quand vous satisfaisez à certaines missions . On imagine les milliers d’idées en brand content que la plateforme propose nativement
  • couponing : les offres proposées par les curators sont en plus des “deals” avec réductions associées

Une nouvelle fois, le lien “pouvoir de prescription” (suivre une star, un “nom”, un talent) + “pouvoir de recommandation” (faire jouer les utilisateurs, les pousser à aller propulser un signal à leurs communautés) est excessivement fort. On notera l’influence grandissante du cas “Twitter” qui a compris que son modèle résidait dans l’entertainment

Une bonne nouvelle pour les entreprises qui évoluent autour de la curation : filtrer l’information et rendre manipulable le web n’ont jamais été aussi important.

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October 10th, 2011

Le prix de la tribu : détruire la force des médias sociaux

by Laurent Francois

Citoyens !

Un écho sombre commence à se faire de plus en plus sentir : la fraicheur originelle sentie sur les médias sociaux pourrait bien se faire de plus en plus rare par notre propre faute.

Mark Schaefer en parle brillamment sur SMT depuis quelques jours : Twitter en tant qu’outil d’information serait en train de mourir, et ce à cause des tribus elles-mêmes.

En effet, les effets de groupes affinitaires, s’ils ont de nombreux avantages dans la vie réelle (solidarité, effets de réseaux donc possibilité business…), ont un énorme défaut sur le web social : ils n’ont tendance à ne se faire écho que d’eux mêmes.

Mark lève quelques effets pervers : les “auto RT” par exemple (que je pratique d’ailleurs) où la communauté d’alliés a tendance à ne propulser que les articles / posts émanents des référents. Auto RT qui servent à émerger dans un environnement hyper concurrentiel où un contenu à valeur ajoutée peut avoir du mal à émerger s’il n’est pas propulsé massivement…Une des joies aussi de Google qui à trop faire la part belle au live oublie les jolies archives…

Un effet d’enfermement où la communauté filtre à la fois à l’entrée les nouvelles forces vives (les “hashtags” entre-soi ne sont-ils pas rien d’autres qu’un habitus discriminant ?) ; qui résulte aussi sur un enfermement de sources extérieures (hors informations majeures qui transcendent les communautés d’intérêts, comme un tsunami ou une guerre…).

Natalie Rastoin et Camille François posaient un enjeu que je partage, concernant une hyper personnalisation et de facto hyper-tribalisation de l’information : “ce que j’ai envie d’entendre en tant que consommateur est-il toujours ce qu’il est nécessaire que j’entende en tant que citoyen ?”

Loin d’être sûr. Trois exemples aujourd’hui :

  1. la très mauvaise couverture de l’arrivée d’un Huffington Post in French aujourd’hui, où une communauté journalistico-médias a pollué ma timeline sans rien m’apprendre de plus les uns que les autres. Merci le off de nous renseigner différemment que le CFJ (ça, c’est fait :D ) et que Twitter
  2. l’application Facebook sur iPad, dont l’article sur Mashable a été retweeté environ 10 fois depuis que j’écris ces lignes
  3. aucune info sur les affaires Karachi ne sont parvenus sur ma timeline

Alors 2 idées, comme ça , en conclusion :

  1. faire un travail pertinent de remontée d’information s’assimile presque à de l’investigation, donc requiert du temps : ne vais-je pas abandonner les outils “mainstream” pour me plonger dans les déjeuners de networking afin d’avoir – enfin – accès à l’info que je cherche ?
  2. avec la massification des médias sociaux comme levier de l’industrie de l’entertainment (Twitter a compris que la télévision est son core-business aux Etats-Unis), ne vais-je pas me plonger dans les réseaux “underground” ou cachés ?

Vous en pensez quoi ?

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September 19th, 2011

Pourquoi New-York a des années d’avance sur le Social Media Marketing

by Laurent Francois

Citoyens !

C’est un véritable choc que ces derniers jours passés à NYC. Un véritable choc et aussi une véritable claque. Alors qu’en France, on se demande encore quelle est la valeur d’un “like” sur Facebook, ou bien s’il est utile d’inviter une palanquée de blogueurs d’agences à des opérations où ils ne sont évidemment peu légitimes, la rue New-Yorkaise est profondément digalisée, digitalisante, connectée et connectante. La rue comme média social par excellence. Où l’on réfléchit aux meilleurs points de contact naturels plutôt qu’à réinventer une galaxie “Social Media” déconnectée du reste du marketing.

A New-York, points de vente et Social Media fusionnent :

La première chose qu’on voit sur la plupart des portes d’entrée est un QR code ; ou bien un appel à rejoindre un programme de fidélité digital. Les moments de consommation sont orchestrés : pour faire venir les clients le lundi en journée (une des pires journées), un push mail ou réseaux sociaux est poussé par la marque. Les promesses sont explicites : pour une implication du prospect correspond un reward direct (réduction) ou indirect (points).

A New-York, l’événementiel est intégré dans les présences physiques de la marque, pas en dehors

Ca peut paraître évident, mais à part peut-être Adidas à Paris qui héberge ses événements ou encore Lacoste, rares sont les marques qui décident de faire venir dans leurs murs ou dans les expressions de leurs murs leurs contacts, influenceurs ou clients lors de leurs événements. A titre de comparaison, Vitamin Water privatisait le théâtre du Renard à Paris alors qu’aux US, vous avez droit à une Fashion’s Night Out dans les boutiques directement.

A New-York, la géolocalisation vous permet vraiment d’étendre votre expérience utilisateur

Dans chaque restaurant de la ville, des commentaires (tips) sont donnés par des médias reconnus (mention spéciale au Wall Street Journal qui livre des conseils aiguisés), propageant leur force de prescription là où leurs lecteurs ou lecteurs potentiels sont. Les “specials” sont culturellement inscrits dans les mentalités US : vous avez droit à un goodies quand vous check-in-ez dans la comedy Mama Mia, ou bien à un shot spécial quand vous amenez plusieurs amis avant 23h dans un club.

A New-York, le vendeur du coin parle “Social”

Et oui : le vendeur de chaussures de la boutique Aldo vous ajoute sur Twitter, et pourtant il n’a pas eu droit à une formation Stratégies :p . C’est lui qui anime sa page locale, donc sa communauté réelle, y compris pour des grandes franchises comme EXPRESS, marque de vêtement pour hommes et femmes. Les choses sont tellement plus simples, à NYC.

A New-York, les vieux se pokent sur Facebook. (tout est dit)

Et surtout, à New-York, tous les vendeurs vous posent une première question  dans le monde réel : How are you doing?

 

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August 17th, 2011

5 marques de luxe et de beauté qui font progresser les programmes marketing avec les blogueurs

by Laurent Francois

Citoyens !

Fashionably Marketing, entité respectée du marketing du luxe, de la mode et de la beauté, a sorti 5 exemples de bonnes pratiques entre marques de luxe / beauté et blogueurs. Partant du principe que les dispositifs devaient être réinventés, au vu d’une certaine fatigue entre les équipes marketing et les blogueurs, voici la sélection de FM ainsi que les explications inspirantes

1. Coach

Coach a lancé une collection capsule l’année dernière avec 15 blogueurs. Les objets désignés ont trouvé un certain écho dans la presse et pour certains talents, des deals ont été signés avec d’autres distributeurs. Une façon d’utiliser la puissance de création de férus de tendances ; et pour la marque de se positionner comme tremplin plutôt que comme simple émetteur.

2. Club Monaco

La marque a développé un des programmes les plus complets.  D’abord “the Brown’s Blogger Series avec Shop 24” où des blogueuses UK reconnues donnaient des conseils de style par session dans les magasins Browns (Londres).Pour le lancement de son site de e-commerce Shopbop, la marque a invité une centaine d’influenceurs à un “Tweetup” générant de l’attention soutenue au moment du lancement. Afin de maintenir l’attention, la blogueuse Jennine Jacob tient un blog sur le denim,  affilié à la boutique. Club Monaco a aussi lancé sa plate-forme d’inspirations “Culture Club”, à travers un dispositif impliquant les blogueurs à produire une série de contenus photos. 1500 appareils additionnels étaient distribués aussi dans les rues de New York dans des quartiers choisis afin de générer du drive to naturel.

4.  DKNY

DKNY agit là aussi comme tremplin d’opportunités. Bagsnob a pu designer une série de sacs à mainsb ; chaque semaine, DKNY interviewe des blogueuses pour exprimer les tendances qui comptent. En réactif, la marque essaie de trouver des projets plus personnalisés en répondant aux propositions de séries d’influenceurs.

5. MAC Cosmetics

MAC, avait envoyé 9 blogueuses à Toronto pour aider à finaliser une ligne de cosmétiques, désormais disponibles depuis quelques jours.

 

En résumé :

  1. des expériences exclusives et à géométrie variables en fonction du public d’influenceurs visé: certains sont utilisés comme propulseurs, d’autres comme co-créateurs
  2. des expériences mêlant offline et online, où le “offline” sert à lancer du “online”
  3. une capacité à utiliser les passions et les talents : écriture et photographie, ainsi que la capacité à exprimer un avis. Nothing more
  4. des programmes qui s’étoffent entre approches réactives (mettre à disposition des solutions à des propositions de consommateurs avertis) et anticipés (un dispositif clairement défini depuis le début dans une approche stratégique annuelle)
  5. des programmes où les marques n’endorsent plus des influenceurs mais où ce sont les blogueuses elles mêmes qui jouent le rôle de “sponsors”

Comme on le voit, on en est encore à la préhistoire de ce que le marketing peut faire sur les relations entre influenceurs et marques. De jolies perspectives à venir. De quoi décomplexer nos dispositifs :)

 

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