Posts tagged ‘marque’

April 3rd, 2011

Storytelling de marque : l’intimité comme nouvelle frontière ?

by Laurent Francois

Citoyens !

On a vu depuis quelques mois une profusion de marques qui viennent de glisser leur socle de marque depuis un discours sur le bénéfice produit vers un discours “histoire”.

Les exemples sont nombreux, notamment auprès des marques grand public de sport:

  • Nike et son “better world
  • Puma et ses “after hours athletes
  • Nivea et son intéressante stratégie pour entrer dans l’intimité de nos histoires individuelles

Une pression sur les marques à façonner des “stories” accrue par le digital ; dans une économie de l’attention, une fois un coupon de réduction envoyée auprès d’une base cible, il va s’agir pour les directions marketing de parvenir à maintenir un lien, un intérêt pour l’individu à ne plus seulement être un prospect dans une base mais bien un “contact” activable en fonction des actualités produit. L’histoire, la story, serait cette formidable matrice qui permettrait aux marques d’agir sur l’intérêt ou non d’un public cible, en proie à des messages aspirationnels dans un quotidien régulé par un “voyage” digital ; dans ce voyage où l’on cherche à la fois de l’information mais où surtout on prolonge nos existences (on parle à nos êtres chers en continu sur les chats, on commande nos prochaines vacances en live, on BBM entre deux pauses clope…), les marques cherchent à maintenir un lien souple avec nous. Elles voudraient organiser nos vies de consommateur sur le mode des chapitres d’un livre ; on lâche rarement un bouquin en effet après avoir entamé un début d’histoire qu’on aime.

Pourtant, si le postulat marketing est en théorie simple, il est pourtant beaucoup plus compliqué – et osons le dire, déceptif à date – à orchestrer.

Le lecteur comme actionnaire du succès d’une histoire

Une histoire est un tissu de non-dits. C’est notamment Umberto Eco qui en 1979 développait cette idée dans Lector in Fabula. En clair : pour qu’une histoire fonctionne, le lecteur doit avoir pénétré un univers (proche d’une encyclopédie, qui lui permet de naviguer dans le contexte établi) et se sentir quasi investi d’une mission : “générer un texte signifie mettre en oeuvre une stratégie dont font partie les prévisions des mouvements de l’autre – comme dans toute stratégie“. Le mécanisme interprétatif et autonome sont donc intrinsèques à la story mise en oeuvre; on comprend mieux les phénomènes d’attachement par exemple à des personnages de série (Barney de HIMYM est finalement un modèle de “super pote” dans lequel on arrive à anticiper ses actions futures, alors même que le personnage n’existe pas en tant que tel ! ). Le digital pousse cet argument un cran plus loin : le lecteur est actionnaire de la réputation de l’histoire à laquelle il va être exposé. Va-t-il être ambassadeur et propulser l’univers ailleurs, à la manière des colporteurs d’encyclopédie universelle ? La story prendra alors une immense valeur.

N’empêche que dans les dernières campagnes ou socles de communication proposés, la story laisse à désirer sur ce pan. Nike dit : “j’ai une story” mais n’arrive finalement à démontrer en rien la véracité de son oeuvre : on n’a toujours pas d’interactivité avec l’histoire proposée, on n’a toujours pas de territoire de non-dits (les références historiques ne sont pas des non-dits) et on ne sait pas quoi faire pour enrichir la réputation de Nike (ou alors à considérer que tweeter le lien YouTube vers une pub est suffisant). On est sur un postulat publicitaire statique. Rien de plus.

Le lecteur, acteur intimiste d’une oeuvre publique : le marketing de l’extime comme nouvelle frontière ?

Quand on lit une nouvelle, un récit, on est forcément tout seul, même accompagné. Ce qui maintient l’intérêt de demander à l’autre ce qu’il a pensé d’un film ou d’une pièce, même assis à côté. Nous percevons par notre logiciel intime notre perception à la story.

Des marques osent donc aller encore plus loin en proposant d’adresser directement notre intime en donnant naissance en étape 2 à un lieu public pour exprimer notre ressenti. L’exemple de Nivea aux Etats-Unis est édifiant, avec son opération “Cupid’s Challenge“, présentée comme rubrique au même titre que des bons de réduction pour les produits dans les différents espaces sociaux de la marque.

L’exemple pourrait faire sourire a priori. Mais Nivea a bien lancé depuis de nombreux mois désormais une plateforme “Kiss” avec l’aide de 2 stars de la TV US, Nick Lachey & Vanessa Minnillo. Un des objectifs : donner du coaching amoureux aux consommateurs (donc dicter ce qui est bien ou mal) ; viraliser l’amour des gens entre eux; faire la promotion des produits de massage Nivea, sensés permettre un regain de libido pour les couples.

Une mécanique rusée qui démontre néanmoins ses limites : certes on publicise la vie privée de couples stars d’un jour. Mais une fois jetés en pâture, on se rappelle alors crument qu’un savon, c’est d’abord fait pour se laver. Et que le chapitre 2 du Cupid’s Challenge est vide comme un scénario de Real TV. Justement parce qu’il n’est pas real.

Le consommateur, en demande d’une hiérarchie de valeurs

Alors entre ces marques qui ne parlent que d’elles et ces marques qui ne veulent parler que de nos moi-intimes, n’y a-t-il pas un rééquilibrage pertinent à envisager ? Peut-être à reprendre un des principes des jolies histoires, comme le rappelle le New Scientist: il ne s’agit pas de pénétrer nos émotions pour les manipuler mais bien de comprendre nos valeurs et nos aspirations afin de nous proposer une aération, un échappatoire, un moment significatif. Il y a 20 ans, Snickers du groupe Mars décidait par exemple d’ouvrir des terrains de sport dans des cités défavorisées. Une façon d’apporter un chapitre d’une story de marque où il s’agissait de comprendre un besoin d’un public de consommateurs mais surtout de gens qui voulaient bouger le week-end avec une volonté pour certains de se faire détecter par des grands clubs. C’était il y a déjà 20 ans.

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March 11th, 2011

La guerre des marques pour être “information maker”

by Laurent Francois

Citoyens !

Des parallèles intéressants sont à mettre en lumière entre ce que vivent les médias et ce que veulent vivre les marques. La peur de se faire déposséder de son utilité en tant qu’information-maker, à savoir émetteur des courants qui vont faire sens auprès d’un groupe d’individus, semble traverser les esprits des décideurs de notre monde.

Pourtant, on pourrait se demander si l’on ne s’est pas trompés de débat depuis le début des 30 Glorieuses. A savoir qu’une situation d’oligopoles statiques pourrait être une situation absolument anormale.

Or une grande partie de la littérature managériale s’est inspirée de cette économie de l’offre ; les théories économiques traitant de la demande ne se posant qu’une seule trajectoire : comment celle-ci pourrait nourrir de nouveau les “offreurs” déjà existants.

Et pourtant, ces théories ont sans doute oublié que nous sommes tous des petites marques en puissance. “L’artisanat, premier employeur de France”, comme dirait l’autre. Ou que chez L’Oréal, on met en opposition interne des chefs de produit ou directeurs de marque avec comme brief d’aller plus vite que son collègue pour lancer un produit pertinent. Bref, L’Oréal instaurerait un climat de concurrence dite  “pure et parfaite” afin de réintroduire de la créativité dans tous ses étages. Drôles de marques “homogènes”

Dès-lors, en simplifiant, plutôt que de se demander pourquoi Starbucks ou Coca continuent à perdurer en tant que marques à un niveau macro, on pourrait les considérer bien plutôt comme des “supers incubateurs”, pipeline d’argent pour tenter de perpétuellement lancer de nouveaux produits.

Etranges attitudes qui forcent à instaurer une connaissance de la “demande”, à savoir nous autres, entités consommatrices. Mais non pas pour nous apporter une réponse à un seul et premier degré sans temporalité (mon voisin me casse les bollocks, on me fournit donc un flingue pour le tuer) mais bien plus complexe afin de comprendre mes différents cheminements journaliers (mon voisin me casse les bollocks, je sors au café d’en bas, je rencontre le copain JP, je passe m’acheter un kebab, le voisin a arrêté sa musique, je démarre la TV…). En complexifiant l’analyse de la demande, on développe en fait toute une myriade d’opportunités de business.

En faisant la comparaison avec l’industrie de la presse, par exemple, il ne s’agit pas de se demander si nos métiers de producteurs d’information vont mourir au profit des “demand media” ou autres éditeurs de contenus “citoyens”, voire marques qui seraient censées remplacer nos rédactions, mais de comprendre nos nouveaux trajets. Je vais peut-être aller sur Le Post porté par une recommandation d’un ami, puis essayer de lire un dossier de fond sur LEMEDIA.fr, tout en migrant sur un onglet deezer pour écouter de la musique pendant que ma famille ma parle sur Gtalk. Et peut-être que LEMEDIA.fr va me proposer de me tenir informé sur un sujet préféré. Peut être que LEMEDIA.fr va détecter que j’écoute de la musique sur Deezer et me proposer une sélection de titres de sa rédaction et de ses communautés. Et peut-être que je dirai oui à entrer, à m’engager dans cette communauté. Parce que facilitatrice, parce que synthèse, parce que permanence entre ma myriade de besoins et la confiance en leurs services. Quoiqu’il en soit, comprendre ce cheminement, c’est en fait comprendre toutes les étapes sur lesquelles je vais m’arrêter. Et donc potentiellement être réceptif à une proposition de valeur émanent d’un annonceur.

Un peu comme ces voyages organisés au Caire où l’on va me faire stopper devant les pyramides et le village de créateurs. Un peu comme ces voyages où l’on me propose plusieurs cartes dans le même hôtel. Ce n’est pas parce que l’auberge de jeunesse à côté m’offre la vodka que je vais abandonner le confort d’un lit propre. Ce n’est pas parce qu’Atlantico a ouvert ses portes que je vais abandonner ma lecture du Figaro. A d’autres portes, d’autres expériences.

Il en va de même pour les marques tout court, donc. Sauf qu’à vouloir devenir “information maker“, on confond peut-être technologie de production de contenus et contrats de lecture.

Je vais être direct : les expériences proposées par Nike ou Adidas me paraissent tellement similaires et tellement loin de mes centres d’intérêts que je n’accepterai jamais à date de m’engager plus en profondeur avec ces marques, même si une publicité peut me plaire. Etre “information maker“, c’est accepter d’entrer dans un contrat de lecture où le lecteur n’est pas une audience mais bien quelqu’un avec qui vous parlez. Qu’être “information maker”, c’est d’abord entrer le lien social des individus.

Un Libé, c’était (et ça peut être) lu quotidiennement au café, comme signe revendicatif. Abandonner Libé, quand un nouveau directeur de la rédaction arrive, c’est un risque à prendre pour le titre; Nike ou Adidas ne savent que difficilement faire des plébiscites sur leurs idées.Rares sont les marques courageuses qui acceptent de mourir un peu volontairement pour se refaire paradoxalement une santé. Les exemples de Starbucks ou plus récemment de Gap sur le changement de logo sont des exemples saillants de ce qui devrait désormais être une évidence : chercher un consensus absolu à l’ère les médias sociaux et auprès de ses publics est au mieux une hérésie, au pire une destruction de valeur.

A ce stade, si les marques ne portent plus d’idées à destination de citoyens éduqués à la consommation, je vais donc revenir à des choix rationnels et revenir à des MDD ou à des pure players. Qui à défaut d’être “information makers”, répondent rationnellement à mes demandes exprimées.

(ce post m’était d’abord destiné, désolé de la longueur et du mauvais enchainement, je ferai mieux la prochaine fois)

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February 21st, 2011

Storytelling de marque : de quelques dangers marketing

by Laurent Francois

Citoyens !

Quand on parle de storytelling de marque, on a l’impression ces derniers temps de toucher une partie du Graal du marketeux :

  • enfin une structure qui permettrait de rationnaliser toutes les actions entreprises par une marque
  • un mot savant qui permettrait de valoriser l’utilité du marketeux auprès de ses clients :p
  • une structure dynamique qui permettrait de mettre sur le même plan l’idée créative d’une marque et une organisation

Pas faux, mais pas sans danger. Petite tentative d’analyse (qui me servira de pense-bête). Comme le dit un de mes storytellers préférés Philippe Moreau, une histoire, c’est :

  1. un récit
  2. des acteurs
  3. des publics/audiences

En prenant chacune des briques, un listing d’écueils possibles à garder en tête :

Sur le récit de marque :

Le problème en créant un imaginaire, c’est qu’on déclenche de fait un émotionnel fort entre des publics et la marque. Dès-lors le curseur peut potentiellement se déplacer d’un discours “produit” à un discours “histoire” ; donc sur un plébiscite sur des émotions, pas du rationnel. La boutique Kling parvient à mixer imaginaire fort, acteurs aspirationnels et présentation de la fringue. Le secret pourrait être “de ne pas parler des produits tout en ne faisant que parler des produits” .

Quelques exemples récents d’histoires qui peuvent nuire au business :

  • Gap avec le changement de logo : à nouvelle histoire moyenne et héritage grandiose, la marque se trouve piégée dans son univers historique
  • Old Spice : après le formidable coup tactique accompagné d’une opération de couponing magistral, la marque a comme qui dirait disparu de la surface de la terre. Voir son compte twitter pour se rendre compte du désert narratif. Dans un monde où les histoires sont fragmentées, arrêter net la narration est extrêmement compliqué pour construire une marque toujours présente à l’esprit

Sur les acteurs :

L’un des classiques du storytelling est de s’adosser à une égérie réputée afin de “filer” une histoire entre elle et la marque. Il doit y avoir une forme de complicité et de pertinence entre la marque et le grand nom : des Nike Air Jordan, voilà bien un exemple parfait de co-branding /storytelling percutant, clair, long-terme.

Le problème est que la marque peut se voir cannibaliser par la star ; que la star peut être beaucoup trop volage et donc ne ramène pas l’attention à son ordonnateur mais à une myriade de présence peu intense. Et qu’enfin à force de faire des plébiscites sur un individu, on en arrive à perdre l’ADN de marque

  • Lady Dior avec Marion Cotillard a peut être lassé, non pas à cause de la production (magistrale) mais de l’égérie “marre de voir la Cotillard”
  • “Blue” de Chanel avec Gaspard Ulliel ; adosser un grand réalisateur (Scorcese) à un talent émergent (mais qui en remuant un peu la presse people s’avère être le compagnon d’une RP de Chanel) en proposant une carricature de la masculinité peut être dangereux pour la marque pourtant habitué à d’autres talents comme Anna Mouglalis

Sur les publics

Les audiences sont devenus des publics, et ces publics sont devenus pour certains une partie des “acteurs” de la marque. Le problème est que l’on oublie très souvent 3 pans :

  1. le public habite dans la vie réelle : c’est donc d’abord sur ses besoins concrets qu’il faut activer la relation, pas via un canal de communication
    - les tactiques de géo-localisation sont une première étape digitale vers une inscription IRL des stratégies
    - les guérillas marketing ciblés (ex : Tom of Finland dans le Marais) ont une vraie utilité
    - les activations en retail sont souvent décevantes (cf : des budgets dingues puor des parfums et une expérience déplorable en boutique, je suis toujours surpris par le décalage entre la pub et Marionnaud aux Halles…)
  2. les publics doivent être bien ciblés :
    - mettre les 3 blogueurs du coin (toujorus les mêmes) ne nourrit pas les autres publics mais bien seulement les communautés des mêmes influenceurs (quand communauté il y a)
    - les publics doivent avoir une proposition de valeur claire et à moment donné doivent produire quelque chose (une soirée pour une soirée, ça fera des belles images sur Flickr mais quelle trace restera qui nourrira la marque ?)

Les campagnes Comptoir des Cotonniers sont malines : un idéal de transmission entre génération. Des publics qui incarnent des univers. Une mise en avant et un projet simple. Je ne citerai pas ici le nombre de fois qu’une histoire se retrouve sans public : on dirait que certains marques souffrent du syndrome “web documentaire” à savoir qu’on se fait plaisir en prod’ mais on ne réfléchit pas à comment la campagne va être reçue voire propulsée.

Allez savoir.

C’est une autre histoire !

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November 12th, 2010

Les “anciennes” marques vont-elles mourir à l’heure des médias sociaux ?

by Laurent Francois

Citoyens !

Un flip court les couloirs des vieilles maisons, notamment de luxe : vont-elles crever devant l’avènement de la culture digitale ?

Pour un résumé de ce que j’en pense dans l’absolu, c’est par ici (Trendy Geek).

Pour un volet plus “Social Media”, je ne pense pas :

  • dans cet environnement de “nowness”, émergent 3 grandes catégories de marque :
    - celles qui sont nées intraséquement avec le web social et qui ont fait de celui-ci quasiment leur ADN : je pense à Threadless, et essentiellement à des marques de fringues. N’empêche que sur les millions de marque qui sont nées avec le web social, combien sont pérennes ? La vérité est donc…ailleurs
  • celles qui sont absentes du web social (visible ou invisible : une assurance qui monitore les conversations en ligne sans prendre la parole sur twitter est pourtant “web social ready”) : elles continuent à vendre dans leurs espaces historiques sans pour autant être facilement accessibles online. Le marché est tout simplement ailleurs
  • celles qui l’embrassent prudemment avec une approche raisonnée et stratégique au niveau marketing. Je pense notamment à un secteur peu étudié de nos Social Media freaks, à savoir l’horlogerie de luxe : le marché n’a jamais été aussi porteur, en se recentrant certes sur du moyen de gamme au niveau business, mais en avançant petit à petit (et public par public) sur le web social. Regardez Cartier ou Tag Heuer, par exemple. Une approche où l’on embrasse petit à petit les courants digitaux sans faire trop de vague dans la presse Marcom, mais qui avance pourtant bien afin de conquérir de nouveaux publics

Le dénominateur commun des marques qui fonctionnent bien : une stratégie de marque, d’abord. Les leviers d’activation, ensuite.

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July 28th, 2010

Old Spice : les chiffres qui font mal

by Laurent Francois

Citoyens !

On encense partout la campagne Old Spice “the Man Your Man could Smell Like“. Et puis ce matin, dans l’excellente “Correspondance de la Publicité”, on peut lire un résumé de l’enquête d’Advertising Age qui nuance le ROI de la campagne “virale” :

La campagne qui fut lancée en février, afin de contrer l’arrivée de Dove dans les gels douche pour homme (Dove Men + Care), a permis à la marque Old Spice (totalement pasée de mode) de progresser de 100% lors des 12 dernières semaines (à compter du 13 juin 2010). Sur un an, la marque a gagné près de 9% (juin 2009/juin 2010). De même, sur les quatre dernières semaines (à compter du 13 juin 2010), les ventes ont progressé de 106%. Mais pendant cette même période, “AdAge” remarque que les ventes de Gillette (autre marque de P&G), soutenue à la télévision et par du couponing, ont progressé de 277% et que la catégorie est en hausse de près de 18% (avec Old Spice, Gillette, Nivea Men, Dove Men et Axe).”

Un chiffre qui fait mal puisqu’il met à nu le ROI “direct” de la campagne par rapport à une autre campagne, totalement classique celle-ci, pour Gillette. Quelques idées, qui elles ne tuent pas, en vrac :

  • on doit impérativement nuancer l’efficacité d’une mécanique de bouche-à-oreille en regard à l’approche marketing globale
  • les leviers classiques peuvent servir de nouvelles boucles d’influence, une fois intégrées dans des approches plus digitales
  • Gillette doit bien se marrer
  • quelle est l’étape 2 d’Old Spice ? S’il ne s’agissait que d’un coup tactique (certes un coup de maître), il faudra faire alors tout aussi fort pour relever les ventes en 2012…
  • les viraleux devraient bosser plus souvent avec les pubards…qui ont plein de trucs super en stock depuis des années (comme définir un territoire de marque, les bénéfices produits etc.)

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June 3rd, 2010

Levi’s Girl !Le connecteur, c’est toi, et puis toi et encore toi

by Laurent Francois

Citoyens !

Une idée qui commence à faire son chemin dans la plupart des marques “sociales” : ouvrir des jobs basés sur un certain talent, exprimé dans les univers digitaux.

Une façon simple d’aller recruter des fans naturels qui vont ensuite pouvoir jouer le rôle de connecteur sur le long terme sur Facebook.

Une manière aussi de répondre à un dilemme notoire s’agissant de l’animation d’une communauté. Qui doit parler ? La marque ? Le service marketing ? Le service com’ ? Un manager mais qui de fait aurait la main sur toute la communauté ?

Ou bien effectivement un visage temporaire, provenant de la base, sorte de super-fan à mandat limité.

A suivre

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March 23rd, 2010

Coca Cola : l'infographie qui résume son poids

by Laurent Francois

Merci à Charleszzzzzzzzzzzzzzzz

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