Posts tagged ‘médias sociaux’

January 18th, 2012

3 choses simples plus importantes que les techniques de Social Media Marketing

by Laurent Francois

Cette semaine, j’ai redécouvert 3 choses simples qui ont amélioré mon expérience consommateur :

  • un artisan m’a averti par téléphone qu’il était en chemin vers mon appartement. Un signe simple, pourtant quasiment jamais bien réalisé par les e-marchands
  • j’ai cherché pendant des heures un numéro de série , évidemment introuvable. Alors que les CRM ne cessent d’être optimisés, il parait incroyable qu’un chiffre manquant bloque toute une chaine de valeur
  • j’ai offert un tips à un livreur qui avait plus que bien fait son travail : en ligne, je peux rarement valoriser un bon e-shop d’un autre

C’est tout.

Rendez-vous sur Hellocoton !
January 12th, 2012

Pourquoi la télévision est le carrefour principal du web social

by Laurent Francois

Un article en anglais pour Social Media Today sur les raisons pour lesquelles je pense que la télévision est clé dans les médias sociaux…Et qu’on a confondu une industrie et un support

 

Rendez-vous sur Hellocoton !
January 9th, 2012

Médias Sociaux et suicide

by Laurent Francois

J’ai publié la semaine dernière un article sur les espoirs digitaux pour combattre le premier fait social: le suicide. Et c’est à lire sur Social Media Today.

Rendez-vous sur Hellocoton !
December 30th, 2011

Les guidelines dans les médias sociaux sont-elles utiles ?

by Laurent Francois

Allez, histoire de fêter l’année et pour annoncer que j’ai rejoint l’Advisory Board de Social Media Today, j’ai écrit un post sur ma hantise des guidelines dans les médias sociaux, qui détruiraient une partie des promesses du social business.

Et bonne année bien sûr !

Rendez-vous sur Hellocoton !
December 27th, 2011

Les twitterstories à en perdre la mémoire

by Laurent Francois

Etonnant : je viens de regarder la rétrospective en tweets de l’année écoulée, via Twitterstories. Plusieurs constats :

  • je ne me rappelais pas de 70% des événements : quelle place les historiens accorderont à ces nouveaux écrits dans 50 ans ?
  • la version US est similaire à la version francophone : quels enjeux en termes de diplomatie ? Est-ce la fin des histoires locales au profit d’une histoire englobante à défaut d’être universelle ?

Plusieurs signes d’optimisme : l’historicité a enfin une place de choix dans les médias sociaux; on met en place des outils afin de mettre du sens dans nos data. Lire à ce sujet cet article chez Olivier.

 

Rendez-vous sur Hellocoton !
October 16th, 2011

Pourquoi il fallait voter aux Primaires Citoyennes pour préparer 2012

by Laurent Francois

Citoyens !

Alors que les résultats tombent, et que François Hollande est a priori le champion du PS pour 2012, plusieurs signaux très positifs confirment que voter aux Primaires Citoyennes était non seulement une excellente idée mais surtout un premier bon point pour le PS d’ici 2012 :

  • d’abord pour voir l’agacement de François Copé qui tenta désespérément de pointer du doigt les différences entre les courants du PS. Et qui dut donc se plier à l’agenda politique socialiste, chose à laquelle il n’a pas du être foncièrement habitué pendant les 4 dernières années de radio Sarko. En coupant le sifflet artificiellement au canevas de communication UMP, on a pu voir émerger des sujets tus pendant des mois : la pénibilité du travail et la nécessaire adaptabilité des départs à la retraite ; la concrétisation de l’Europe politique; la lutte contre la discrimination pour trouver un job (rappelons qu’aux Etats-Unis, la plupart des recruteurs & chasseurs refusent de diffuser des CV avec nom et/ou adresses publiées…). Le PS a pu reprendre le contrôle d’une partie des clivages et des propositions politiques. L’UMP devra y répondre
  • ensuite pour initier ou reprendre la conversation avec une masse de “sympathisants” laissés à l’abandon par les rouages du parti, et ce pendant des années. On aura bientôt les détails sur la sociologie des électeurs des Primaires Citoyennes, et je fais le pari qu’il n’était pas totalement “populaire” : n’empêche que ce nouveau peuple de gauche s’est senti investi, s’est enfin reconnu comme partie prenante, et s’est enfin mobilisé dans une petite mesure : signer “l’engagement de reconnaissance dans les valeurs de la Gauche“, c’est un premier geste fort, un début de relation vers une conquête de pouvoir
  • ces Primaires, c’est aussi l’initiation à de nouveaux modes d’activisme politique, plus en phase avec notre société liquide. Dans une économie de l’attention où les structures “solides” semblent de plus en plus compliquées à tenir sur le long terme, ce genre de mobilisation permettant de maintenir un lien souple avec ses membres tout en visant un objectif fort est une première en France. Nous avons pu voir, en cohérence, des militants tracter aux marchés, à l’entrée des métros, dans la rue. Tout en orchestrant des envois de newsletter ou d’appels à contribution sur internet. C’est la vraie initiation d’une nouvelle génération de militants, qui mêle militantisme on & offline, qui planifie une stratégie de points de contacts complémentaires. Un PS qui n’est pas sombré dans les incohérences et dans un festival de polémiques on ou offline : le projet PS a quadrillé les espaces de débat, laissant pourtant la part belle au débat, sans flancher. Bien joué. L’UMP a abandonné le web en supprimant les Créateurs de Possibles alors que le PS tenait bon en continuant à éduquer ses militants. Pas mal pour occuper l’espace, et les nouvelles plate-formes de décision politique des citoyens, cette éducation là était nécessaire ; pas seulement pour 2012 mais pour toutes les prochaines…

A mon sens, je vois un point d’optimisation pour les prochains mois, qui est la conséquence d’un monde de plus en plus extime ; Elliot Lepers qui lui s’occupe de la campagne d’Eva Joly, résume l’enjeu pour 2012 : on ne peut plus séparer l’organisation interne d’un parti et son attirail pour convaincre le grand public puisque les acteurs intérieurs et extérieurs n’ont jamais été autant imbriqués, pervasifs, notamment grâce ou à cause des réseaux sociaux (n’en déplaise à Erwann Gaucher, voir la vidéo ci-dessous).  Je cite Elliot : il faut “permettre une plus grande autonomie aux militants, qu’ils puissent s’investir eux-mêmes, et donc apporter une réflexion, produire leurs propres éléments de campagne” . La campagne passera donc par une fabrication du consentement sur un mode actif, co-distribué, qui rejoint l’idée de démocratie de la réputation (je suis actionnaire d’une partie de la réputation de mon champion, je peux donc faire grossir mon capital, je peux donc faire grossir le “prix” du champion). Il va donc falloir nous donner non seulement de quoi tracter mais aussi accueillir les nouvelles créations de tract qu’on pourrait produire nous-mêmes : une tumblrisation du politique que diable !


La politique c’est net : la primaire PS sur le web par publicsenat

Rendez-vous sur Hellocoton !
October 10th, 2011

Le prix de la tribu : détruire la force des médias sociaux

by Laurent Francois

Citoyens !

Un écho sombre commence à se faire de plus en plus sentir : la fraicheur originelle sentie sur les médias sociaux pourrait bien se faire de plus en plus rare par notre propre faute.

Mark Schaefer en parle brillamment sur SMT depuis quelques jours : Twitter en tant qu’outil d’information serait en train de mourir, et ce à cause des tribus elles-mêmes.

En effet, les effets de groupes affinitaires, s’ils ont de nombreux avantages dans la vie réelle (solidarité, effets de réseaux donc possibilité business…), ont un énorme défaut sur le web social : ils n’ont tendance à ne se faire écho que d’eux mêmes.

Mark lève quelques effets pervers : les “auto RT” par exemple (que je pratique d’ailleurs) où la communauté d’alliés a tendance à ne propulser que les articles / posts émanents des référents. Auto RT qui servent à émerger dans un environnement hyper concurrentiel où un contenu à valeur ajoutée peut avoir du mal à émerger s’il n’est pas propulsé massivement…Une des joies aussi de Google qui à trop faire la part belle au live oublie les jolies archives…

Un effet d’enfermement où la communauté filtre à la fois à l’entrée les nouvelles forces vives (les “hashtags” entre-soi ne sont-ils pas rien d’autres qu’un habitus discriminant ?) ; qui résulte aussi sur un enfermement de sources extérieures (hors informations majeures qui transcendent les communautés d’intérêts, comme un tsunami ou une guerre…).

Natalie Rastoin et Camille François posaient un enjeu que je partage, concernant une hyper personnalisation et de facto hyper-tribalisation de l’information : “ce que j’ai envie d’entendre en tant que consommateur est-il toujours ce qu’il est nécessaire que j’entende en tant que citoyen ?”

Loin d’être sûr. Trois exemples aujourd’hui :

  1. la très mauvaise couverture de l’arrivée d’un Huffington Post in French aujourd’hui, où une communauté journalistico-médias a pollué ma timeline sans rien m’apprendre de plus les uns que les autres. Merci le off de nous renseigner différemment que le CFJ (ça, c’est fait :D ) et que Twitter
  2. l’application Facebook sur iPad, dont l’article sur Mashable a été retweeté environ 10 fois depuis que j’écris ces lignes
  3. aucune info sur les affaires Karachi ne sont parvenus sur ma timeline

Alors 2 idées, comme ça , en conclusion :

  1. faire un travail pertinent de remontée d’information s’assimile presque à de l’investigation, donc requiert du temps : ne vais-je pas abandonner les outils “mainstream” pour me plonger dans les déjeuners de networking afin d’avoir – enfin – accès à l’info que je cherche ?
  2. avec la massification des médias sociaux comme levier de l’industrie de l’entertainment (Twitter a compris que la télévision est son core-business aux Etats-Unis), ne vais-je pas me plonger dans les réseaux “underground” ou cachés ?

Vous en pensez quoi ?

Rendez-vous sur Hellocoton !