Posts tagged ‘mobile’

December 6th, 2010

Les publicitaires ont-ils besoin d’agences de mobile marketing à l’ère digital ?

by Laurent Francois

Citoyens !

Quand Patrick Lord, fondateur d’une compagnie de publicité mobile intitulée “Adremixer”, m’a posé cette question :

Les publicitaires ont-ils besoins d’agences de marketing mobile dans notre univers digital ?

J’étais bien sûr ravi de discuter un peu du sujet, en me basant sur mon expérience chez Ogilvy mais aussi en échangeant sur ce qui pourrait être les changements de paradygmes à venir. Vous pouvez lire le rapport complet par ici; la définition de “Marketing Mobile” utilisée par l’étude correspond à celle de la MMA :

“a set of practices that enables organizations to communicate and engage with their audience in an interactive and relevant manner through any mobile device or network.”

Mon point de vue (brièvement) : le markting mobile n’est à ce stade qu’un levier (même si dans moins de 10 ans, notre moi digital sera totalement mobile…donc le mobile marketing sera le marketing tout court).

Les agences ont d’abord besoin de réfléchir en termes d’histoire à raconter, pas par le prisme de la technologie. “Sky is the only limit” à la créativité. Les technologies mobiles sont simplement un levier qui peut -ou pas- être utilisé pour aider à la narration de cette histoire. Parfois, elles sont le carrefour central de la campagne, car elles se trouvent là où il est le plus intéressant de jouer avec les insumers. Parfois elles ne sont pas justifiées du tout.

Quoiqu’il en soit : un document à lire !

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September 29th, 2009

Les LBS (location-based service) comme révolution des médias sociaux et de la consommation

by Laurent Francois


source: Mademoizelle.com

Citoyens !

Twitter va bientôt introduire un service présentant l’endroit depuis lequel l’utilisateur a tweeté son message. Des sites comme Aka-Aki sont déjà en passe de métamorphoser les rencontres humaines, introduisant une nouvelle dimension sociale quand l’utilisateur se promène. Un exemple d’application :

Un aspect marketing évident apparait dès-lors : le ciblage au bon moment du consommateur, une vraie révolution en termes de planning et de service délivré; ici on n’a plus à imaginer Marco et Marcia se déplacer lors d’une journée type, on n’a plus qu’à … les suivre via leurs téléphones portables. Cependant le ciblage ne signifie toujours pas un passage absolu à l’acte de consommation – et c’est tant mieux :

Location is not everything,” says Linner. “If you’re hanging out near Times Square, it doesn’t mean you want to eat there. But if we know that you like Spanish food, then we could suggest a place that’s on your route. The real value lies in providing better suggestions.” Some consumers will need incentives, such as free or subsidized phones or calling plans, in exchange for the intrusion of ads and other marketing messages.

Surtout, les LBS nous poussent à considérer que les médias sociaux sont de moins en moins des médias “internet” mais de plus en plus reliés à l’usage réel. A terme, certains influenceurs digitaux ne produiront non pas un blog, ou ne seront pas sur Twitter : ils seront influenceurs du fait de leur parcours social en journée.

On peut entrer dans le marketing fiction et dresser une première liste d’influenceurs atypiques qui pourraient prendre le lead d’ici quelques années :

  • le producteur de café au fin fond du Nicaragua qui serait relié à Starbucks et qui nous ferait vivre en direct sa journée
  • un serveur accrédité à travailler à l’Elysée qui nous ferait vivre “sa” rubrique people

En clair, si autrefois on clamait :

“je suis sûr qu’à un instant donné quelqu’un sur le web a déjà parlé de telle ou telle problématique – et je peux le trouver

Demain on dira :

“je suis sûr qu’à un instant donné quelque part das le monde quelqu’un vit dans telle ou telle problématique – et je peux le suivre

Les enjeux de liberté individuelle et de “privacy” sont aussi au coeur du sujet. En considérant cette liberté comme une forme de deal entre ce que nous apporte cette technologie, la proposition de valeur pour l’insumer, et ce qu’elle nous prend, on risque d’ailleurs de voir apparaitre des zones “LBS-free”. Un nouveau marché existera : le monde libre. Flippant non ?

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April 5th, 2009

Des relations publiques aux relations lecteurs. Le cas "Des apaches à Strasbourg, le sommet de l'OTAN embedded"

by Laurent Francois

Citoyens,

Nous avons eu la chance de pouvoir être “embedded” pour L’Express.fr à l’occasion du sommet de l’OTAN à Strasbourg.


@Laurent François, StaubProjekt

Remise en contexte :

Le sommet de l’OTAN se déroulait les 3 et 4 avril à Strasbourg. 3 journalistes (Gautier Demouveaux, Céline Moncel et Mathieu Galtier) ainsi que moi avions décidé de couvrir l’événement pour le Butterfly Collectif. Chacun a plus ou moins son domaine de compétences : presse écrite, photo, radio etc.
Eric Mettout nous propose de nous “embedder” sur la plateforme blogs de L’Express.fr pour tenir un carnet du sommet de l’OTAN, intitulé “des apaches à Strasbourg, le sommet de l’OTAN embedded à partir du 2 avril.

Qu’avons-nous appris ?

  1. 3000 journalistes étaient attendus à Strasbourg pour couvrir le sommet. Or au vu de nos rencontres, beaucoup de journalistes n’étaient là que pour couvrir l’information “officielle” de l’OTAN. Rencontres officielles, conférences de presse, photo des grands moments comme la traversée du pont de l’Europe etc. Avec une latitude aussi faible, je me demande si on peut encore appeler ça du journalisme : à mon sens, ce n’est que de la communication institutionnelle. Le blogging permettait de suivre les à-côtés avec une plus grande liberté, et de ton, mais aussi de “storyline”
  2. Twitter est l’arme absolue pour traiter en direct l’information chaude, surtout quand elle n’a pas lieu dans un centre de conférence. Ainsi nous avons pu lancer et nos impressions et faire des points réguliers des différents échauffourés que Strasbourg a pu connaître. Exemple avec l’affrontement du vendredi : nous avons une storyline différente de ce que nous avons pu lire ou voir dans les médias traditionnels, comme I-télé. Pour eux : la police arrête une manifestation de clowns en périphérie du centre de Strasbourg, les black blocks chauffés à bloc attaquent alors la police qui donc réplique et contient les émeutiers. Sauf que la vraie version est un tout petit peu différente : le village autogéré veut organiser une manifestation surprise à 17h. En parallèle, un cortège de clowns est arrêté effectivement en périphérie du centre. Mais surtout,  les forces de l’ordre averties sûrement depuis l’intérieur ont vent de la manifestation et veulent empêcher son départ. 15 camions partent, qui stationnent à 400 mètres du village. Des black blocks réagissent les premiers (environ 80) et se font recevoir par des lacrymogènes. Ensuite les affrontements commencent. On ne parla pas dans les autres médias des tentatives (vaines) de médiation des responsables du village, et même des clowns. La storyline est donc un tout petit peu diférente que la version “officielle”. Twitter nous a aidé à en parler
  3. Twitter permet la circulation d’informations rapides mais pourtant plutôt profondes; d’autres médias suivant le hashtag #nato ou #otan pouvaient compléter nos dires. Les photos tweetées permettent de donner de la chair aux messages
  4. Twitter n’est pas suivi QUE par des professionnels de l’information mais aussi par les différentes parties prenantes, se “pluggant” sur le fil de tweets pour nourrir leurs différents objectifs. Des citoyens (trop peu nombreux) ont aussi ajouté les seuls fils Twitter de DNA et le nôtre. Soit plusieurs centaines, mais pas de quoi casser des briques. Twitter nourrit donc la réflexion, la storyline, mais n’a pas vocation à être média de masse. Twitter n’est qu’affinitaire.
  5. Le blog permet une centralisation de contenus variés : son, images, vidéos. Peut-être “rough”, mais en tout cas suffisamment flexibles pour donner une vision à “360°” de l’info. Après tout, en communication, on dit qu’il faut trouver le meilleur média pour parler au public le plus pertinent. Pourquoi pas donc penser le journalisme non pas comme des relations publiques mais comme des “relations lecteurs” ?
  6. Le commentaire permet de reclarifier certaines positions annoncées dans les articles, d’entrer en relation avec le lecteur. Sur des questions d’opinion, là n’est pas franchement l’utilité pour un dialogue journalistes/lecteurs (sinon ça deviendrait le café du commerce et serait dévastateur en termes de temps). Sur des questions précises, sur des faits, par contre là oui, le commentaire complète l’info, avec les besoins du lecteur
  7. Le blog est peut-être plus tolérant sur les formats des productions. Néanmoins il est important d’être rigoureux avec la hiérarchie de l’information et la contextualisation : nos vidéos des affrontements auraient pu être jetées seules, mais alors la storyline évoquée en point 2 n’aurait pas pu être comprise
  8. Nous avons vécu une véritable guerre de l’information : le citoyen peut envoyer des images, les gendarmes peuvent ouvrir des comptes YouTube en direct. Nous nous devons alors en tant que journalistes d’ “exister” de façon régulière lors du traitement de l’information  d’abord pour amorcer une relation par notre présence avec les lecteurs, ensuite pour avoir un historique compréhensible au mwoment de la consolidation “à froid” de nos articles, enfin pour justifier nos propos
  9. Dans cette guerre du temps et de l’occupation d’espace (le web étant un espace) les rédactions en ligne peuvent alors aider le contenu et la hiérarchisation de l’information de façon plus “macro”. Un seul regret : ne pas avoir pu être en contact direct avec un coordinateur à Paris nous permettant de savoir où étaient les équipes classiques
  10. Au niveau matériel, on devient “hybride” : appareils photos pro, ordinateurs. Mais aussi blackberry, iphone, flipcam sont désormais des outils à intégrer dans nos vestes. Et idéalement avec une connexion directe à l’internet.
  11. DNA (Dernières Nouvelles d’Alsace), pourtant de la presse -oh!- régionale est allée très très loin dans ce traitement journalistique à 360°. D’abord parce qu’ils ont un pool de contacts locaux contre lequel il est difficile de lutter. Ensuite parce qu’ils ont su exister en ligne, ce qui a permis à de nombreux observateurs de re-twitter leurs infos (au même titre que les nôtres d’ailleurs) et ce en anglais et allemand
  12. L’utilité du blog n’est pas qu’éphémère, bien au contraire : la trace laissée permettra aux internautes, citoyens, observateurs, militantes, de se reconstruire une idée du sommet. Donc la storyline est bien une storyline de faits, mais sert à nourrir une storyline plus macro
  13. Le bouche-à-oreille est vital pour traiter un tel événement : Twitter nous a permis de focaliser certaines attentions, notamment au niveau de l’affrontement du vendredi après-midi. Le média social est donc un formidable intermédiaire entre des rumeurs “offline” et une construction “online”. Le coup de téléphone reste la clé en termes opérationnels pour le journaliste, par contre pour le lecteur, Twitter permettrait de donner un contrat de lecture plus transparent

Voilà quelques lumières…à vous de les enrichir, citoyens !

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February 11th, 2009

Bouygues Telecom retrouve son bon répertoire pour Néo 2

by Laurent Francois

Citoyens !

Je trouvais que la déclinaison de la campagne jamais sans mon répertoireavec les blogueurs était plus du registre des farces et attrapes que de la campagne de communication. Au sens où le fait d’être “blogueur” ne servait finalement pas à grand chose dans le dispositif pour le grand public, si ce n’est celui d’une pseudo nouveauté, bref, d’utiliser le blogueur comme simple prétexte.

Bouygues Télécom ramène sa communication non plus dans l’artifice mais dans sa propre boutique…racontant ainsi une jolie histoire où son offre Néo 2 (produit et service) se retrouve au centre, et de la communication, et du consommateur potentiel.


Rappeur et ses bimbos
envoyé par Kmerakche

Milliardaire Russe
envoyé par Kmerakche

Comme on a beaucoup de chance, le concepteur rédacteur Adrien Héron et Germain Fraïsse nous donnera quelques éclairages la semaine prochaine.

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