Posts tagged ‘nouveaux médias’

February 6th, 2012

Pinterest : quand la curation devient (enfin) mainstream

by Laurent Francois

Et un article pour SocialMediaToday sur l’intérêt de Pinterest…

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November 17th, 2011

Une nouvelle approche du marketing : hyphenated-marketing

by Laurent Francois

Un projet de livre blanc a vu le jour il y a quelques mois en discutant avec les amis Stéphane, Andrea et quelques référents du marketing à l’ESCP Europe ainsi que chez les amis de Social Media Today. Il y a en effet une controverse évidente dans le marketing des médias sociaux, un gap,  entre des opportunités business prophétisées et le fait que les consommateurs, devenus plus puissants via le digital, souhaitent parallèlement de moins en moins abandonner leurs données personnelles et leur intinmité à des marchands.

TNS Digital confirme cette tendance en démontrant que les utilisateurs des réseaux sociaux ne sont pas si enclins à être ouvert à des relations avec les marques. Ce qui assez logique en soi : parler à une canette de soda n’est pas naturelle a priori.

Dans cette économie de l’attention, la compétition n’a jamais été aussi dure. Elle a lieu à la fois derrière les écrans mais surtout dans la rue : les boutiques implémentent progressivement des tactiques sociales. Les mash-ups ont d’abord lieu désormais avec des produits durs (ex : la collection Lanvin pour H&M).

Marc Menesguen, Managing Director of Strategic Marketing pour L’Oréal a récemment déclaré pour Cap Gemini that “The difference between the traditional model and the new one that is emerging, is a difference between positioning and movement.Today it’s not enough to think about brand positioning (…) the consumer
is even more central to our strategy. Whereas in the mass media model, typically centered on television, everyone received the same message, with digital media we can design much more targeted marketing”
.

La résilience, des groupes plus serrés et plus précis, affinitaires, une histoire dynamique plutôt qu’un positionnement statique, la fusion du off et du on…De nouvelles pratiques émergent qui induisent de repenser les postulats marketing. L’objectif n’est plus de faire entrer un consommateur dans un “funnel”. L’idée est désormais d’être suffisamment pertinent pour établir un lien faible, un trait d’union (hyphen en anglais) entre la marque et le consommateur.

Parce que le consommateur devient l’actionnaire réel de la réputation d’une entreprise, la faisant grossir ou la contrecarrant en live, il y a un besoin d’analyser et de développer des approches “hyphenated” du marketing.

C’est l’objectif de ce livre-blanc intitulé  “The H-Word: towards a new social marketing approach”.Ce n’est ni une doctrine ni une méthodologie complète. Il s’agit plus d’un appel à débat, à partage d’idée. Allez-y.

 

 

Hyphenated Marketing, A New Social Media Marketing Approach

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December 31st, 2010

you need to get off facebook, le viral 2011

by Laurent Francois

Citoyens !

Pas de prospective cette année : après tout, les changements opèrent rarement un 31 décembre, et les plans marketing sont généralement déjà validés à partir de Novembre.

Un petit film anti-Facebook commence à faire le tour de la toile. Long, lancinant, qui rappelle que Facebook est composé d’individus bien plus riches qu’une simple ergonomie de site ne veut le laisser entendre.

Ce n’est ni l’HTML 5, ni l’iPhone, ni quelconque moyens techniques qui constituent le nouveau média. Le nouveau média, c’est vous.

Bonne année.

Written by Ross Gardiner
Produced by Sonny Side Films

Music: Thievery Corporation – Marching the Hate machines
Extended version produced and mastered by Glowcast

Camera: Canon 7D
Edit Final Cut Pro

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December 21st, 2009

The Economist : un parallèle entre le chocolat en poudre et les magazines en ligne

by Laurent Francois

Citoyens !


source

Narvic rappelait il y a quelques jours la valeur économique que les titres de presse peuvent apporter à leurs publics :

“La valeur économique que l’on peut extraire sur le net ne vient pas des contenus, mais de leur accès, de la rencontre que l’on peut « organiser » entre une demande et une offre.

C’est exactement cela le rôle de l’éditeur de contenu d’opérer cette rencontre, mais faute d’avoir compris les mécanismes différents qui entraient en jeu, les « anciens » éditeurs, notamment les éditeurs d’information, se sont fait supplanter sur le web par de nouveaux éditeurs de contenus, qui font ça à leur place et en tire toute toute la valeur économique. Ce sont les moteurs de recherche et les agrégateurs, mais également les plateformes de partage et les réseaux sociaux.”

Il semblerait que The Economist se soit inspiré de ce constat si on regarde les déclarations dans le Financial Times :

“The Economist newspaper plans to acquire 500,000 fans on Facebook and 750,000 followers on Twitter within six months, says the FT, calling it another sign that traditional publishers are looking to social media as a substantial source of web traffic and new readers.

The Financial Times’ report says that users of The Economist’s website will soon be able to log in to the site and make comments using their Facebook identity, through Facebook Connect. The website will also take on features similar to social networks, allowing readers to create profile pages and earn a reputation through other users’ recommendations of their comments on the site.”

Comment ? Un magazine en ligne qui revendiquerait des KPI social media similaires à des marques de grande consommation ?

  • augmenter le nombre de “fans” et de “suiveurs” ?
  • générer la préférence en développant la conversation entre la marque et ses publics ?
  • développer un ciblage public par public plutôt que one to many ?

Un business model intéressant que celui défendu par The Economist :

  • l’information n’est pas gratuite…
  • …mais j’offre gratuitement le chemin d’accès à la bonne ressource en passant du temps à nourrir la conversation entre les besoins/idées défendus par les lecteurs et les atouts du titre en ligne…
  • …tout en gardant payantes certaines parties du site “premium”

Si on fait un parallèle entre du chocolat en poudre et un magazine en ligne (soyons sans discernement, après tout il nous reste tout 2010 pour affiner ;)   ) :

  • je peux avoir envie de chocolat dans mon lait comme de news dans mon esprit
  • la différence entre mon choco préféré et un autre peut venir du goût, de son univers, de sa qualité. Si on fait vite, 3 atouts à mettre en regard avec une plume, une ligne éditoriale, une fiabilité de l’information du côté d’un magazine en ligne
  • curieusement, certaines marques de chocolat en poudre, certes de superbe facture et d’un héritage certain, souffrent elles aussi : perte de parts de marché, déplacement des publics vers des barrettes de chocolat, vers d’autres types de consommation etc. Ca vous rappelle les magazines en ligne, je le sens
  • et donc, certaines marques de chocolat en poudre sont en train de recréer de nouveaux accès au consommateur : événementiel avec le marché de Noël en Bulgarie, développement du couponing en ligne, et de plus en plus conversation avec des ambassadeurs, des fans, des consommateurs qui ont besoin eux aussi de support et d’ “amour”
  • au final, ce qui va me faire rester et même racheter du chocolat en poudre, ce n’est plus son contenu ni son contenant, c’est en fait la façon dont on m’amène à avoir envie de touiller de nouveau ma cuillère avec lui. Donc une stratégie de conversation, entre mes aspirations du moment et ce que peut m’apporter cette marque

Curieusement, on a tendance à oublier que dans une économie de l’attention, et bien même pour des usages “plaisir” ou “citoyen” le consommateur/lecteur doit fournir un certain effort. C’est bien ce qu’a compris The Economist : être présent là où les besoins s’expriment au premier degré et tenter d’apporter à temps complet (donc de façon constante) les routes vers la satisfaction des besoins.

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August 30th, 2009

Quand Christophe Barbier me donne un cours de journalisme et de nouveaux médias

by Laurent Francois

Citoyens !

L’homme à l’écharpe rouge m’a rondement plu dans son interview menée tambour battant par P.Couve. Je vous invite à l’écouter en entier, ça vaut son pesant de flux.

Je vous passe le résumé de son interview, qui souligne la nécessité d’un journalisme total.

Il annonce plusieurs principes, dont deux sont vivement contestés par Narvic…Et pour la première fois je ne suis pas à 100% d’accord avec mon observateur favori.

Voici  quelques différents points abordés sur le blog de Narvic :

“Et je suis plus que dubitatif sur sa « théorie » du rôle d’affichage social des journaux. ;-) L’affichage social se jouera désormais bien plus dans les… réseaux sociaux que dans le métro ou sur la table du salon !”

Pas d’accord un seul instant :

  • je vais prendre mon meilleur repère social. Le quartier de Kolonaki à Athènes et plus particulièrement ses terrasses. Je peux vous garantir que Narvic n’a que partiellement raison : si le iPhone ou le Blackberry sont les deux nouvelles stars des “poseurs” qui vous donnent le côté “j’en suis”, lire Libé ou le Fig’ donne une teneur à qui vous êtes.
  • le réseau social donnerait un affichage social…et bien archi pas d’accord. A partir du moment où vous bossez dans l’économie réelle, vous êtes en contact avec une proportion de gens qui font partie de votre réseau, qui sont vos “friends” mais qui pourtant ne le sont en aucune manière. En clair, ils ont beau être dans votre réseau social, ils ne sont pas votre réseau. Je ne développe pas plus, mais l’affichage social vaudrait que si on ne pouvait afficher que les catégories de friends qu’on a. Or ce serait se griller à vie auprès des gens exclus. Le réseau social véritable, il restera invisible des réseaux sociaux. Et se verra à l’emporte-pièce dans certaines bonnes tables, où cuchonnage oblige (si vous n’êtes pas lyonnais, courrez chercher sur Google), le passant ou l’indiscret n’entendra qu’un vague écho du lointain

“je ne crois pas non plus que la « force » des marques de médias telles que L’Express, Le Figaro ou Le Monde, soit telle sur internet (ou même la simple « attractivité » de l’information elle-même), et cela surtout vis à vis des jeunes générations, qu’elle soit réellement en mesure de permettre en soi la constitution d’audiences suffisamment larges et qualifiées pour vraiment intéresser les  annonceurs à hauteur des besoins de financement de l’information de qualité. L’audience est en effet distribuée dorénavant vers des articles à l’unité et non vers des marques de médias, et la diffusion est assurée par des systèmes de recommandations directes (réseaux sociaux) ou indirectes (Google et son PageRank) recueillies auprès des internautes eux-mêmes, ou échangées par eux-même entre eux.”

  • c’est à la fois vrai…et partiellement faux. D’abord parce qu’en France, les sites les plus cités (ou backlinkés) sont les grands titres comme Le Monde ou le Figaro. D’accord pour le fait que la véritable Une, ce soit la première page d’un moteur de recherche…Et en même temps, passons les arguments techniques et prenons Vice Magazine : ce titre a une telle identité en ligne qu’il arrive à capter une audience active, qualifiée, une communauté directe et indirecte à qui le titre a délégué une partie de sa réputation pour contribuer à son propre contenu. On en est pas là avec Le Monde, mais il n’en reste pas moins que ces titres polarisent, car ils sont la norme. Demandons à une grand-mère ou à lycéen vers quel titre se tourner : il répondra sûrement l’un des grands classiques (et ne dira pas “allez sur Google et tapez l’information que vous cherchez” – ça se confirme d’ailleurs dans les faibles capacités qu’ont les teenagers à trouver l’information)
  • il faut construire la marque. La marque, c’est ce qui va me faire me rappeler certains gimmicks, qui va me permettre de découvrir des plumes, des talents. Hors évidemment phénomènes individuels extraordinaires (mais qui deviennent aussi des marques). Donc si le territoire n’est pas gagné d’avance, il faut le travailler

Bref, débat à suivre ! Allons-y gaiement pour un nouveau modèle économique de l’information…

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March 3rd, 2009

Citizens'views #20 : "Il s'agit de développer des informations sans lesquelles les gens ne peuvent pas vivre et qui agissent comme de l'amour à diffuser !" Joe Pulizzi (Junta 42)

by Laurent Francois


J’ai découvert Joe Pulizzi grâce à son classement Junta 42 (et mon blog anglais a la chance d’être le numéro…42). Il a accepté de répondre à quelques questions sur sa vision du “content marketing”.

  • Salut Joe ! Tu peux nous dire en quelques mots qui tu es et ce que tu fais en ligne ?
JP – Mon rôle est d’être évangéliste en content marketing. D’apprendre aux gens comment mettre en ligne leurs productions et comment les mettre en valeur pour parler directement à leurs consommateurs. Et aussi d’avoir un peu de fun et de gagner un peu d’argent en faisant ça.

  • Qu’est-ce qui t’a poussé à lancer le classement Junta 42 ?
JP – Les marketers et les éditeurs cherchent à créer de meilleurs contenus. Il y avait de nombreux systèmes de classement pour les médias sociaux, mais aucun ne se concentrait sur l’art du contenu. Bien que tu puisses voir quelques moteurs en termes d’audience en haut du classement, tu peux aussi voir des gens relativement peu connus (au moins à l’heure actuelle). Maintenant on cherche de nouvelles méthodes pour en faire un outil encore plus profitable. Si tu as une idée, écris moi !

  • Tu mentionnes le “marketing du contenu”: est-ce que ça veut dire que le marketing était auparavant dépourvu de sens ?
JP -Bon point, mais dans un sens tu as raison. Le marketing traditionnel insistait plus à propos du produit ou des services. Le marketing du contenu  se concentre sur la création du contenu le plus pertinent et à la plus forte valeur ajoutée pour les consommateurs déjà liés à ton produit, mais ne promeut en aucune manière tes services. Il s’agit de développer des informations sans lesquelles les gens ne peuvent pas vivre et qui agissent comme de l’amour à diffuser !
  • Si tu pouvais réaliser un grand projet grâce aux médias sociaux, ce serait quoi ?

JP -Notre seul objectif est que les marketers commencent à penser comme des éditeurs et créent leurs propres moteurs de contenus à valeur ajoutée avec leur clients. Si cela est facilité grâce aux médias sociaux, alors je serais “transporté” !

Merci Joe !

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February 11th, 2009

Un mash-up de talents s'exprimant dans les nouveaux médias

by Laurent Francois

Je vous avais déjà parlé d’un mash-up de différents talents s’exprimant dans les nouveaux médias. Voici la vidéo de l’événement qui avait eu lieu à Londres. Et qui sait, on pourrait faire une déclinaison parisienne ?

Un lien vers la fan-page des Butterfly Knights.

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