Posts tagged ‘politique’

January 3rd, 2011

Pourquoi le réseau social de l’UMP fonctionne (mais pas grâce aux Créateurs de Possible)

by Laurent Francois

Citoyens !

Il y a un an, dépêché par Luc Mandret à la (re)présentation des Créateur de Possibles, nous rencontrions NKM et Benoist Apparu. Rappel des conclusions d’il y a un an sur l’initiative et notamment sur les objectifs de fond :

  • on tambourine que l’UMP prend un risque. Il ne s’agit pas de risque, il s’agit de préparation sage et maline de 2012 et surtout 2017 :
    - l’UMP va pouvoir avec cette plateforme modeste commencer à tester une forme de démocratie participative, forme qui est loin d’être encore naturel à l’interne
    -l’UMP ne vise pas des millions d’utilisateurs, mais les quelques milliers qui peuvent faire pencher la balance sur des élections présidentielles. Rappelons que pour beaucoup de théoriciens, une élection se joue à quelques centaines de milliers de votants, pas à 60 millions
    -l’UMP ne vise pas dans cette plateforme à faire communiquer ses militants (et donc à devenir public) mais à s’octroyer un capital sympathie auprès des sans-cartes
  • On peut aussi se dire que NKM continue un peu plus sa marche vers un statut présidentiable. Si Sarkozy a été l’intuitif génial des médias, pourquoi NKM ne deviendrait pas cette intuitive géniale du bouche-à-oreille
  • s’il s’agissait simplement de se nourrir de l’opinion des individus, pourquoi l’UMP n’aurait tout bonnement pas mis en place un système de monitoring poussé ?
  • cette plateforme qui repose sur le mythe du “quand on veut on peut” sera surtout l’occasion de détecter de nouveaux relais d’opinions locaux et de mailler plus profondément la France en bypassant le système institutionnel encore favorable aux barons du PS. Du Gerrymandering au Socialmandering ?

Bilan à quelques jours de la fermeture de la plateforme : l’éducation Social Media a en partie fonctionné. Pas grâce aux Créateurs de Possible mais plus spécifiquement via une stratégie plus large. Quelques éléments de mon point de vue :

  • Sarkozy avait décomplexé en 2007 une certaine droite d’assumer le fait d’en être. En soirée, un Jeune Pop’ ne se cache pas. Et bien l’UMP a réussi en 2010 à faire sortir du secret les militants qui, portés par Benjamin Lancar, dans le rôle d’électron fou du roi, pimbèche digitale et plomb sauteur du système UMPiste, le revendiquent
  • L’UMP gère le timing de campagne : ressusciter les cadres opérationnels du parti, générer de la visibilité pour le mouvement, donner du grain à moudre pour les “recruteurs” (vous savez, ces “jeunes” qui font la tournée des premières années dans les facs, et pas que celles de droit)
  • L’UMP a préparé la militance pour 2012 : n’oublions pas un élément ; il y a eu du grabuge au sein de l’organisation. Les guerres Bertrand vs Copé ne font que commencer, ce qui veut dire que les actions et les directions sont en fait en standby depuis au moins 1 à 2 mois avant le remaniement. Les plateformes de message vont être développées ainsi que le “programme” de campagne. Les militants vont donc à peine commencer à être activés à destination du public d’électeurs
  • L’UMP a testé différents cannevas de “drive to” à petite échelle maitrisable
  • L’UMP a réussi à imposer différents acteurs de droite comme référents pour les journalistes web (et oui : les journalistes sont au coeur de la propulsion de la conversation, et sont bien parties prenantes : ils ont eux aussi un contrat de lecture à donner pour leurs lecteurs…)
  • L’UMP a réussi à cliver sur son agenda et à le cadenasser, pas celui du PS : quelle idée proposée par le PS a été en gros titre cette année et a imposé une réponse de l’UMP ? A ma connaissance, aucune (et les grèves contre la réforme des retraites sont une magistrale démonstration de déperdition de valeur pour l’opposition, n’ayant pas su proposer une alternative claire et positive)
  • L’UMP a un formidable exemple d’échec : les Créateurs de Possible. Alors qu’en 2007, l’UMP était bien dépourvu vs Désir d’Avenir et le formidable travail de Benoît Thieulin, et bien la chaine de commandement médiatique (sociaux, journalistiques…) de l’UMP n’a (presque) plus à rougir par rapport à l’opposition : on & offline ont rejoint le même timing. Le leadership semble plutôt plus dur et cohérent (même dans la stupidité, je précise quand même…)
  • Pour NKM : j’avoue un plantage :D

Affaire à suivre mais opposants : vous devez vous aussi tenir un discours homogène; nous ne sommes que des électeurs, que diable, et la cohérence des faits est le principe de départ de toute plateforme de conversation…

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January 7th, 2010

Les Créateurs de Possibles : 2017 en ligne de mire

by Laurent Francois

Citoyens !

Avant-hier soir avait lieu la rencontre blogueurs avec Nathalie Kociusko Morizet et Benoist Apparu. Petit mot sur la sélection d’invités : du blogueur marketing, du politique. J’étais dépêché par Luc Mandret sur place (je devais publier chez lui, mais la connexion avec l’Asie a disparu dirait-on :s )

NKM et Benoist Apparu font une entrée type exposé Sciences Po. Sauf que le traditionnel “on a pu lire dans la presse” s’était transformé en “j’ai pu lire la polémique sur Twitter”. Les temps changent, les mécaniques restent.

La suite chez Luc !

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December 17th, 2009

Medias sociaux: état des lieux decembre 2009 (presentation .ppt)

by Laurent Francois

Citoyens !

C’est bientôt 2010, le moment idéal pour mettre à jour cette petite présentation en anglais “Social Media, What’s going ON ?” qui avait pas mal voyagé ces derniers mois.

Au menu :

  • des éléments sur la citoyenneté
  • sur la participation
  • sur le processus de prise de décision
  • sur l’identité, la vie “réelle” et digitale
  • l’amplification
  • le e-government
  • les RP et les e-PR comme on dit
  • sur la démocratie de la réputation

N’hésitez pas à la faire voyager, à commenter, à m’envoyer vos éléments. Une version post-hivernale verra FORCEMENT le jour :)

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November 26th, 2009

No-B day, un activisme digital politique à l'italienne consenti

by Laurent Francois

Citoyens !

C’est la délicieuse et européenne Aude qui nous livre cette nouvelle à l’italienne :

“Alors je t’explique. Le 9 octobre, le tribunal suprême italien a statué que l’immunité pénale du Cavaliere approuvée par son propre gouvernement de centre-droit en 2008 était inconstitutionnelle. Le jour même  un groupe de blogueurs, de citoyens et d’intellectuels a lancé l’idée d’une manifestation nationale, qui dépasserait les frontières de l’Italie, pour demander la démission du Président du Conseil.

La campagne a pris une ampleur médiatique incroyable. On peut suivre les progrès de la mobilisation sur Twitter, le groupe facebook Una manifestazione nazionale per chiedere le dimissioni di Berlusconi compte 328 000 fans, et l’initiative a été relayée dans tous les grands quotidiens italiens et les intellectuels anti-cavaliere ont lancé des appels à la mobilisation ; Roberto Saviano s’est ainsi exprimé dans la Reppubblica : Le chiedo: ritiri la legge sul “processo breve” e lo faccia in nome della salvaguardia del diritto“.”

Impressionnant : chaque minute, ce sont environ 3 à 4 nouveaux messages et réactions postées sur la Fan Page. Ca s’excite, ça s’anime, et le relai médiatique a repris l’initiative ce qui amplifie le phénomène.

Problème : la transformation en action politique évoquée dans la revue de presse du Nouvel Obs :

“LE “NO B.DAY” contre Berlusconi, prévu pour le 5 Décembre, donne l’occasion à Antonio di Pietro d’attaquer le Parti démocrate qui ne participera pas directement à cette manifestation de rue. Réplique de Pierluigi Bersani, leader du PD :”Le plus antiberlusconien sera celui qui fera tomber Berlusconi , pas celui qui crie le plus fort”. Or Di Pietro n’arrete pas de “crier fort” depuis le début de la législature, comme s’il voulait s’approprier la fonction de représentation de l’antiberlusconisme vis à vis de l’opinion (La Repubblica).”

La démocratie de l’opinion, l’activisme digital aura au moins permis une chose : d’avoir une plateforme d’atterrissage de nos mécontentements, les citoyens fréquentant malheureusement de moins en moins le bar tabac PMU – et c’est bien dommage.

Est-ce une bonne nouvelle ? Pas foncièrement, si on en croit cette interprétation (à nuancer car caricaturale) d’une déclaration de Karl Rove en 2004 :

« Vous croyez que les solutions émergent de votre judicieuse analyse de la réalité observable. Ce n’est plus de cette manière que le monde marche réellement. Nous sommes un empire maintenant, et lorsque nous agissons, nous créons notre propre réalité. (…) Nous sommes les acteurs de l’histoire, et vous, vous tous, il ne vous reste plus qu’à étudier ce que nous faisons » [1]. Publiés dans le New York Times peu de temps avant la réélection de George W. Bush en novembre 2004, ces propos de Karl Rove, spin doctor et conseiller politique à la Maison Blanche, illustrent avec un cynisme éclatant la réalité de la démocratie d’opinion. Loin de signifier la naïve « revanche » des citoyens dans le champ du politique grâce à Internet et aux nouveaux médias, elle fonctionne comme une « realpolitik de la fiction », pour reprendre l’expression du sociologue Christian Salmon. La « volonté générale » du peuple n’a plus besoin d’être invoquée, même de manière incantatoire, dans le discours politique de cette droite réactionnaire : seule importe la soumission des consciences à une « réalité » inventée par le pouvoir et imposée comme opinion majoritaire.

On le discute souvent ici : ce n’est pas parce que vous êtes observateurs éclairés de ce que vous lisez ou regardez et que vous en parlez que vous créez de l’information ou de la valeur. Dès lors, en transposant cette logique, l’activisme digital d’observation et de simple dénonciation n’est pas suffisant. Tout comme Starbucks doit vendre in finé du café, alors l’investissement digital politique doit avoir un objectif d’action politique. On ne vend pas de l’awareness en politique. On ne vend pas du cost per impression. On vend de la transformation en changement réel pour le citoyen.

A suivre, donc.

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October 26th, 2009

Ta gueule ! l'adage de l'influence ? #jeansarkozynousabieneus

by Laurent Francois

Citoyens !

Quand on tente de mesurer l’influence (et c’est po facile ma bonne dame) notamment des personnes s’exprimant en ligne, on s’avance naturellement vers des critères rationnels et statistiques.

Le chiffre rassure. Alors on va regarder le nombre de fois qu’une personne publie, commente, tweete etc. Parce qu’un moteur de recherche considérant aussi ces éléments là, “the more you say the more you’re said”.

Problème : rappelle toi la salle de cours ou le conseil municipal. Le grognard ou la grognasse qui la ramènent tout le temps : tu as juste envie de prendre l’isoloir et de lui assener un vilain coup dans les dents. En résumé, et c’est social médiatiquement incorrect : lui dire TA GUEULE !

Et bien c’est pareil sur le web social : avoir un avis sur tout, ça agace. La ramener et ne pas apporter de valeur ajoutée, ça peut exaspérer. En parallèle de ça : les gens comme vous et moi avons tendance à demander aux autres gens des conseils. On va donc glisser petit à petit de nouveau depuis les moteurs de recherche vers les copains.

Du coup l’argument mécaniste : PUBLIEZ z’et PUBLIEZ encore devient un peu moins pertinent.

Rappel de l’étude de l’Université de l’Ohio :

” Selon elle, ces personnes ont plus besoin de partager leurs opinions – et c’est souvent parce qu’elles croient qu’elles sont nombreuses à avoir les mêmes idées. “C’est un cercle qui se nourrit lui-même“, explique Kimberly Rios Morrison, responsable de l’étude. “Plus ces personnes s’expriment en public, plus elles ont l’impression qu’elle sont nombreuses et représentatives de l’opinion de la majorité“. C’est plus précisément le fait de paraître nombreux qui les encourage à s’exprimer encore davantage, ajoute la chercheuse.”

Et oui : occuper l’espace va entrainer une certaine considération de votre cas. Comme dans la vie réelle. “Fais gaffe, Jeannot et Jeannine sont des gens compliqués, garde les à l’œil”. Sauf qu’être considéré ne signifie pas être écouté. L’économie de l’attention n’est pas celle de la considération.

Prenons Jean Sarkozy comme rapide étude de cas : ah!oh!scandales et népotisme en tout genre ! branlette Twitterienne de haut vol ! (j’y ai moi-même participé, ouch).

Objectif : renverser le pouvoiiiiiiiiir et gueuler un couuuuuuuup contre ce diaaaaaaaaableuuuuuu de Nicolas Sarkoshooooooow.

Oh ! oh ! Oh ! Hashtaggons à la cerpe #jeansarkozyestpartout ! c’est facile comme de l’absinthe les soirs de spleen.

Attention : il n’est pas question de savoir s’il fallait gueuler ou non, il s’agit de voir comment de la présence sans stratégie de plus long terme engendre une attention contraire de … l’opinion (oh! utilisons un mot honni !)

A objectif limité, impact limité et même récupération.

“Interrogés sur l’impact de cette intervention, 23% des sondés estiment qu’elle a plutôt amélioré l’image qu’ils avaient de Jean Sarkozy, 69% qu’elle n’a pas changé cette image, et 6% qu’elle a plutôt détérioré l’image.”

Pour rappel donc, avant notre bulle, Jeannot n’existait pas. Désormais, on en parle comme acteur politique identifié et quelque part institué. Damn!

Je cite Xavier (que je découvre pour le coup, salut Xavier !)

“Dans l’émission de Frédéric Taddeï de jeudi soir sur France 3, on a beaucoup parlé du buzz Jean Sarkozy (l’émission portait sur le papa). On a beaucoup parlé de ce qui s’était passé sur le Web et on s’est beaucoup félicité entre soi avec le sentiment de représenter une grande vague d’opinion.”

On rejoint le principe désormais archi-classique : ce n’est pas parce qu’on parle de ce qu’on voit à la télé qu’on crée véritablement quelque chose. Je vais être encore plus provoc’ : ce n’est pas parce qu’on est une petite intelligentsia qui se regroupe en club que nos lumières (si lumière il y a, encore que…) sont lisibles pour n’importe qui d’autre.

On a donc pu voir dans ce cas de figure que le web constituait une formidable pression sur les autres sphères de pouvoir. Le problème étant que si le web a dans ce cas réussit à occuper l’espace, il n’a pas réussi à se traduire dans une action politique maîtrisée, c’est à dire avec une fin.

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August 4th, 2009

Veut-on vraiment des messages décalés en communication politique en ligne ?

by Laurent Francois

Citoyens !


Source

Petite réflexion en l’air, sans grande prétention, mais qui commence à me déranger.

En réaction à un article twitté par l’incontournable Palpitt, sur le net, les jeunes militants des différents partis débordent de stratégies” :

“C’est le cas, ainsi, des Jeunes démocrates (affiliés au Modem de François Bayrou). Web TV, achat en ligne de l’incontournable tee-shirt orange, partage des articles sur les réseaux sociaux, blogs des fédérations : leur site (www.jeunes-democrates.org) se veut interactif. « Ce sont des médias stratégiques, qui permettent d’innover et de passer des messages plus décalés, différents du standard politique », estime Franck Faveur, à la tête du mouvement.”

No offense contre le Modem, ce n’est pas le propos ici. La question est de savoir, dans une journée limitée en temps, doit-on aussi dans les médias en ligne développer des messages de “second degré”, notamment dans le champ politique, alors que le premier degré, la signification même de l’action politique, fait défaut.

Si on prend le dernier sondage du Parlement Européen sur pourquoi les gens sont allés voter ou non :

“The main reasons cited by non-voters for their choice mainly relate to the wider political climate: a lack of confidence in politics in general (28 per cent), the view that voting makes no difference (17 per cent) or a lack of interest in politics (17 per cent). By contrast, only 10 per cent cited a lack of knowledge of the EU, EP or the elections and just 8 per cent said they were dissatisfied with the EP as an institution.”

Un manque de confiance, voire de compréhension pour les plus jeunes.

Le grand enseignement de ces Européennes, c’est la percée des Verts et du parti des Pirates en Suède. Or on se rend compte que ces 2 formations n’ont pas tapé seulement dans le “buzz” sans lendemain (c’est un amour de vacances…) mais ont entrepris un travail pédagogique fort, de long terme, de terrain. Avec comme relai les médias sociaux comme carrefour de leurs actions.

Du coup, l’enjeu n’est pas d’avoir un message décalé dans le propos, mais d’avoir un maximum d’interactions développées y compris en ligne conduisant vers ce carrefour de compréhension. Si décalage il y a, c’est peut-être dans la variété des canaux utilisés. Pas dans les mots du politique.

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June 14th, 2009

Twitter, la seconde révolution iranienne ? Mousavi ou l'Obama persan?

by Laurent Francois

Citoyens !

La nuit a vécu une énorme montée en puissance des conversations sur les élections iraniennes.

Je cite :

“Rôle de Twitter confirmé cette nuit encore par un journaliste d’ABC, Jim Sciutto qui sur Twitter justement déclarait “Aujourd’hui pour la première fois je trouve Twitter utile pour suivre un évènement”. D’ailleurs une citation est revenue plusieurs fois sur l’ensemble du réseau de micro-blogging: “The revolution will not be televised, it will be twiterrised” – “La révolution n’est pas télévisée, elle est twiterrisée”.

Et c’est notamment CNN qui est pointé du doigt aux Etats-Unis :

“For most of Saturday, Cnn.com had no stories about the massive protests on behalf of Mir Hossein Mousavi, who was reported by the Iranian government to have lost to the sitting president, Mahmoud Ahmadinejad. The widespread street clashes–nearly unheard of in the tightly-controlled Iran–reflected popular sentiment that the election had been rigged, a sentiment that was even echoed, to some extent, by the U.S. government Saturday.”

Via les médias sociaux, des images d’affrontement émergent, on note une structuration du bouche-à-oreille basé sur la capacité de certains citoyens à pouvoir propager les informations auprès de leurs communautés, comme Mémoire Vive qui agit comme véritable “hub” tout au long de la nuit:

“Ou encore toujours sur Twitter : mohamadreza de Téhéran, IranRiggedElect, et iranbaan (en persan uniquement) dont les tweets sont traduits en anglais en direct ici. Ainsi que le magazine en ligne indépendant : TehranBureau, le reporter de la chaîne ABC actuellement sur place Jim Sciutto (jimsciuttoABC).
Sur cet article, de nombreuses vidéos des manifestations sont ajoutées au fur et à mesure, des vidéos aussi ici iranhumanrights.org.
Vidéo aussi de Reuters sur Yahoo et HuffingtonPost : Iran Violence (VIDEO): Protests Erupt, Riot Police Launch Crackdown, le Dailykos : “Tehran Street Photos“, de très nombreuses photos et vidéos ici. Reportages de la BBC : Violent clashes in Tehran, Protest against Iran election results.”

Que retenir (en vrac) ?

  • d’abord, ce n’est pas la revanche du média “citoyen” contre les médias traditionnels, et encore moins de l’homme de la rue contre le journaliste. Au contraire, ce sont bien des correspondants sur place qui ont su alimenter et traiter les différentes sources d’information, de donner un point de vue et un certain recul. Comme par exemple Steve, ou Mohamed (Al Jazeera),  qui ont agi comme véritable centres de traitement
  • ce sont des faiseurs d’information et d’opinion qui ont “challengé” et mis à mal d’autres faiseurs d’informations plus “masses”. On a donc pu assister à une guerre d’influence toute la nuit. Et ce sont donc les Steve et Mohamed, qui entourés cette fois-ci des autres citoyens ont pu renverser, ou tout du moins initié ce mouvement
  • Twitter est un média réactif : ainsi après la nuit, les discussions se sont recentrées au-delà des “hubs” dont on parlait précédemment auprès d’autres sujets. Pour qu’un sujet fasse le tour du monde, il faut que l’attention du monde de Twitter (soit pas TOUT le monde) soit prête à le recevoir
  • le rôle de Mousavi est clé : “Now it’s Iran’s turn: Supporters of Mir Hossein Mousavi, the main opponent of Iranian President Mahmoud Ahmadinejad, are going online to organize for Friday’s elections in Iran.Facebook is emerging as a particularly important campaign tool. As Elham Khatami of the Pittsburgh Post-Gazette reports, Facebook has become a way to circumvent state-run media, which tends to favor the incumbent administration. Mousavi now counts over 36,000 Facebook friends, a network that could prove a potent way to mobilize voters under 30, who make up around half of the electorate. His supporters have also created a Twitter page and a YouTube channel.” L’opinion était donc préparée à recevoir ce buzz. Mousavi et les dissidents ont pensé long terme. Et engagé la conversation. D’où cette idée d’Obama persan (comme la langue) et pas perse

A suivre, donc. Après la Corée, ou encore la Grèce, c’est encore un nouvel exemple de la force du web social.

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