Posts tagged ‘réseaux sociaux’

January 9th, 2012

Médias Sociaux et suicide

by Laurent Francois

J’ai publié la semaine dernière un article sur les espoirs digitaux pour combattre le premier fait social: le suicide. Et c’est à lire sur Social Media Today.

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January 5th, 2012

Safer Internet Day, le 7 février

by Laurent Francois

La Commission Européenne célébrera le 7 février le Safer Internet Day; en dépit du nom qui pourrait paraitre anxiogène, l’initiative est extrêmement intéressante puisqu’elle introduit l’idée que nous ne sommes pas égaux vis-à-vis des contenus disponibles sur le web, a fortiori les enfants.

Certes le SID insiste sur les risques, mais elle recense surtout certains développements extrêmement intéressants de par le monde. Je pense par exemple à ce bouton que Facebook a rajouté aux US, permettant de signaler qu’un individu est potentiellement en train d’émettre un signal “suicidaire”. Le suicide étant l’un des premiers cas d’école en sociologie, on peut espérer que la force des réseaux sociaux sera d’anticiper / prévenir plus correctement ce fait social.

 

 

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November 17th, 2011

Une nouvelle approche du marketing : hyphenated-marketing

by Laurent Francois

Un projet de livre blanc a vu le jour il y a quelques mois en discutant avec les amis Stéphane, Andrea et quelques référents du marketing à l’ESCP Europe ainsi que chez les amis de Social Media Today. Il y a en effet une controverse évidente dans le marketing des médias sociaux, un gap,  entre des opportunités business prophétisées et le fait que les consommateurs, devenus plus puissants via le digital, souhaitent parallèlement de moins en moins abandonner leurs données personnelles et leur intinmité à des marchands.

TNS Digital confirme cette tendance en démontrant que les utilisateurs des réseaux sociaux ne sont pas si enclins à être ouvert à des relations avec les marques. Ce qui assez logique en soi : parler à une canette de soda n’est pas naturelle a priori.

Dans cette économie de l’attention, la compétition n’a jamais été aussi dure. Elle a lieu à la fois derrière les écrans mais surtout dans la rue : les boutiques implémentent progressivement des tactiques sociales. Les mash-ups ont d’abord lieu désormais avec des produits durs (ex : la collection Lanvin pour H&M).

Marc Menesguen, Managing Director of Strategic Marketing pour L’Oréal a récemment déclaré pour Cap Gemini that “The difference between the traditional model and the new one that is emerging, is a difference between positioning and movement.Today it’s not enough to think about brand positioning (…) the consumer
is even more central to our strategy. Whereas in the mass media model, typically centered on television, everyone received the same message, with digital media we can design much more targeted marketing”
.

La résilience, des groupes plus serrés et plus précis, affinitaires, une histoire dynamique plutôt qu’un positionnement statique, la fusion du off et du on…De nouvelles pratiques émergent qui induisent de repenser les postulats marketing. L’objectif n’est plus de faire entrer un consommateur dans un “funnel”. L’idée est désormais d’être suffisamment pertinent pour établir un lien faible, un trait d’union (hyphen en anglais) entre la marque et le consommateur.

Parce que le consommateur devient l’actionnaire réel de la réputation d’une entreprise, la faisant grossir ou la contrecarrant en live, il y a un besoin d’analyser et de développer des approches “hyphenated” du marketing.

C’est l’objectif de ce livre-blanc intitulé  “The H-Word: towards a new social marketing approach”.Ce n’est ni une doctrine ni une méthodologie complète. Il s’agit plus d’un appel à débat, à partage d’idée. Allez-y.

 

 

Hyphenated Marketing, A New Social Media Marketing Approach

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October 24th, 2011

Quand la curation trouve un business model : le cas OpenSky

by Laurent Francois

Citoyens !

On a souvent comme argument à propos des Pearltrees ou autres outils de curation qu’il ne s’agit que d’un gigantesque bruit marketing sans véritable cash-flow associé à terme.

Une start-up vient pourtant mettre à mal les arguments des Cassandres ; et cette start-up, c’est OpenSky.

Le principe est simple : une fois connecté à la plateforme, des experts et / ou stars vous recommandent des produits ou services. Il ne s’agit pas simplement d’une célébrité qui prête son nom ; il s’agit d’une véritable valeur ajoutée qu’un curator en qui vous pouvez faire confiance ou que vous estimez vous apporte.

La curation est couplée à une série d’autres leviers extrêmement forts :

  • social currency & social gaming : vous gagnez des dollars de crédits à chaque fois qu’un ami rejoint la plateforme ; vous gagnez des crédits quand vous satisfaisez à certaines missions . On imagine les milliers d’idées en brand content que la plateforme propose nativement
  • couponing : les offres proposées par les curators sont en plus des “deals” avec réductions associées

Une nouvelle fois, le lien “pouvoir de prescription” (suivre une star, un “nom”, un talent) + “pouvoir de recommandation” (faire jouer les utilisateurs, les pousser à aller propulser un signal à leurs communautés) est excessivement fort. On notera l’influence grandissante du cas “Twitter” qui a compris que son modèle résidait dans l’entertainment

Une bonne nouvelle pour les entreprises qui évoluent autour de la curation : filtrer l’information et rendre manipulable le web n’ont jamais été aussi important.

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October 10th, 2011

Le prix de la tribu : détruire la force des médias sociaux

by Laurent Francois

Citoyens !

Un écho sombre commence à se faire de plus en plus sentir : la fraicheur originelle sentie sur les médias sociaux pourrait bien se faire de plus en plus rare par notre propre faute.

Mark Schaefer en parle brillamment sur SMT depuis quelques jours : Twitter en tant qu’outil d’information serait en train de mourir, et ce à cause des tribus elles-mêmes.

En effet, les effets de groupes affinitaires, s’ils ont de nombreux avantages dans la vie réelle (solidarité, effets de réseaux donc possibilité business…), ont un énorme défaut sur le web social : ils n’ont tendance à ne se faire écho que d’eux mêmes.

Mark lève quelques effets pervers : les “auto RT” par exemple (que je pratique d’ailleurs) où la communauté d’alliés a tendance à ne propulser que les articles / posts émanents des référents. Auto RT qui servent à émerger dans un environnement hyper concurrentiel où un contenu à valeur ajoutée peut avoir du mal à émerger s’il n’est pas propulsé massivement…Une des joies aussi de Google qui à trop faire la part belle au live oublie les jolies archives…

Un effet d’enfermement où la communauté filtre à la fois à l’entrée les nouvelles forces vives (les “hashtags” entre-soi ne sont-ils pas rien d’autres qu’un habitus discriminant ?) ; qui résulte aussi sur un enfermement de sources extérieures (hors informations majeures qui transcendent les communautés d’intérêts, comme un tsunami ou une guerre…).

Natalie Rastoin et Camille François posaient un enjeu que je partage, concernant une hyper personnalisation et de facto hyper-tribalisation de l’information : “ce que j’ai envie d’entendre en tant que consommateur est-il toujours ce qu’il est nécessaire que j’entende en tant que citoyen ?”

Loin d’être sûr. Trois exemples aujourd’hui :

  1. la très mauvaise couverture de l’arrivée d’un Huffington Post in French aujourd’hui, où une communauté journalistico-médias a pollué ma timeline sans rien m’apprendre de plus les uns que les autres. Merci le off de nous renseigner différemment que le CFJ (ça, c’est fait :D) et que Twitter
  2. l’application Facebook sur iPad, dont l’article sur Mashable a été retweeté environ 10 fois depuis que j’écris ces lignes
  3. aucune info sur les affaires Karachi ne sont parvenus sur ma timeline

Alors 2 idées, comme ça , en conclusion :

  1. faire un travail pertinent de remontée d’information s’assimile presque à de l’investigation, donc requiert du temps : ne vais-je pas abandonner les outils “mainstream” pour me plonger dans les déjeuners de networking afin d’avoir – enfin – accès à l’info que je cherche ?
  2. avec la massification des médias sociaux comme levier de l’industrie de l’entertainment (Twitter a compris que la télévision est son core-business aux Etats-Unis), ne vais-je pas me plonger dans les réseaux “underground” ou cachés ?

Vous en pensez quoi ?

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June 27th, 2011

Ta stratégie Facebook, au fond à droite ?

by Laurent Francois

Citoyens,

Un titre racoleur (de plus) mais après tout, dans notre monde de flux et d’opinions, la part de voix relative se gagne aussi à la titraille.

Justement, la “stratégie Facebook”, certaines sociétés en vivent ; il n’y a qu’à regarder sur Google, c’est écrit. Or à force de réciter sur le ton de la psalmodie que Facebook est LA stratégie, on détruit in fine de la valeur. Quelques conséquences, collectées récemment :

  • des créations de poste de “community managers” avec comme champs d’actions uniques…Facebook. Compliqué quand on est dans l’industrie lourde, par exemple…On déçoit le management, on déçoit le nouvel arrivant, on n’apprend surtout par l’échec, on se méfie des médias sociaux et au final on prend des années de retard
  • l’investissement dans des applications de “gaming” en dépit du bon sens ; une manne d’argent qui ne va donc pas vers des leviers qui auraient pu être plus pertinents
  • le refus d’une stratégie Social Media dans un grand groupe pharmaceutique pour la simple et bonne raison que la recommandation  ne comportait nulle part le mot “facebook”, ce qui a fait tiquer l’expert du coin du bureau. Dommage

Quelques exemples sans conséquence individuellement mais qui ne portent ni le marché vers le haut, ni l’hexagone à sa place dans des stratégies Social Media globales. Rares sont les exemples de marketing mix intégré en France, alors que Londres, New-York, Beijing, Seoul, Tokyo, semblent avancer vers un calque entre stratégie business et stratégie Social Media. On peut mentionner le récent cas de Tesco avec son supermarché virtuel dans le métro. Ou Shiseido et son expérience beauté exceptionnelle au Japon. A nous de voir, agences de toutes tailles, annonceurs, marketeux, si nous souhaitons continuer à être dans un ventre mou quasi familial. Ou si nous souhaitons être un tantinet être écouté au niveau mondial. Et ce, sans avoir à s’expatrier…

Quelques pistes de développement afin d’aborder Facebook plus sérieusement :

  • Face à l’oubli total qu’il y a certes Facebook en Une des journaux, mais que la planète est riche de myriades d’autres réseaux, notamment TumblR sur des populations plus jeunes  (certes certains profils de consommateurs/citoyens ne font QUE du Facebook, un peu comme on ne ferait QUE du BBM. Est-ce pourtant un élément utile à l’échelle de la stratégie d’une industrie entière ? Dans tous les cas, il faudrait vérifier par un travail de planning stratégique…), le travail de cartographie, d’analyse de la pertinence, des attentes des influenceurs ET des consommateurs finaux n’ont jamais été aussi cruciaux. Annonceurs : demandez un détail des influenceurs intéressés dans la cadre d’une “stratégie Facebook only”, juste pour rire. Demandez à combien les influenceurs sont abonnés de pages, là aussi pour le fun. Demandez-vous ensuite d’où partirait le contenu relayé sur une page. Ensuite, arrêtez le massacre
  • Faites un schéma de votre stratégie éditoriale sur un an. Segmentez par public : le levier Facebook ne sera probablement QUE minoritaire face à l’ampleur de la tâche. Pour fidéliser un client, n’y a-t-il pas mieux à faire que simplement le connecter à un CRM SANS Facebook ? La Pinacothèque m’a par exemple beaucoup plus accroché en une visite dans leur musée que n’importe quelle autre marque. A part ASOS qui utilise de fait sa Fan Page lors de pics événementiels extrêmement ciblés, en plus de sa newsletter…
  • Analysez les “missions” que vous voulez voir remplies par vos différents publics: rares sont ceux qui pourront être en adéquation entre le degré d’activisme que vous souhaiteriez leur voir remplir et une interaction possible sur Facebook…
  • enfin repensez à l’idée de Social Graph : l’enjeu n’est pas de tout miser sur Facebook (qui ne vous redistribue quasi rien en termes de data) mais bien d’essayer de voir où vous pouvez entrer dans les groupes sociaux de vos publics cibles, de manière légitime. J’ai rarement pu faire des choses étonnantes avec les insights Facebook…beaucoup plus avec des éléments de backoffice de CRM et de sites…

A votre bon coeur !

 

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