Posts tagged ‘roi’

July 26th, 2011

La guerre des idéologies dans les médias sociaux : one best way contre learning by doing

by Laurent Francois

Citoyens !

Vous n’avez pas l’impression en lisant la littérature marketing ayant trait aux médias sociaux que l’écosystème se divise en deux clans ?

L’orthodoxie 2.0

D’un côté, les tenants d’une forme d’orthodoxie : il y aurait un “one best way“, des “meilleures pratiques” pour ouvrir une page Facebook ; pour animer une communauté; ou encore pour mettre en place une stratégie éditoriale. Ce “one best way“, emprunté au Taylorisme, donne l’illusion d’une rationalisation possible des techniques Social Media. Cette rationalisation se base sur des indicateurs de performance systémiques simples : accroitre le nombre fans / augmenter le trafic vers un espace / développer la fréquence d’écho d’un billet publié par une marque.

On les reconnait souvent par des titres en forme de conseil. En vrac : comment optimiser sa stratégie 2.0 sur Facebook ? Quels meilleurs outils pour écouter les conversations en ligne ? Comment animer une page Facebook ? Comment attirer l’attention sur une page Facebook ? Comment recruter de nouveaux followers sur Twitter ?

Ce qui me gêne dans ce type d’approche et que sous des airs de “services rendus”, c’est bien plutôt une vision cadenassée de la discipline du Social Marketing qui est professée. Les “études de cas” deviennent des sentiers à suivre impérativement. Les influences se limiteraient à un petit pool d’initiés, qu’il devient de plus en plus difficile de pénétrer. Surtout, on passe à côté du coeur du Social Media : les individus ; leur capacité à être irrationnel ; une théorie des organisations plutôt qu’une théorie d’une chaîne de montage.

L’orthodoxie 2.0 se nourrit de la pensée pauvre et engendre la pensée pauvre

Le problème est que cette orthodoxie 2.0 a des conséquences dommageables pour le marché, pour le marque et pour les individus eux-mêmes.

On constate d’abord une multitude de brief sans véritable objectif de communication : sans faire de name dropping, on voit se multiplier les notes ou “briefs” où l’objectif est par exemple une acquisition de nouveaux “fans” sur Facebook. Briefs qui au lieu d’être challengés (un fan so what ?)  se voit satisfait par une diversité d’experts, bureaux de community managers (sic/sick), perlimpinpins des temps modernes.

L’autre danger est une perte de prise de risque : une marque doit être “transparente”, “dans la conversation”, doit répondre à un consommateur en colère “en temps réel”, on doit faire attention au “personal branding” en remerciant les gens qui vous citent et en étant toujours dans le positif. 2 contre-exemples à ça :

  • les marques (compagnies ou individus) qui fonctionnent sont des marques “authentiques” aka qui osent aussi vous dire non ou même si vous ne servez à rien à aller voir ailleurs si elles y sont. Le principe du CRM (écarter les mauvais payeurs…) n’a pas de raison d’être différent à l’ère digital. Sauf hypocrisie notoire, bien sûr
  • des marques parfaitement absentes des médias sociaux continuent à performer sur les objectifs réels (vente / notoriété / prestige). Mon boulanger par exemple qui a encore embauché ce mois-ci. Ou bien boXoX.me qui se fait un malin plaisir à créer de la distance. Ou bien Seth Godin, pas présent sur twitter (oui oui, le parrain des marketers nord-américains n’est pas sur twitter et le vit super bien). Le vrai luxe vous dit-on

L’incertitude et le “learning by doing” sera notre (seul) salut

Le monde se divise bien en 2 castes : ceux qui vous disent devant un nouveau projet “je ne crois pas en ton modèle” (orthodoxes) et ceux qui vont vous demander l’objectif final et le moyen d’y arriver.

Chaque problématique client ayant un volet “Social” devrait être challengée en dehors des prêt-à-penser ordinaire. Une seule question compte : pourquoi communique-t-on ?

3 idées pour se rafraichir l’esprit devant un brief :

  1. trouver le moyen de ne pas inclure Facebook, Twitter ou YouTube dans la recommandation
  2. essayer de partir d’un “metrics” qui soit beaucoup plus orienté “chiffre d’affaires” ou “aide à la vente” : c’est l’impératif des directions marketing annonceurs pour les années à venir
  3. tenter de benchmarker la problématique client dans des univers qui ne lui sont pas propres. Pourquoi ? Parce que sur le web social, vous pouvez être en concurrence non pas avec vos homologues du même secteur mais avec des individus qui prescrivent un territoire. La culture est un bon exemple de territoire propre à l’ “hyphenated-marketing”. Nous y reviendrons.
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May 6th, 2011

Pourquoi les marques ont raison de ne pas faire confiance aux professionnels du Social Media

by Laurent Francois

Citoyens !

[edit : Eric Maillard développe un point de vue éclairant à lire sur son blog qui fait écho à ce post]

On parle beaucoup des problèmes qu’auraient les annonceurs à ne pas comprendre les logiques Social Media. Dans notre vaste conversation marketing en ligne, on rappèlera néanmoins que la parole est sur-représentée par 3 types de population :

  • les marketeux en agence, qui se créent une légitimité en confrontant leurs idées et en diffusant leurs points de vue (c’est notamment la raison pour laquelle Citizen L. avait été créé à l’époque)
  • les marketeux indépendants, qui cherchent à attirer le chaland à visiter sa boutique et qui trouve dans le relai “Social” une formidable possibilité d’aspirer du business
  • les étudiants, qui intéressés par les nouveaux médias et nouvelles tactiques, plongent corps et âmes dans le partage de leur passion , publicitaire souvent au début

Drôle de voir que les individus côté marques / annonceurs semblent absents de cette parole ; fort heureusement, des médias “B2B” font ce travail d’aller chercher les décideurs des grands groupes. Si ceux-ci interviennent ponctuellement, on semble les oublier dans le “flow” de tweets, posts ou autres commentaires dans les soirées à Boulogne ou rue Oberkampf.

Mais alors, malgré un flot incessant d’outils et de publications par les marketeux “new age”, pourquoi les marques ne font-elles toujours pas confiance franchement aux professionnels du “Social Media ” ? Réflexions en vrac :

  1. Le manque d’humilité :
    les “social media evangelists” oublient régulièrement qu’ils essaient d’imposer un point de vue à des évangélisés. A force de répéter aux “cibles” de cette religion sans Torah qu’ils ne comprennent rien, on comprend facilement pourquoi les marques restent sceptiques vis-à-vis de discours apocalyptiques de la fin du marketing en 4 P (alors que les petits pots de yaourt continuent à se vendre )
  2. La crédibilité :
    Un prestataire de service “classique” a rarement prétention à vouloir redéfinir totalement un business. Un cameraman, par exemple, oriente un discours, donne quelques recommandations pour la prise de parole. Mais ne va pas changer les idées de l’interviewé. Et c’est probablement l’écueil de certains gourous aujourd’hui : vouloir imposer un cadre total de pensée plutôt qu’apporter un service au client
  3. Le manque de compétences marketing tout court
    Le Social Media n’a de sens que dans une vision plus large du marketing. Ce qui veut donc dire qu’il est un levier, une structure, à adosser à d’autres pratiques marketing en tactique, à intégrer comme un élément parmi d’autres au stade du plan stratégique global
    Ce qui veut donc dire (bis) que le Social Media pour le Social Media n’apporte pas grand chose en soi. Un individu aura une forte valeur ajoutée quand il intègrera le Social à une bonne gestion de l’événementiel. Un individu aura une forte valeur ajoutée quand il intègrera du Social Media Monitoring à sa connaissance des études marketing. Un attaché de presse digne de ce nom aura des notions d’influence digitale. Et au niveau “stratégique”, un bon directeur marketing intègrera la dimension Social sur chacun de ses plans d’action. Or rares sont les individus sur le marché ayant aujourd’hui et une compétence marketing ET une compétence Social Media

 

Je pense sincèrement que la question du ROI n’est que secondaire s’agissant de la relation agences / marques-annonceurs. Dans un prisme B2C, si vous passez un bon moment avec un interlocuteur qui vous soutire des dollars, vous l’acceptez souvent sans crier au loup. Au restaurant, à part si vous êtes du genre relou, vous ne faîtes pas une analyse coût / avantage pour chaque ligne de l’addition : vous prenez le tout ou vous ne revenez plus.

So guys, let’s rock.

 

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February 3rd, 2011

Les marques médias plébisicitées par les Français ?

by Laurent Francois

Citoyens !

Un motif d’agacement suite à la communication de la dernière étude Havas Media avec l’Institut CSA.  En clair : on voudrait nous faire croire que les marques-médias incontournables pour atteindre une certaine efficacité publicitaire sont :

  1. Google
  2. Facebook
  3. TF1
  4. Orange
  5. M6

Et en sous-argument dans le communiqué et les articles ensuite, 2 précisions notables, mine de rien :

  • il s’agit en fait d’une étude sur les marques les plus puissantes dans la vie quotidienne
  • il s’agit d’une étude réalisée auprès d’un échantillon de 15 à 49 ans

Dès-lors, dans la transformation de l’étude en outil commercial, Havas Media commet à mon sens (et ça n’engage que moi) 5 erreurs de formulation :

  1. la première concerne la confusion entre puissance et accessibilité. A savoir que par défaut, mon PC s’ouvre sur un moteur de recherche (Google), que mon smartphone voit préinstallé l’application Facebook, que ma TV est tout de même portée par TF1. Que je me connecte à une adresse mèl de mon FAI (Orange). Et que vu que je suis un jeune cool, je regarde des émissions sur M6. Ces marques, j’y suis exposé car elles ont eu la capacité soit historiques (anciens monopoles d’Etat ou poids de l’histoire pour TF1 & Orange / FT) soit en devenant un standard de s’imposer dans un oligopole
  2. plébiscite est bien différent d’influence : ces médias peuvent être éloquents dans certains domaines, pitoyables dans d’autres dans la capacité à générer de la transmission de message et de la création de consentement
  3. ce type de ranking favorise l’image d’une France moyenne, une France de Madame Michu. Or dans notre pyramide en ogive, tout le monde – donc personne – est Madame Michu. Favoriser un discours de média de masse, c’est écarter les logiques affinitaires pour privilégier les cantiques à base de GRP, d’audiences sans aspérité
  4. en mélangeant le support et la marque (on ne sait plus à la fin de quoi on parle) on tue avant la naissance les prolongements des marques-médias qui montent sur le web social comme TF1 avec l’ensemble des services mis en oeuvre (Wat TV etc.). Cette typologie n’explique pas pourquoi une marque-média grandit ou non vs un réseau (donc pas un média)
  5. enfin plus grave : l’étude propose d’analyser 3 angles à savoir “les médias dits «payants» («paid»), c’est-à-dire la publicité dans les médias, le mailing et l’e-mailing; les médias «privés» («owned»), qui recouvrent les sites Internet des marques ainsi que leurs points de vente; enfin, les médias «publics» («earned») qui englobent l’opinion des proches, le bouche-à-oreille, l’opinion des internautes et le Web social.” Dans ce cas là, la “marque-média” la plus plébiscitée par le Français, c’est le Français lui-même à savoir le bouche-à-oreille. Moins vendeur néanmoins pour pousser des discours d’achats d’espace

et pourtant : agences, médias, universitaires; on se doit d’être exigeants, ambitieux, argumentatifs. Ce genre d’études est normalement clé pour anticiper les propositions de valeur accordées par nos denrées les plus rares, les citoyens, à nos prochains services. C’est de notre responsabilité d’être en profondeur quitte à casser les standards importés des US (le mot est lâché). Au risque de voir tous nos beaux métiers fondre comme neige, ou comme GRP, au printemps venu.

Petite info sur mon manque de posts ces jours-ci : de beaux projets à venir sur du life-style “masculin”, un job prenant et les 1 an de Tout Ca Magazine comme autant d’actus à communiquer ;) Je vous rassure, j’ai continué à bosser pour vous et je sors bientôt “Social Media what’s going on? v 3″ dans quelques jours. C’est bon, pardonné ?

Bref.

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December 27th, 2010

Du KPI au ROI : ne passez pas par la case départ

by Laurent Francois

Cher annonceur, chers citoyens

En 2008, et même un peu avant pour certains, est arrivée sur la table des négociations entre agences et annonceurs la question des Key Performances Indicators ou Indicateurs Clés de Performance en France, s’agissant des médias sociaux et des communications digitales en général. Si j’en crois Google Trends, ça n’existait pas avant :

Et puis bien sûr, ne trouvant pas de KPIs valables au bout du compte, on s’est bornés côté annonceurs à la question du ROI ou “return on investment”. Quitte à ne pas se pencher sur le sujet jugé soit trop “geek” soit trop lointain, autant revenir en fondamentaux financiers. Alors madmen, tu vas me le cracher ton argu que je vais pouvoir balourder à mon DAF ?

Evidemment, faute de ROI direct, ou plutôt d’investissement temps/curiosité suffisant, beaucoup ont abandonné l’idée. Bien dommage. Lire à ce sujet l’excellent billet d’Eric Maillard qui en connait un rayon -et pas de bicyclette- sur le sujet.

La faute au manque de temps, à une vraisemblable complexité du sujet, à des offres low-cost faisant de beaux graphiques sans aller en profondeur et peut-être aussi à une certaine défiance de services marketing au sujet des mesures web.

Qu’a-t-on donc aujourd’hui comme “metrics” de disponible sur le marché français si je suis une marque ? A de trop rares exceptions près : des rapports brand-centrics

  • présence de la marque dans les conversations en ligne
  • positivité vs négativité
  • liste d’ “influenceurs”

Des rapports brand-centrics alors que les médias sociaux sont d’abord et avant tout à propos de gens qui parlent à d’autres gens par le biais de technologies à terme accessibles du plus grand nombre.Les items qu’on pourrait mesurer et qui serait peut-être plus pertinent dans des études “consumers centrics” pourraient être :

  • le territoire d’expression de la marque plutôt que la marque elle-même : il n’est pas naturel de parler du nom d’une marque en soi (à part quand on recommande un lien ou un produit dans une boutique en ligne par exemple), par contre on va parler plutôt usages ; prenons l’exemple des chaussures de running : la façon dont je cours, les couleurs que j’aime, les inspirations que me soufflent l’action de courir, mon bien-être, la séduction entre célibataires qui font de la course, autant d’items qui apporteraient beaucoup plus d’un point de vue research & insights ne sont quasiment pas monitorées à date. Nike, Adidas, Puma : on s’appelle ?
  • l’anticipation des besoins futures : la plupart des gens qui s’expriment en rapport avec une passion ont des tas d’idées innovantes : pourquoi ne pas associer R&D et R&I autour de la table “Social Media Monitoring ?”
  • le lien “influence digitale” / impact réel : on a de quoi décortiquer ce qui se passe offline, on a de quoi mesurer à peu près ce qui pourrait se passer online ; pourquoi ne pas commencer à croiser des données entre les 2 mondes ?

Des données sensibles sur lesquelles IBM mise en 2011 (sans parler de Salesforce). 2011, le grand retour du CRM amplifié ? Peut-être. Quoiqu’il en soit, soyez prêts.

En 2011, pour se faire mutuellement plaisir, on va reprendre notre KPI par le bras, mettre nos citoyens-consommateurs en face, et puis peut-être aussi ne pas jouer au fou du ROI court-termiste.

Elle était facile.

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November 24th, 2010

L’efficacité de la publicité online : infographie

by Laurent Francois

Citoyens

Soyons clairs : y’a des killers du ROI et de l’efficacité publicitaire en ligne dans mon open space.

Comme si leur taf quotidien leur suffisait pas, ils ont aussi produit une infographie afin de résumer les bonnes étapes et les enjeux de l’efficacité de la pub online.

L’analyse et l’explication sont sur le blog du Marketing Services d’Express Roularta :

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October 1st, 2010

La valeur d’une idée à l’heure des médias sociaux (cours @ ESCP Europe / mmk2)

by Laurent Francois

Citoyens ! Hier soir, j’avais rendez-vous avec les brillants esprits du Master in Marketing & Creativity (ESCP Europe) afin de discuter de la valeur d’une idée à l’heure des médias sociaux.

Question touche-à-tout quand on voit les millions d’initiatives lancés chaque semaine à travers le monde. Au fond, qu’est-ce qui fait qu’une idée perce au grand jour plutôt qu’une autre ?

Plongée dans de nouveaux paradygmes (modernité liquide, économie de l’attention), méthodologie afin de transformée des idées en “Idéaux” (Ogilvy’s Big Ideal), enjeux du change management, critères de mesure…et au programme, 2 études de cas dont les résultats seront diffusés dans quelques semaines pour Architurn ainsi qu’Arteest, 2 brillantes initiatives lancées il y a peu…

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August 10th, 2010

Retour sur Investissement ou Aller vers Investissement dans les médias sociaux ?

by Laurent Francois

Citoyens !

Quand il s’agit de stratégie (grand mot) Social Media, une des premières inquiétudes est la notion de “retour sur investissement”.

Je pense que c’est une erreur conceptuelle.

On devrait plutôt penser en termes d’ “Aller vers Investissement”. En poussant l’analogie du voyage :

  • ce qui est en jeu avant même de penser s’adresser à des influenceurs, ou au grand public, c’est de préparer l’organisation à accueillir, comprendre et gérer le web social, dans les différentes fonctions de l’entreprise. Comme dans un voyage, une personne ou une marque doivent préparer leurs bagages, les “packager”, voir les prochaines étapes à venir
  • en se rendant dans un nouveau pays, on doit avant tout acheter aussi de la monnaie locale. Donc si tu es une marque américaine, tu ferais mieux de convertir tes dollars en euros ;) tu dois aussi vérifier les taux, appréhender le prix de la vie courante sur place etc.
  • tu essaies souvent de trouver des amis ou des contacts sur place, qui t’aideront à entrer plus en profondeur dans la nouvelle culture
  • tu liras le guide du routard ou plus généralement trouvera des écrits sur les coutumes locales
  • tu te vaccineras, sans doute aussi !

Seulement après tu devrais penser au retour. Et c’est particulièrement vrai dans les médias sociaux.

Qu’en pensez-vous ?

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