Posts tagged ‘social media marketing’

January 18th, 2012

3 choses simples plus importantes que les techniques de Social Media Marketing

by Laurent Francois

Cette semaine, j’ai redécouvert 3 choses simples qui ont amélioré mon expérience consommateur :

  • un artisan m’a averti par téléphone qu’il était en chemin vers mon appartement. Un signe simple, pourtant quasiment jamais bien réalisé par les e-marchands
  • j’ai cherché pendant des heures un numéro de série , évidemment introuvable. Alors que les CRM ne cessent d’être optimisés, il parait incroyable qu’un chiffre manquant bloque toute une chaine de valeur
  • j’ai offert un tips à un livreur qui avait plus que bien fait son travail : en ligne, je peux rarement valoriser un bon e-shop d’un autre

C’est tout.

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November 17th, 2011

Une nouvelle approche du marketing : hyphenated-marketing

by Laurent Francois

Un projet de livre blanc a vu le jour il y a quelques mois en discutant avec les amis Stéphane, Andrea et quelques référents du marketing à l’ESCP Europe ainsi que chez les amis de Social Media Today. Il y a en effet une controverse évidente dans le marketing des médias sociaux, un gap,  entre des opportunités business prophétisées et le fait que les consommateurs, devenus plus puissants via le digital, souhaitent parallèlement de moins en moins abandonner leurs données personnelles et leur intinmité à des marchands.

TNS Digital confirme cette tendance en démontrant que les utilisateurs des réseaux sociaux ne sont pas si enclins à être ouvert à des relations avec les marques. Ce qui assez logique en soi : parler à une canette de soda n’est pas naturelle a priori.

Dans cette économie de l’attention, la compétition n’a jamais été aussi dure. Elle a lieu à la fois derrière les écrans mais surtout dans la rue : les boutiques implémentent progressivement des tactiques sociales. Les mash-ups ont d’abord lieu désormais avec des produits durs (ex : la collection Lanvin pour H&M).

Marc Menesguen, Managing Director of Strategic Marketing pour L’Oréal a récemment déclaré pour Cap Gemini that “The difference between the traditional model and the new one that is emerging, is a difference between positioning and movement.Today it’s not enough to think about brand positioning (…) the consumer
is even more central to our strategy. Whereas in the mass media model, typically centered on television, everyone received the same message, with digital media we can design much more targeted marketing”
.

La résilience, des groupes plus serrés et plus précis, affinitaires, une histoire dynamique plutôt qu’un positionnement statique, la fusion du off et du on…De nouvelles pratiques émergent qui induisent de repenser les postulats marketing. L’objectif n’est plus de faire entrer un consommateur dans un “funnel”. L’idée est désormais d’être suffisamment pertinent pour établir un lien faible, un trait d’union (hyphen en anglais) entre la marque et le consommateur.

Parce que le consommateur devient l’actionnaire réel de la réputation d’une entreprise, la faisant grossir ou la contrecarrant en live, il y a un besoin d’analyser et de développer des approches “hyphenated” du marketing.

C’est l’objectif de ce livre-blanc intitulé  “The H-Word: towards a new social marketing approach”.Ce n’est ni une doctrine ni une méthodologie complète. Il s’agit plus d’un appel à débat, à partage d’idée. Allez-y.

 

 

Hyphenated Marketing, A New Social Media Marketing Approach

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September 19th, 2011

Pourquoi New-York a des années d’avance sur le Social Media Marketing

by Laurent Francois

Citoyens !

C’est un véritable choc que ces derniers jours passés à NYC. Un véritable choc et aussi une véritable claque. Alors qu’en France, on se demande encore quelle est la valeur d’un “like” sur Facebook, ou bien s’il est utile d’inviter une palanquée de blogueurs d’agences à des opérations où ils ne sont évidemment peu légitimes, la rue New-Yorkaise est profondément digalisée, digitalisante, connectée et connectante. La rue comme média social par excellence. Où l’on réfléchit aux meilleurs points de contact naturels plutôt qu’à réinventer une galaxie “Social Media” déconnectée du reste du marketing.

A New-York, points de vente et Social Media fusionnent :

La première chose qu’on voit sur la plupart des portes d’entrée est un QR code ; ou bien un appel à rejoindre un programme de fidélité digital. Les moments de consommation sont orchestrés : pour faire venir les clients le lundi en journée (une des pires journées), un push mail ou réseaux sociaux est poussé par la marque. Les promesses sont explicites : pour une implication du prospect correspond un reward direct (réduction) ou indirect (points).

A New-York, l’événementiel est intégré dans les présences physiques de la marque, pas en dehors

Ca peut paraître évident, mais à part peut-être Adidas à Paris qui héberge ses événements ou encore Lacoste, rares sont les marques qui décident de faire venir dans leurs murs ou dans les expressions de leurs murs leurs contacts, influenceurs ou clients lors de leurs événements. A titre de comparaison, Vitamin Water privatisait le théâtre du Renard à Paris alors qu’aux US, vous avez droit à une Fashion’s Night Out dans les boutiques directement.

A New-York, la géolocalisation vous permet vraiment d’étendre votre expérience utilisateur

Dans chaque restaurant de la ville, des commentaires (tips) sont donnés par des médias reconnus (mention spéciale au Wall Street Journal qui livre des conseils aiguisés), propageant leur force de prescription là où leurs lecteurs ou lecteurs potentiels sont. Les “specials” sont culturellement inscrits dans les mentalités US : vous avez droit à un goodies quand vous check-in-ez dans la comedy Mama Mia, ou bien à un shot spécial quand vous amenez plusieurs amis avant 23h dans un club.

A New-York, le vendeur du coin parle “Social”

Et oui : le vendeur de chaussures de la boutique Aldo vous ajoute sur Twitter, et pourtant il n’a pas eu droit à une formation Stratégies :p . C’est lui qui anime sa page locale, donc sa communauté réelle, y compris pour des grandes franchises comme EXPRESS, marque de vêtement pour hommes et femmes. Les choses sont tellement plus simples, à NYC.

A New-York, les vieux se pokent sur Facebook. (tout est dit)

Et surtout, à New-York, tous les vendeurs vous posent une première question  dans le monde réel : How are you doing?

 

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August 26th, 2011

Twitter : un business comme un autre où l’information n’est pas centrale

by Laurent Francois

Citoyens !

J’ai une gêne de plus en plus forte à utiliser Twitter ces derniers jours. Une gêne que je n’avais pas ressenti au début (2007) et qui commence à m’agacer à outrance…notamment le mythe énoncé dans énormément de médias et auprès d’énormément de groupes d’activistes :

“TWITTER, C’EST LA CHANCE DE DONNER L’INFORMATION POUR TOUT LE MONDE, EN TEMPS REEL, PARTOUT ET TOUT LE TEMPS”

C’est à la fois vrai…pour une minorité de sujets (séisme, tremblements de terre, guerre médiatisée…) qui concentre une énorme partie d’attention médiatique. Et parfaitement faux pour une majorité de sujets. Surtout, ce n’est pas le nerf de la guerre pour Twitter.

Cornell University et Yahoo Researh rappelaient que “a small minority of users–around .05% of the site’s population–are generating half of all Twitter posts“. De là, 2 conclusions possibles :

  1. on est un croyant du “two-step flow” cher à Paul Lazarsfeld et on imagine que des “propulseurs” vont pousser les “tweets” d’information auprès de l’ensemble des niches…
  2. …ou bien on est un cynique et on pense que cette conjoncture n’arrive que très rarement. Car le business de Twitter, ce n’est pas l’information “noble”

A -Twitter est composé d’une majorité d’utilisateurs en petits “clusters” qui ne sont pas en premier lieu concerné par l’information

Linkfluence rappelait “que sur le web, les individus se rassemblent par affinités communes et prennent la parole sur les sujets qui les passionnent, échangeant et faisant communauté autour de ces thématiques. L’influence de même se distribue en fonction de ces sujets, un individu ou un site web n’est pas influent dans l’absolu, il l’est sur un sujet et son pouvoir de prescription ne se réalisera que lorsqu’il l’appliquera à son domaine d’expertise ou d’autorité”. En clair : si je tchatche en ligne, c’est d’abord pour nourrir un bavardage avec des gens comme moi (hypothèse bisounours : nous sommes tous des sociologues et donc nous allons tous porter la science vers l’avant. hypothèse rationnelle : on va parler de la fête de la veille avec son groupe de potes ou commenter en live une émission TV…). Ce qui veut donc dire qu’une majorité d’utilisateurs va suivre de grosses dizaines de personnes maximum, ceci afin de parvenir à garder la main et l’ergonomie pour converser. Un système de SMS amélioré en quelques sortes. Où l’actualité en soi n’est pas la préoccupation principale…

B – En contrepartie de quoi Twitter essaie d’injecter du 2-step flow via les comptes officiels et / ou suggérés et détruirait même la neutralité du réseau, donc l’offre d’informations

Ces logiques de clusters posent un problème à terme pour la valorisation réelle de Twitter : comment faire du business si les “clusters” ou petits groupes d’utilisateurs ne sont pas adressables “verticalement” ? C’est tout l’enjeu des comptes officiels : injecter des verticalités au milieu des groupes d’individus. Certaines fonctionnent plutôt bien (ex : industrie de l’entertainment, médias d’informations…) ; n’empêche qu’on retourne dans une logique d’oligopoles où on réinjecte les “bienheureux acteurs” y compris pure players dans l’expérience quotidienne des citoyens. Et qu’on se le dise : Twitter n’a pas vocation à l’impartialité ni à l’exhaustivité (c’est un business) ce qui pose fondamentalement un problème concernant la qualité de l’accès à l’information. En étant provocateur, Twitter est sans doute un des problèmes (ou symptômes) de la faiblesse du discours sur la neutralité du réseau. “Ce principe exclut ainsi toute discrimination à l’égard de la source, de la destination ou du contenu de l’information transmise sur le réseau.” Twitter est de fait discriminant car introduit des logiques de CRM : écarter les mauvais payeurs. Écarter les mauvais consommateurs. Valoriser les bons clients et les bons consommateurs aka ceux qui un jour injecteront l’argent.

C- Les clusters n’aiment pas être violemment mis en rapport et réduisent donc le champ des possibles ainsi que les points de vue

C’est aussi un point de vue cynique : rares sont les brillants commentateurs du web qui polluent les newsletters digitales aimant le contact avec des communautés d’auditeurs de Skyrock. Rares sont les clusters pro-palestiniens qui conversent avec bonheur avec des communautés pro-israéliennes. On parle beaucoup de point Godwin : dans le cas de twitter, tout est mis en œuvre pour faire une forme de guerre “preemptive” contre ces clashs.

Twitter, serait-ce le mal ?

A mon sens, non. Simplement d’un point de vue de logique d’influence digitale, Twitter est juste un marais belliqueux, qui ne salit pas les mains mais qui peut pourrir les esprits pour qui sait contrôler ses codes. Un peu comme l’implantation de télégraphes pendant la guerre civile américaine, contrôler les facteurs de propulsion de l’information, c’est contrôler le premier la narration d’un sujet, où simplement parler d’un sujet lui-même.  Et s’il n’est pas un marais belliqueux, il est simplement un endroit intéressant pour des passionnés d’échanger quelques bons mots, quelques bonnes ressources…entre autres endroits pour le faire. Il n’est donc pas un endroit où le traitement de l’information serait aidé, ou optimisé. Twitter est un business, un outil. Et seulement ça

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August 5th, 2011

De nouvelles idées en Social Media Marketing: une chaine de blogs

by Laurent Francois

Citoyens !

Il s’en est passé des choses via / grâce / à cause (de) Citizen L. en quelques 3 ans et demi, plus de 950 posts, et près de 2000 commentaires.

Le contexte a foncièrement évolué : les “blogueurs” qui tiraient le phénomène des médias sociaux en termes d’attention médiatique se sont rapidement faits rattraper de tout un nouvel écosystème où chacun est potentiellement un “web-blogger” en puissance. le mobile a bouleversé les cycles de vie des informations, qui se trouvent non plus seulement linéaires mais bien plutôt en forme de courbe de Lissajoux (le truc qu’on voit via un oscilloscope).

La conversation n’a donc plus spécifiquement lieu entre cercles d’ “initiés” seulement. Et c’est probablement la meilleure nouvelle que de signaler l’erreur magistrale de la définition d’une quelconque “blogosphère” que j’avais reprise dans mon tout premier post :

“La liberté de choix rend le vedettariat inévitable …Le modèle présuppose que les utilisateurs ultérieurs prennent place dans un environnement déformé par les utilisateurs précédents ; le mille et unième utilisateur ne plébiscitera pas de weblogs aléatoirement, mais sera plutôt influencé, même si c’est inconsciemment, par les préférences exprimées dans le système auparavant. Il faut noter que ce modèle est complètement muet quant à la raison pour laquelle un weblog peut être préféré à un autre.

En fait, on se rend compte que les systèmes de “vedettariat” ne concernent qu’une toute petite frange des groupes s’exprimant via le web. Non pas une “élite”, car il s’agirait de les considérer en haut d’une pyramide sociale, mais bien plutôt des individus en liens avec quelques institutions ou organisations institutionnalisantes notamment médiatiques, marketées ou professionnelles.  Pour les autres le plaisir prime. Les affinités sont certes influencées par l’existant (Google trace des voies et cadre aussi le défrichage sur un sujet…), mais la manière dont les nouveaux entrants s’organisent est le plus souvent affranchie des codes des groupes précédemment installées. Ainsi des étudiants en marketing d’une école X vont d’abord se lier entre eux, citant vraisemblablement une myriade de nouveaux centres de gravité ; ainsi des jeunes entrepreneurs vont-ils lancer un business autour de la mode en se greffant sur un postulat mondial, créant une nouvelle verticalité en France.

Il importe dès-lors pour se rafraichir les idées, quand on est presque un jeune papy du web, d’aller puiser d’autres sources d’inspirations.

Le deal est le suivant : faire une bonne vieille chaine entre “blogs” autour de 5 idées qui vont apparaitre via / grâce ou à cause du Social Media Marketing. Je commence donc :

  • l’expérience marketing sur les points de vente va totalement se métamorphoser ; d’une zone considérée comme destination (le consommateur va produire l’acte d’achat dans la boutique), ils vont devenir des zones de passage donc des zones de contact où l’acte d’achat aura lieu plus tard (je repère, je me “lie” à la marque, je décide plus tard)
  • le pouvoir de suggestion va se baser sur le pouvoir de recommandation de façon encore plus intensive. De manière claire : c’est à travers les choix de vos contacts/amis/connaissances que les algorithmes de “suggestion” vont être optimisés. Ainsi sur Amazon.com par exemple, vous n’aurez plus seulement des livres “related” aux livres que vous êtes en train de mettre dans vos paniers d’achat, mais aussi des produits ou services connexes, basés sur les expériences connexes de vos contacts
  • les zones “underground” vont se développer et les logiques de clubs privés (aka accessibles non pas à travers un moteur de recherche mais parce qu’on vous a donné le lien en mains propres) vont se développer. Vive le “No Follow”
  • de nouvelles affinités dues à la réel-isation du monde digital vont émerger en ligne ce qui va encore faire exploser les expériences utilisateurs
  • les procès se basant sur la propriété intellectuelle vont continuer à s’accélérer; on le voit déjà via les blogueuses mode qui se font piquer leurs idées par les grandes marques; ce qui va conduire à une privatisation du web en tant qu’ancien domaine public

Je demande donc à Chasseuses de Tendances de nous livrer ses vues, mais aussi au Prince du Web (car il a un aka qui est digne de Citizen L.), aux Archivistes parce qu’ils sont en train de passer du soft rock au punk hardcore, à Françoise Fassin aka BookGirl car elle est une planneuse de génie, à Alice in Wonderlinks pour la revue magistrale de liens qu’elle fait, et à Stéphane Lautissier qu’on ne présente plus.

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July 26th, 2011

La guerre des idéologies dans les médias sociaux : one best way contre learning by doing

by Laurent Francois

Citoyens !

Vous n’avez pas l’impression en lisant la littérature marketing ayant trait aux médias sociaux que l’écosystème se divise en deux clans ?

L’orthodoxie 2.0

D’un côté, les tenants d’une forme d’orthodoxie : il y aurait un “one best way“, des “meilleures pratiques” pour ouvrir une page Facebook ; pour animer une communauté; ou encore pour mettre en place une stratégie éditoriale. Ce “one best way“, emprunté au Taylorisme, donne l’illusion d’une rationalisation possible des techniques Social Media. Cette rationalisation se base sur des indicateurs de performance systémiques simples : accroitre le nombre fans / augmenter le trafic vers un espace / développer la fréquence d’écho d’un billet publié par une marque.

On les reconnait souvent par des titres en forme de conseil. En vrac : comment optimiser sa stratégie 2.0 sur Facebook ? Quels meilleurs outils pour écouter les conversations en ligne ? Comment animer une page Facebook ? Comment attirer l’attention sur une page Facebook ? Comment recruter de nouveaux followers sur Twitter ?

Ce qui me gêne dans ce type d’approche et que sous des airs de “services rendus”, c’est bien plutôt une vision cadenassée de la discipline du Social Marketing qui est professée. Les “études de cas” deviennent des sentiers à suivre impérativement. Les influences se limiteraient à un petit pool d’initiés, qu’il devient de plus en plus difficile de pénétrer. Surtout, on passe à côté du coeur du Social Media : les individus ; leur capacité à être irrationnel ; une théorie des organisations plutôt qu’une théorie d’une chaîne de montage.

L’orthodoxie 2.0 se nourrit de la pensée pauvre et engendre la pensée pauvre

Le problème est que cette orthodoxie 2.0 a des conséquences dommageables pour le marché, pour le marque et pour les individus eux-mêmes.

On constate d’abord une multitude de brief sans véritable objectif de communication : sans faire de name dropping, on voit se multiplier les notes ou “briefs” où l’objectif est par exemple une acquisition de nouveaux “fans” sur Facebook. Briefs qui au lieu d’être challengés (un fan so what ?)  se voit satisfait par une diversité d’experts, bureaux de community managers (sic/sick), perlimpinpins des temps modernes.

L’autre danger est une perte de prise de risque : une marque doit être “transparente”, “dans la conversation”, doit répondre à un consommateur en colère “en temps réel”, on doit faire attention au “personal branding” en remerciant les gens qui vous citent et en étant toujours dans le positif. 2 contre-exemples à ça :

  • les marques (compagnies ou individus) qui fonctionnent sont des marques “authentiques” aka qui osent aussi vous dire non ou même si vous ne servez à rien à aller voir ailleurs si elles y sont. Le principe du CRM (écarter les mauvais payeurs…) n’a pas de raison d’être différent à l’ère digital. Sauf hypocrisie notoire, bien sûr
  • des marques parfaitement absentes des médias sociaux continuent à performer sur les objectifs réels (vente / notoriété / prestige). Mon boulanger par exemple qui a encore embauché ce mois-ci. Ou bien boXoX.me qui se fait un malin plaisir à créer de la distance. Ou bien Seth Godin, pas présent sur twitter (oui oui, le parrain des marketers nord-américains n’est pas sur twitter et le vit super bien). Le vrai luxe vous dit-on

L’incertitude et le “learning by doing” sera notre (seul) salut

Le monde se divise bien en 2 castes : ceux qui vous disent devant un nouveau projet “je ne crois pas en ton modèle” (orthodoxes) et ceux qui vont vous demander l’objectif final et le moyen d’y arriver.

Chaque problématique client ayant un volet “Social” devrait être challengée en dehors des prêt-à-penser ordinaire. Une seule question compte : pourquoi communique-t-on ?

3 idées pour se rafraichir l’esprit devant un brief :

  1. trouver le moyen de ne pas inclure Facebook, Twitter ou YouTube dans la recommandation
  2. essayer de partir d’un “metrics” qui soit beaucoup plus orienté “chiffre d’affaires” ou “aide à la vente” : c’est l’impératif des directions marketing annonceurs pour les années à venir
  3. tenter de benchmarker la problématique client dans des univers qui ne lui sont pas propres. Pourquoi ? Parce que sur le web social, vous pouvez être en concurrence non pas avec vos homologues du même secteur mais avec des individus qui prescrivent un territoire. La culture est un bon exemple de territoire propre à l’ “hyphenated-marketing”. Nous y reviendrons.
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July 18th, 2011

Google + devrait s’enamourer des Pearltrees-like ou l’avenir du shopping drag and drop

by Laurent Francois

Citoyens !

Les commentaires vont bon train concernant Google + . Pour ma part, pas d’énormes révolutions de mes propres usages, pour la simple et bonne raison que l’étape 1 de la propagation de Google + repose sur une notion désormais hyperstatique : le carnets d’adresse.

A la différence près que si les MySpace ou autres Facebook ont pu recruter sans avoir à justifier de services additionnels révolutionnaires (“log and see”), Google + arrive après une phase de maturation des réseaux sociaux vers le grand public, et de façon internationale. Difficile pour l’utilisateur de simplement faire confiance à Google pour un service additionnel.

Il manque cette dimension dynamique dans l’acquisition des publics ; on pourrait presque parier que les prochains grands succès des médias sociaux n’auront pas lieu seulement via une contamination d’adresses emails mais par de véritables “missions” ou “call to actions” demandés aux utilisateurs prospects. Un peu à la manière de FourSquare qui a d’abord émis la promesse de débloquer des badges comme première monnaie d’échange à une inscription à son service.

La seule vraie révolution “utilisateur” qu’on peut voir poindre est probablement la dimension “drag and drop”. Un web plus intuitif développé depuis le lancement de Pearltrees où on commence à faire fi des ergonomies passées finalement anti-naturelles (les grands-pères sont toujours aussi choqués du mot “souris”) pour revenir à un geste de sélection plus humain. Google + ne revêt pas encore de logiques “affinitaires” : les “cercles” que je crée sont peuplés d’amis proches ou de mes contacts privilégiés (ou alors vous avez bien fait vos listes d’amis Facebook et vous n’avez plus qu’à copier coller les groupes). Je n’ai absolument aucune envie à date d’aller recruter un autre contact en tant que tel ; les contacts qui me rajoutent y arrivent par mon blog ou par twitter, plutôt par curiosité que par vraie proposition de valeur. Dans la logique de Pearltrees, peu importe mon capital d’amis de départ : je rentre par une affinité, par une passion, en faisant au début abstraction de qui je suis. Ce n’est qu’après que le service me propose de synchroniser mes comptes facebook ou twitter pour amplifier les effets de rayonnance.

La vraie révolution de Google + pourrait en fait ne pas cibler véritablement les mécaniques “user-centric” mais “sites-centrics”. A date, on en est encore à la préhistoire (sauf en Asie et particulièrement au Japon et en Corée) d’une cohérence “web based” de marque : je suis encore bien souvent très en dehors de l’expérience web d’une marque quand j’entre dans une de ses boutiques. Mais quand les boutiques seront toutes équipées d’écrans, tactiles ou non, alors on peut imaginer que la logique de “drag and drop” ou de “drive to panier d’achat” seront le nerf de la guerre : pour faire passer à la caisse les consommateurs ; pour les fidéliser sur le long-terme en comprenant leurs parcours : pour les utiliser comme vecteurs marketing auprès de leur entourage.

Google + n’est donc pas un Facebook killer, mais bien plutôt une anticipation de ce que sera le “marketing de site-marque” d’ici 5 ans. On fait le pari ?

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