Posts tagged ‘storytelling’

December 29th, 2010

Le deep acting, enjeu central du storytelling des organisations

by Laurent Francois

Citoyens !

Le planner Stéphane Lautissier qu’on ne présente plus m’a mis la puce à l’oreille en parlant sur son blog d’une notion étrange, le “deep acting“. Le deep acting vient du théâtre : en considérant que la scène EST le monde réel, l’acteur va donc bouleverser non pas son jeu mais ses émotions profondes afin d’intérioriser son rôle à l’extrême. L’objectif de cette forme de schyzophrénie : créer un lien d’affect profond avec le public, aller chercher l’empathie. Dans une dimension plus marketing : faire semblant en toute bonne foi. Comme dirait l’autre, on ne ment sincèrement qu’avec son coeur.

Alica A Grandey de la Pennsylvania State University a dès 2003 mené un travail de synthèse en comparant les résultats sur le service client entre des employés qui se sentaient satisfaits de leur position et ceux qui se sentaient moins à leur place.

Le déséquilibre est intéressant : un employé se sentant moins bien était paradoxalement plus enclin à faire semblant, à sentir qu’il jouait un rôle avec son client, alors qu’un employé se sentant au top de sa forme ne peut foncièrement jouer la comédie en conscience.

Résultat des courses : les dress-codes type UBS pourraient quasiment être contre-productifs pour créer du consentement au sein des employés. Ce qui compterait donc plus selon Grandey, ce serait de mettre en place les mécaniques d’adhésion volontaire (servitude volontaire ? ) des employés à des normes, à des valeurs. Un employé partageant et participant à des objectifs serait au final un bien meilleur élément pour le client final qu’un individu faisant semblant à outrance. Cette adhésion co-créée permettrait aussi en temps de crise ou de difficulté de l’organisation d’induire que les employés fassent bloc : qu’ils fassent donc semblant, mais cette fois-ci en toute bonne foi.

Le deep acting pourrait bien être un enjeu central du storytelling des organisations ; de drôles de parallèles à mettre en place avec les logiques d’authenticité dans les médias sociaux.

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November 16th, 2010

Samantha Bee, Love To Give pour eBay : structurer le phénomène YouTube dans une campagne Social Media

by Laurent Francois

Samantha Bee causes an Unwrap Attack | Love to Give – watch more funny videos

Citoyens !

eBay frappe un grand coup avant les fêtes de Noël à travers une saga Social Media intitulée “Love to Give“.

Samantha Bee, canadienne vivant à Manhattan, humoriste pour le Daily Show depuis 2003, anime en ligne sur eBay et YouTube et pendant 6 semaine une  chronique vidéo visant à dépeindre les attitudes loufoques de nos voisins américains s’agissant du “déballage de cadeaux, qui donne lieu à des milliers de production amateur chaque Noël. Un phénomène pas si récent puisqu’il y a déjà 14 ans, un jeune adolescent, Brandon Kuzma, déballait une Nintendo 64. Ses parents filmaient ce moment de joie intense. En mettant en ligne sa vidéo sur YouTube en 2006, il explosait les hits. BMW achetait alors les droits pour un montant de 50 000 $ afin d’intégrer ces extraits dans une de ces pubs.

La campagne Love To Give va 3 crans plus loin et démontre une tentative de afin de structurer les phénomènes YouTube. Une plateforme pas si évidente à appréhender par les marketers, qui la considèrent au pire comme un gigantesque dépotoir des consommateurs, ou comme une menace infernale, ou au mieux comme un formidable “levier de buzz” (bannissons ce mot…).

La stratégie est relativement simple : surfer sur une tension socio-culturelle américaine à savoir la frénésie des courses de Noël en s’inscrivant dans ses règles et en devenant le carrefour évident des conversations sur ce sujet. Chirstopher Payne, VP NA pour les opérations de eBay résume son analyse PESTEL :  “les consommateurs aiment chercher un produit, aiment en parler et aiment partager (…). Les canaux “sociaux” sont devenus dominants“.

Dès-lors, eBay a cherché une icône médiatique afin de s’assurer un pic d’intérêt pour leur campagne, et s’éviter un travail aléatoire de construction artificielle de notoriété. Samantha Bee apporte cet atout sur la table.

Ensuite, eBay met en avant les contributions des internautes là où ils sont, YouTube, les valorisent et les récompensent. Le jeu concerne le public final, directement. Enfin eBay ne réinvente pas la roue : il s’agit simplement de pousser le social shopping vers le e-commerce.

Une illustration de plus que les stories se structurent, y compris pour un push tactique. Un Social Media marketing de plus en plus proche des plans d’actions marketing…tout court.

De

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November 9th, 2010

ADN de marque offline : un atout, pas un moteur, “luxe oblige”

by Laurent Francois

Citoyens !

Une étude brillante de L2 (Digital IQ Index: Luxury report) sur le luxe apporte du grain à moudre aux storytellers et digital strategists.

En prenant comme études de cas les principales marques de luxe, un postulat intéressant fait débat dans les milieux autorisés :

Il existerait un ADN de marque qui de fait expliquerait pourquoi certains noms “marchent” mieux que d’autres en ligne ; en clair, le poids d’un Vuitton serait tellement ancré dans les esprits que peu importe les actions menées, cet ADN porterait presque seule la notoriété de la marque.

La méthodologie de L2 est futée (on l’utilise tous, mais rarement en utilisant 2 variables en tableau croisé) : benchmarker les grandes marques de luxe en croisant Google & Facebook. Le point d’entrée dans la conversation (la recherche) et la caisse de résonnance des conversations (Facebook).

“A closer look at brand’s number of Facebook Likes versus the number of global monthly organic searches for a brand name on Google – proxy for brand equity online – provides a litmus test to identify brands that are social media overachievers,” says L2 in its latest Digital IQ Index: Luxury report”

Ce qui permet de voir quelles marques sont portées par les individus tandis que les autres ne sont que recherchées.

Les résultats sont éloquents : si Burberry fonctionne aussi bien par rapport à un Rolex, c’est bien qu’il s’agit du résultat d’un engagement fort de la marque sur le réseau social et partant d’une stratégie plus englobante :

“A closer look at the Facebook content scores – frequency of posts, innovative programs, transaction-orientation – reveals that overachievers have scores nearly three times those of underachievers, suggesting success on Facebook is largely the result of platform engagement and programs, not offline equity”.

Ce qui permet d’expliquer que le brand equity “passif” (ou peut-être en schématisant l’ADN de marque offline) non transformé par une vraie capacité à injecter une dimension social media est une destruction de valeur criante : décevoir son pool de consommateurs potentiels (qui vous cherchent) en ne l’incitant pas à s’engager avec vous. D’autant plus vrai aux Etats-Unis où le e-commerce pour les marques de luxe est crucial : il importe d’écrire rapidement des histoires de marque avec comme co-auteurs certains pools d’influenceurs digitaux.

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August 18th, 2010

Lady Gaga, culotte et co-création de réputation

by Laurent Francois

Citoyens !

Il y a quelques temps, je me rappelais d’un ponte du storytelling qui expliquait que l’imagination pouvait être un récit collectif, partageable, “embeddable” à chaque occasion, digitale ou non.

Lady gaga a encore fait fort en mettant sur scène une culotte lancée par un spectateur qui comportait ses coordonnées Twitter et un (glam) “I fuck you” :

“Sam Faubert, un jeune américain de 19 ans, a lancé sur scène une culotte griffonnée de messages tels que “I fuck you” et de ses coordonnées (e-mail, Twitter, Facebook…)”.

La question que je me pose : Lady Gaga est certes une marque, qui partage certes sa réputation avec nombre de ses afficionados qui valorisent donc son pouvoir. Dès-lors, à quel moment va-t-elle être victime d’une OPA hostile ? A quel moment va-t-elle perdre le contrôle ? A quel moment, ce qui apparait être une histoire cohérente va basculer dans l’absurde ?

Le problème étant que dans cette démocratie de la réputation, rares sont les artistes qui bénéficieront d’un come back voulu par un fonds d’investissement.

A suivre, dans ce PMU digital…

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August 3rd, 2010

Les marques n’ont-elles vraiment rien compris aux médias sociaux ?

by Laurent Francois

Citoyens !

Des centaines d’articles tombent chaque jour, qui dénoncent l’incapacité chronique de certaines marques à comprendre certains enjeux du Social Media marketing ou du web en général.

Soit.

N’empêche qu’accuser les marques sert surtout à occulter un fait : elles sont peuplées de décisionnaires, d’êtres humains, de courroies de transmissions qui sont plus à blâmer que l’entité corporate ou que la simple étiquette. Un peu facile. Et un peu arrogant de déminer certains travaux de fond où des centaines d’employés essaient juste de bien faire leur job.

Intégrer le Social Media est un enjeu qui touche globalement toutes les fonctions de l’entreprise. Plus seulement le département marketing seul ou la direction communication (si tenté que les 2 se parlent). Ce qui démultiplient les interlocuteurs, ce qui rend gigantesque l’effort à fournir par le corps entier. Ce qui veut surtout dire qu’intégrer le Social Media est une processus au long cours, loin des politiques “coups de poing” ou de “grand soir” prodiguées par certains “experts” du social media français : on attend toujours qu’ils décrochent leur premier client (ça c’est dit).

Un long cours qui se doit de comprendre qui sont les nouveaux types de publics à engager :

  • le web a permis des croisements affinitaires au-delà de simples données “communautaires” : quelle marque peut aujourd’hui prétendre parler aux 18-25 ans quand on voit la fragmentation des individus et leurs aspirations souvent bien contradictoires d’une niche à l’autre
  • dès-lors, comment massivement vendre la même canette de soda à une audience très disparate ?

Curieusement, les entités qui intègrent le plus rapidement le Social Media marketing (et qui réussissent) sont les entreprises qui ont sans doute une culture d’entreprise exceptionnelle :

  • des entreprises familiales, comme JM Bruneau, qui depuis des années met au cœur de sa stratégie les hommes, en essayant d’utiliser les leviers digitaux clés afin de nourrir la culture et l’esprit de corps (web tv et consorts)
  • des petites entités comme Crème Brûlée Cart qui peuvent se permettre de nourrir un dialogue à portée de main entre ses membres, ses consommateurs
  • des mastodontes comme Coca Cola qui ont depuis des décennies du fédérer en réseau des individus aux intérêts bien différents afin d’homogénéiser le discours de marque
  • des marques média qui sont devenues des carrefours de réseaux plus que des carrefours de contenus brandés

Comme si à l’ère du storytelling ou du Conversation management system, on redécouvrait que le premier public de l’histoire de marque, ce sont les employés.

La bonne nouvelle, c’est que les best practice ont tendance à se propager à grande vitesse une fois les barrières à l’entrée passées :

  • formation du personnel
  • mise en place de critères de réussite
  • transformation en valeur pour l’entreprise

Comme quoi, comme le rappelle Gregory, tout est affaire de cambouis (et de main dedans).

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July 6th, 2010

TV vs Web: Le Grand Bluff? #confD2A

by Laurent Francois

Citoyens !

J’étais hier convié par le Master D2A à la troisième édition de sa conférence annuelle afin de débattre autour du thème : “TV vs WEB : Le Grand Bluff?”.

Avec comme grande problématique de savoir si Internet révolutionne – ou pas – les créations des chaînes de télévision ou s’il n’est qu’un produit d’appel pour ramener les jeunes générations devant le téléviseur ?

En clair : les nouveaux contenus sont-ils vraiment nouveaux?
Le rapport économique n’est pas du 100% classique “distributeurs vers diffuseurs” ?
Et en filigrane : comment faire travailler des gens ensemble ?

Les invités présents :

Laurent Storch – TF1 (Directeur des programmes), en passe lancer Secret Story 4
Christophe Cluzel – Orange Vallée (Chef de produit Transmedia Lab )
Claire Leproust – CAPA (Directrice du département Développements numériques)
Arnaud Dressen – Honkytonk Films (Co-fondateur, producteur)
René Saal - Canal + (ancien de Carat)

Manqués donc à l’appel des annonceurs avec une capacité de décision, sans doute aussi une agence conseil et un acheteur média…

Pour Laurent Storch: il n’a pas véritablement changé son métier de faiseur de programme.
Le vrai changement ; l’organisation et les enjeux de droit. Il y a 15 ans, TF1 a pris un faux départ: il y avait trop de journalistes recrutés, c’était très compliqué quand des négociations avec Hollywood s’opéraient. TF1 avait confondu entertainment et journalisme.
Aujourd’hui ; on négocie les droits TV puis après on se laisse 6 mois pour le reste.
Parallèle avec les Mongols et leurs tactiques guerrières (archers vs cavaliers) : faut-il prendre des bons programmeurs ou faut-il expliquer aux digital natives la TV?
Attention, pour LS, il n’y a pas foncièrement malaise : le téléphone a mis 25 ans pour qu’on trouve le bon usage. Le SMS, 10 ans.

Pour René Saal, l’enjeu est différent
Puisque Canal+ est une chaine payante : l’enjeu est de garder la qualité et l’exclusivité pour justifier un abonnement.
Internet pour Canal : pionnier, mais finalement se reconcentrer sur la TV est un bon deal. Les contenus de Canal étaient finalement déjà web-compatibles (courts, coupables, déclinables vers une seconde vie en les rendant accessibles sur le web).

Claire Cluzel rappelle (enfin) que “Web vs TV” n’est pas la bonne opposition. Chez Capa, les chaines sont des clients, donc ils doivent anticiper les besoins clients.En clair : il ne s’agit pas seulement de faire de la création mais aussi du…marketing (même si le mot n’est pas prononcé).

On note une petite révolution des missions des ressources humaines. Dans “Les Infiltrés”, les journalistes ont fait la modération des forums eux-mêmes !
Capa imagine avec Allociné, le média du cinéma, qui tire derrière 300 blogueurs, une émission faite par les blogueurs, en négociation avec France 4. Le web peut ainsi être un pillier de l’émission. Capa imagine aussi une émission d’histoire qui ne laisse pas le monopole à Google de nous dicter notre mémoire. Vont être apposées des plateformes contributives avec Arté.
Autre élément : comment nier de nouveaux viviers de talents de ligne? Donc comment trouver des histoires afin de pouvoir intégrer ces sujets ? Capa s’essaie à des expériences non linéaires…Un exemple, avec Canal, une agence de pub, et une webagency : ils développent un programme inspiré par le jeu vidéo avec une expérience où on brouille fiction et réalité. On prolonge des fictions embarquées auprès de communautés et on fabrique une vision avec plusieurs parties prenantes.

Arnaud Drassen intervient en précisant qu’ “on pense une fiction non pas seulement pour réussir en TV”.

Christophe cluzel va un cran plus loin en prenant  l’exemple de Channel 4 : la chaine a mélangé ses équipes éditoriales et interactives. On ne doit pas les opposer, des boucles vertueuses existent !
A 35 ans une blogueuse n’est plus digital native. Dans le jeu vidéo, on peut donner plusieurs couches d’entrée qui vont permettre d’avoir une histoire spécifique à chaque média (et donc à chaque public).
Il réaffirme qu’Internet a connu un développement exponentiellement plus rapide que les autres évolutions de média. Il prend deux exemples de expériences originales transmédia :

  • ‘On lâche rien” vendu à NRJ12, faite pour Mennen
  • “Kaira shopping” brandé par pepsi. Packagées avec kaira shopping, les bouteilles ont vu leurs ventes exploser

René Saal rétorque : avec quel argent peut-on faire ce type de programme ? D’un côté pour RS, on constate une individualisation des contenus extraordinaires. Chez Carat, il avait dit que dans chaque média, il y a des prime times. Or sur internet tous les contacts se valent. 10 ans plus tard, le financement par la pub sur le web est déceptif.

Christophe Cluzel répond qu’un annonceur pourrait acheter un panel qualifié, un post-financement. Bref, que les modes de financement pourraient aller au-delà de ce qui se faisait à l’ère de la TV de papa.
Le CNC par exemple crée un département nouveaux médias, afin de “coller” aux nouveaux enjeux.

Sur les nouveaux kpis, TF1 s’est dit intéressé à conditions que les annonceurs puissent se rémunérer sur ces nouveaux indicateurs. Les diffuseurs sont excédés d’être depuis 8 ans en R&D sans cashback. A bon entendeur…

Claire Laproust craint qu’on ne doive repasser à des formats plus efficaces à court terme. Néanmoins puisque les marques deviennent aussi des médias, des logiques de préfinancement de programmes sont envisageables. Même si Plus belle la Vie : placement tests de grossesse. Pas énormes revenus. Mais on peut toucher la longue traine.

Comme par exemple Nina Ricci qui poussent des “contes musicaux” avec différents artistes :

Laurent Storch relativise : si on voit un acteur se gaver de petits gâteaux, va-t-on susciter l’envie auprès des consommateurs ?

En conclusion, quelques points que je retiens :

  • l’état du marché des “fabricants et diffuseurs de contenus” est paradoxalement assez loin des questions que se posent les annonceurs. Quand on entend Coca-Cola parler de Return On Engagement, on se demande encore comment un certain “racisme” de canal de diffusion peut encore durer
  • au-delà des indicateurs clés de performance (curieusement peu abordés hier soir), c’est aussi les nouveaux modes de vie des programmes qui m’intriguent. Si Orange a une vision à peu près claire d’un cycle de vie de produit (par canal, par public, par objectif de…marketing), je doute beaucoup plus pour des TF1…mais aussi pour les producteurs de web docu. Un ami présent dans la salle regrettait le “manque d’ambition” et le “pourquoi fabrique-t-on du contenu ?”. “Parce que c’est cool” est difficilement recevable…
  • la question du grand public m’interpelle : on a entendu hier soir des dizaines de fois le mot “digital native“. Je hais cette dénomination depuis plus de deux ans, car elle entretient le mythe d’une génération spontanée connectée vs les autres vs les vieux. On avait hier la parfaite illustration de ce manque de connaissance du public historique du web social, à savoir les…retraités (historiquement, une des deux populations les plus “web social” en France). Comme si on devait opposer systématiquement TV vs web
  • la marque est encore discutée comme une poule aux oeufs d’or, mais qu’on souhaiterait paradoxalement cacher. Plusieurs fois, la question du placement produit a été évoqué. René Saal a rappelé un principe “radical” : ne pas faire de placements produits dans les productions Canal +…Tout en diffusant des séries US truffées de placement produit. Quand l’idéologie fait des concessions peu cohérentes avec le business
  • on sent cependant une énorme envie d’avoir une chaine de valeur claire. Parce que le cash ne tombe plus à flots. Parce qu’on voit des initiatives percer. Parce qu’au final, le payeur va l’imposer

A suivre, et bravo au Master D2A pour cette table ronde formidable !

Ci-dessous, le live-tweet d’hier soir.

  1. Elisa Hauet elisahauet

    L’espace de Pub sur le web ne vaut rien car il n’y a pas de prime, donc pas de valorisation#Rene Saal #confD2A about 5 hours ago via Echofon depuis Paris, Île-de-France

  2. Timothy Duquesne timothyduquesne

    Ne comprend pas l’expression “combat d’auteurs”:sur le web,les auteurs ne sont pas concurrents les uns des autres #delinearisation #confD2A about 4 hours ago via Twitter for iPhone

  3. Laurent Francois lilzeon

    TF1 et moi c’est une histoire d’amuuuuur #confd2a about 4 hours ago via mobile web

  4. Victor Milchberg vmilchberg

    Il y aurait 15% de multi-tasking chez les 15-24 ans.C’est tout???Je suis sur le cul j’aurais vu ça à l’inverse.Ou j’ai pas compris? #confD2A about 4 hours ago via Echofon

  5. Clémence Mermoz clemencemermoz

    A. Dressen (Honkytonk Films) : “Le papillonage sur Internet et dix fois pire que le zapping en télévision”. #confD2A about 4 hours ago via Twitter for iPhone

  6. Victor Milchberg vmilchberg

    btw désolé de pourrir vos timelines avec la #confD2A. bisous about 4 hours ago via Echofon

  7. Victor Milchberg vmilchberg

    R.Saal n’est pas très solicité. Personne ne chronomètre le temps de parole? #confD2A about 4 hours ago via Echofon

  8. Clémence Mermoz clemencemermoz

    L. Storch (TF1) : “Si Google est très riche, ils ne vont pas s’embêter à faire des longs métrages, ils rachèteront Warner”. #confD2A about 4 hours ago via Twitter for iPhone

  9. Clémence Mermoz clemencemermoz

    L. Storch : “TV vs Web : Le combat sera un combat d’auteur, ça ne sera pas un combat de tuyaux”. #confD2A about 4 hours ago via Twitter for iPhone

  10. Victor Milchberg vmilchberg

    Ex. de cross-média jeux tv/web: nouvelle star, via le site officiel, twitter, participation aux votes #confD2A C.Cluzel about 4 hours ago via Echofon

  11. Victor Milchberg vmilchberg

    Difficultés jeux internautes en // avec plateaux st technologiques et juridiques (différence de conditions pvt ê injustes) #confD2A L.Storch about 4 hours ago via Echofon

  12. Victor Milchberg vmilchberg

    3 épisodes de Clem en tournage.Procter&Gamble cherche à y faire du placement de produits.Web/Internautes ont 1 part majeure ds dvpt #confD2A about 4 hours ago via Echofon

  13. Elisa Hauet elisahauet

    TF1 laisse le choix du dernier candidat qui entrera dans #secretstory aux internautes!! #Laurentstorch #confD2A about 4 hours ago via Echofon depuis Paris, Île-de-France

  14. Clémence Mermoz clemencemermoz

    L. Storch (TF1) : “Demain, on ouvre aux internautes la possibilité de désigner le dernier candidat qui rentrera dans Secret Story”. #confD2A about 4 hours ago via Twitter for iPhone

  15. Clémence Mermoz clemencemermoz

    C. Cluzel (Orange Transmedia Lab) : “Je n’ai pas de business modèle, sinon je ne serais pas là”. #confD2A about 4 hours ago via Twitter for iPhone

  16. Elisa Hauet elisahauet

    Coût de la grille de TF1: 900 millions d’euros #confD2A about 4 hours ago via Echofon depuis Paris, Île-de-France

  17. Victor Milchberg vmilchberg

    Modèle de Clem abordé par A.Dressen cf. les business modèles de la tv s/web: blog, ado.fr, tf1–>plusieurs entrées de tvspect #confD2A about 4 hours ago via Echofon

  18. Clémence Mermoz clemencemermoz

    C. Cluzel (Orange Transmedia Lab) : “Je n’ai pas de business modèle, sinon je ne serais pas là”. #confD2A about 4 hours ago via Twitter for iPhone

  19. Victor Milchberg vmilchberg

    Modèles Capa: autoprod, coprod avec les chaines, jeux gratuits puis payants par syst. d’addiction, payant à la carte s/ iphone-ipad #confD2A about 4 hours ago via Echofon

  20. Victor Milchberg vmilchberg

    Avenir proche de la tv sur le web: liens hypertexte poir la catchup sur programmes tv sur le web. Audiance en hausse? C.Leproust #confD2A about 4 hours ago via Echofon

  21. Clémence Mermoz clemencemermoz

    @Laurent_Sorbier Commentez avec nous sur #confD2A :) about 4 hours ago via Twitter for iPhone en réponse à Laurent_Sorbier

  22. Arnaud@Thurudev arnaud_thurudev

    RT @clemencemermoz: Laurent Storch (TF1): “Économiquement, Internet n’aurait aucun sens s’il n’était pas adossé au groupe TF1″. #confD2A about 5 hours ago via TweetDeck

  23. Clémence Mermoz clemencemermoz

    Claire Leproust (Capa) : “Avec Internet, la vidéo est devenue un langage. Ça ne fait pour autant de tous les jeunes des auteurs”. #confD2A about 5 hours ago via Twitter for iPhone

  24. Clémence Mermoz clemencemermoz

    Laurent Storch (TF1): “Économiquement, Internet n’aurait aucun sens s’il n’était pas adossé au groupe TF1″. #confD2A about 5 hours ago via Twitter for iPhone

  25. Clémence Mermoz clemencemermoz

    A.Dressen (Honkytonk): “La publicité n’a jamais permis de financer ce qui se fait de plus intéressant en termes de création en TV”. #confD2A about 5 hours ago via Twitter for iPhone

  26. Elisa Hauet elisahauet

    L’espace de Pub sur le web ne vaut rien car il n’y a pas de prime, donc pas de valorisation#Rene Saal #confD2A about 5 hours ago via Echofon depuis Paris, Île-de-France

  27. Clémence Mermoz clemencemermoz

    Laurent Storch (TF1) : “On n’a pas perdu les jeunes à la télevision!”. #confD2A about 5 hours ago via Twitter for iPhone

  28. Victor Milchberg vmilchberg

    Parmi les participants, il y a des TSF natives (merci Léo) #confD2A about 5 hours ago via Echofon

  29. Clémence Mermoz clemencemermoz

    C. Cluzel (Transmedia Lab) : “Il faut penser les contenus différemment pour chaque support et faire circuler les audiences”. #confD2A about 5 hours ago via Twitter for iPhone

  30. Victor Milchberg vmilchberg

    “Quel est l’âge des digital-natives?” L.Storch:13 ans. C.Cluzel: 20/25 ans” Il y a débat… #confD2A about 5 hours ago via Echofon

  31. Clémence Mermoz clemencemermoz

    C.Cluzel (Orange Transmedia Lab):”Sur le Web, on peut aller chercher des communautés de jeunes qui ne regardent plus la télévision”.#confD2A about 5 hours ago via Twitter for iPhone

  32. Clémence Mermoz clemencemermoz

    Arnaud Dressen (Honkytonk Films) : “On ne fait pas des web contenus en se disant que notre objectif ultime est la télévision”. #confD2A about 5 hours ago via Twitter for iPhone

  33. Clémence Mermoz clemencemermoz

    Claire Leproust (Capa) : “En fiction, il y a deux voies intéressantes en termes d’innovation : le jeu vidéo et l’expérience”. #confD2A about 5 hours ago via Twitter for iPhone

  34. Clémence Mermoz clemencemermoz

    Claire Leproust (Capa) : “On gamberge sur une émission de cinéma pour les jeunes avec des bloggeurs d’Allociné”. #confD2A about 5 hours ago via Twitter for iPhone

  35. Cinéma Tous Ecrans TousEcrans

    “TV vs Web: Le Grand Bluff?” Ce soir 19h à la Société des Gens de Lettres. http://bit.ly/9E8wgw #confD2A via @vmilchberg about 12 hours ago via Twitter for iPhone

  36. Clémence Mermoz clemencemermoz

    Claire Leproust (Capa) : “Ça fait désormais partie du métier des producteurs d’animer des forums, des pages Facebook, etc.” #confD2A about 5 hours ago via Twitter for iPhone

  37. Clémence Mermoz clemencemermoz

    “On a plutôt pris des digital natives qu’on a acclimaté à la TV” – Laurent Storch #confD2A about 5 hours ago via Twitter for iPhone

  38. Clémence Mermoz clemencemermoz

    Laurent Storch : “L’organisation et l’appréhension des droits est ce qui m’a freiné le plus dans Internet au début” #confD2A about 5 hours ago via Twitter for iPhone

  39. Cinéma Tous Ecrans TousEcrans

    “TV vs Web: Le Grand Bluff?” Ce soir 19h à la Société des Gens de Lettres. http://bit.ly/9E8wgw #confD2A via @vmilchberg about 12 hours ago via Twitter for iPhone

  40. Victor Milchberg vmilchberg

    Le hastag de la conférence “TV vs Web:Le Grand Bluff?”: #confD2A Ce soir 19h à la Société des Gens de Lettres. http://bit.ly/9E8wgw about 12 hours ago via web

  41. Timothy Duquesne timothyduquesne

    @mypelouse : je ne peux m’y rendre finalement (RDV 18h). Suivrai sur Twitter. Y’aura-t-il captation/ visioconf’ ? #confD2A #visioconference Il y a environ 13 heures via web

  42. Clémence Mermoz clemencemermoz

    Les grandes chaînes U.S. se désengagent du Web pour se recentrer sur leur activité TV. La France sur le même chemin? J-3. #confD2A 12:34 PM Jul 2nd via web

  43. Clémence Mermoz clemencemermoz

    Secret Story 4 arrive : La quotidienne garde-t-elle un intérêt face au flux Web? La réponse de @laurentstorch lundi 19h. J-4. #confD2A 4:24 PM Jul 1st via web

  44. Clémence Mermoz clemencemermoz

    Secret Story 4 arrive : La quotidienne garde-t-elle un intérêt face au flux Web? La réponse de @laurentstorch lundi 19h #confD2A

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June 14th, 2010

Comscore 2010 : le crossmédia, tube de l’influence ?

by Laurent Francois

Citoyens !

ComScore vient de publier son rapport sur le 1er semestre 2010.

Des tendances 2009 qui se confirment : accès mobile web social, temps passé sur Facebook via mobile qui augmente. Et bien sûr explosion des plateformes d’instant messengers, surtout dans les pays en développement / émergents. Ce qui rappelle deux principes clés : 1- les gens aiment d’abord parler à d’autres gens, surtout ceux de leurs carnets d’adresse (BBM forever) 2- les populations naturellement plus nomades ont donc une courbe d’apprentissage du mobile web social forcément supérieure.

Autre élément important : la nécessité de penser crossmédia, ce qui est une évidence en terme d’impact sur les chemins d’influence. La communication qu’on voit à la TV appartient à la même “histoire” que celle à laquelle on est exposés en ligne. Il importe dès-lors de bien penser les différents tubes comme faisant partie d’un même ensemble.

A lire.

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