Posts tagged ‘twitter’

October 24th, 2011

Quand la curation trouve un business model : le cas OpenSky

by Laurent Francois

Citoyens !

On a souvent comme argument à propos des Pearltrees ou autres outils de curation qu’il ne s’agit que d’un gigantesque bruit marketing sans véritable cash-flow associé à terme.

Une start-up vient pourtant mettre à mal les arguments des Cassandres ; et cette start-up, c’est OpenSky.

Le principe est simple : une fois connecté à la plateforme, des experts et / ou stars vous recommandent des produits ou services. Il ne s’agit pas simplement d’une célébrité qui prête son nom ; il s’agit d’une véritable valeur ajoutée qu’un curator en qui vous pouvez faire confiance ou que vous estimez vous apporte.

La curation est couplée à une série d’autres leviers extrêmement forts :

  • social currency & social gaming : vous gagnez des dollars de crédits à chaque fois qu’un ami rejoint la plateforme ; vous gagnez des crédits quand vous satisfaisez à certaines missions . On imagine les milliers d’idées en brand content que la plateforme propose nativement
  • couponing : les offres proposées par les curators sont en plus des “deals” avec réductions associées

Une nouvelle fois, le lien “pouvoir de prescription” (suivre une star, un “nom”, un talent) + “pouvoir de recommandation” (faire jouer les utilisateurs, les pousser à aller propulser un signal à leurs communautés) est excessivement fort. On notera l’influence grandissante du cas “Twitter” qui a compris que son modèle résidait dans l’entertainment

Une bonne nouvelle pour les entreprises qui évoluent autour de la curation : filtrer l’information et rendre manipulable le web n’ont jamais été aussi important.

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October 10th, 2011

Le prix de la tribu : détruire la force des médias sociaux

by Laurent Francois

Citoyens !

Un écho sombre commence à se faire de plus en plus sentir : la fraicheur originelle sentie sur les médias sociaux pourrait bien se faire de plus en plus rare par notre propre faute.

Mark Schaefer en parle brillamment sur SMT depuis quelques jours : Twitter en tant qu’outil d’information serait en train de mourir, et ce à cause des tribus elles-mêmes.

En effet, les effets de groupes affinitaires, s’ils ont de nombreux avantages dans la vie réelle (solidarité, effets de réseaux donc possibilité business…), ont un énorme défaut sur le web social : ils n’ont tendance à ne se faire écho que d’eux mêmes.

Mark lève quelques effets pervers : les “auto RT” par exemple (que je pratique d’ailleurs) où la communauté d’alliés a tendance à ne propulser que les articles / posts émanents des référents. Auto RT qui servent à émerger dans un environnement hyper concurrentiel où un contenu à valeur ajoutée peut avoir du mal à émerger s’il n’est pas propulsé massivement…Une des joies aussi de Google qui à trop faire la part belle au live oublie les jolies archives…

Un effet d’enfermement où la communauté filtre à la fois à l’entrée les nouvelles forces vives (les “hashtags” entre-soi ne sont-ils pas rien d’autres qu’un habitus discriminant ?) ; qui résulte aussi sur un enfermement de sources extérieures (hors informations majeures qui transcendent les communautés d’intérêts, comme un tsunami ou une guerre…).

Natalie Rastoin et Camille François posaient un enjeu que je partage, concernant une hyper personnalisation et de facto hyper-tribalisation de l’information : “ce que j’ai envie d’entendre en tant que consommateur est-il toujours ce qu’il est nécessaire que j’entende en tant que citoyen ?”

Loin d’être sûr. Trois exemples aujourd’hui :

  1. la très mauvaise couverture de l’arrivée d’un Huffington Post in French aujourd’hui, où une communauté journalistico-médias a pollué ma timeline sans rien m’apprendre de plus les uns que les autres. Merci le off de nous renseigner différemment que le CFJ (ça, c’est fait :D ) et que Twitter
  2. l’application Facebook sur iPad, dont l’article sur Mashable a été retweeté environ 10 fois depuis que j’écris ces lignes
  3. aucune info sur les affaires Karachi ne sont parvenus sur ma timeline

Alors 2 idées, comme ça , en conclusion :

  1. faire un travail pertinent de remontée d’information s’assimile presque à de l’investigation, donc requiert du temps : ne vais-je pas abandonner les outils “mainstream” pour me plonger dans les déjeuners de networking afin d’avoir – enfin – accès à l’info que je cherche ?
  2. avec la massification des médias sociaux comme levier de l’industrie de l’entertainment (Twitter a compris que la télévision est son core-business aux Etats-Unis), ne vais-je pas me plonger dans les réseaux “underground” ou cachés ?

Vous en pensez quoi ?

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October 7th, 2011

Talibans : d’une stratégie télévisuelle à une stratégie Social Media

by Laurent Francois

Citoyens !

Ca s’inquiète dans les couloirs de la diplomatie des membres de l’OTAN. Les Talibans, qui dans un autre siècle étaient considérés comme des vestiges de la modernité (interdisant par exemple l’écoute de musique ou de regarder la télévision) embrasse pleinement l’ère du tout digital, en déployant une stratégie Social Media plutôt efficace.

Depuis plusieurs mois maintenant, on peut suivre sur Alemarahweb l’actualité belliqueuse des troupes islamistes vs notamment les Américains. Un point de contact vers les relais d’influence étrangers, notamment “du monde (dit) libre”. Les sites web se multiplient et c’est surtout le maintien d’une pression sur les populations qui est mise en oeuvre quotidiennement. Plus seulement à travers des raids coûteux et dangereux, mais par un certain “targetting” à travers différents outils : envoi massif (et parfois à heure fixe) d’infos sur le Jihad en cours par SMS (une nouvelle forme de minaret ?). Envoi de missives papier de menaces en support. Et diffusion d’une vision plus ou moins cohérente à travers les canaux de communication vidéo. On & offline unis dans une même story.

On est donc passés pour caricaturer d’une stratégie de communication télévisuelle (les rares vidéos du chef Ben Laden étant tout de même fortement espacées dans le temps) à une stratégie éditoriale calquée sur les médias sociaux, où les signaux suivent une plate-forme de messages clairs, où le but n’est pas de créer uniquement des “chocs” mais de manière une forme de résilience, de lien souple, entre les Talibans et leurs différents groupes-cibles.

Un énorme danger alors que la position de l’OTAN et de ses alliés est dans un certain flou ; que les citoyens locaux commencent à douter massivement et qu’on propose un axe de pensée clair côté Talibans.

Une cohérence qui ne s’est pas faite en un jour comme l’expliquait Thomas Ruttig en 2010 :  “Ces huit ou neuf dernières années, les Taliban ont réussi à diminuer le nombre de voix émanant du mouvement. Les premières années après la chute des Taliban, il y avait différents porte-paroles donnant souvent des versions différentes de la situation. Mais c’est terminé.” 

Des raisons stratégiques ont poussé ce revirement : la conquête de nouvelles sources d’argent à l’étranger ; un besoin de se doter de capacités de réponse directe en termes d’influence sur l’opinion plutôt que par une voie militaire ; de nouvelles générations d’Afghans au fait de ce qui se passe chez leurs voisins et dans les nombreuses diasporas à travers les réseaux sociaux.

Si le “soft power” était l’apanage des grandes puissances, on dirait que les techniques sont en train d’être accaparées par toute une série de groupes de niches. Qui ont 3 avantages : une taille critique désormais simple pour standardiser les propos ; une capacité à aller plus vite que de grandes organisations ; une volonté à toute épreuve, puisque mêle la mort fait partie des tactiques.

 

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August 26th, 2011

Twitter : un business comme un autre où l’information n’est pas centrale

by Laurent Francois

Citoyens !

J’ai une gêne de plus en plus forte à utiliser Twitter ces derniers jours. Une gêne que je n’avais pas ressenti au début (2007) et qui commence à m’agacer à outrance…notamment le mythe énoncé dans énormément de médias et auprès d’énormément de groupes d’activistes :

“TWITTER, C’EST LA CHANCE DE DONNER L’INFORMATION POUR TOUT LE MONDE, EN TEMPS REEL, PARTOUT ET TOUT LE TEMPS”

C’est à la fois vrai…pour une minorité de sujets (séisme, tremblements de terre, guerre médiatisée…) qui concentre une énorme partie d’attention médiatique. Et parfaitement faux pour une majorité de sujets. Surtout, ce n’est pas le nerf de la guerre pour Twitter.

Cornell University et Yahoo Researh rappelaient que “a small minority of users–around .05% of the site’s population–are generating half of all Twitter posts“. De là, 2 conclusions possibles :

  1. on est un croyant du “two-step flow” cher à Paul Lazarsfeld et on imagine que des “propulseurs” vont pousser les “tweets” d’information auprès de l’ensemble des niches…
  2. …ou bien on est un cynique et on pense que cette conjoncture n’arrive que très rarement. Car le business de Twitter, ce n’est pas l’information “noble”

A -Twitter est composé d’une majorité d’utilisateurs en petits “clusters” qui ne sont pas en premier lieu concerné par l’information

Linkfluence rappelait “que sur le web, les individus se rassemblent par affinités communes et prennent la parole sur les sujets qui les passionnent, échangeant et faisant communauté autour de ces thématiques. L’influence de même se distribue en fonction de ces sujets, un individu ou un site web n’est pas influent dans l’absolu, il l’est sur un sujet et son pouvoir de prescription ne se réalisera que lorsqu’il l’appliquera à son domaine d’expertise ou d’autorité”. En clair : si je tchatche en ligne, c’est d’abord pour nourrir un bavardage avec des gens comme moi (hypothèse bisounours : nous sommes tous des sociologues et donc nous allons tous porter la science vers l’avant. hypothèse rationnelle : on va parler de la fête de la veille avec son groupe de potes ou commenter en live une émission TV…). Ce qui veut donc dire qu’une majorité d’utilisateurs va suivre de grosses dizaines de personnes maximum, ceci afin de parvenir à garder la main et l’ergonomie pour converser. Un système de SMS amélioré en quelques sortes. Où l’actualité en soi n’est pas la préoccupation principale…

B – En contrepartie de quoi Twitter essaie d’injecter du 2-step flow via les comptes officiels et / ou suggérés et détruirait même la neutralité du réseau, donc l’offre d’informations

Ces logiques de clusters posent un problème à terme pour la valorisation réelle de Twitter : comment faire du business si les “clusters” ou petits groupes d’utilisateurs ne sont pas adressables “verticalement” ? C’est tout l’enjeu des comptes officiels : injecter des verticalités au milieu des groupes d’individus. Certaines fonctionnent plutôt bien (ex : industrie de l’entertainment, médias d’informations…) ; n’empêche qu’on retourne dans une logique d’oligopoles où on réinjecte les “bienheureux acteurs” y compris pure players dans l’expérience quotidienne des citoyens. Et qu’on se le dise : Twitter n’a pas vocation à l’impartialité ni à l’exhaustivité (c’est un business) ce qui pose fondamentalement un problème concernant la qualité de l’accès à l’information. En étant provocateur, Twitter est sans doute un des problèmes (ou symptômes) de la faiblesse du discours sur la neutralité du réseau. “Ce principe exclut ainsi toute discrimination à l’égard de la source, de la destination ou du contenu de l’information transmise sur le réseau.” Twitter est de fait discriminant car introduit des logiques de CRM : écarter les mauvais payeurs. Écarter les mauvais consommateurs. Valoriser les bons clients et les bons consommateurs aka ceux qui un jour injecteront l’argent.

C- Les clusters n’aiment pas être violemment mis en rapport et réduisent donc le champ des possibles ainsi que les points de vue

C’est aussi un point de vue cynique : rares sont les brillants commentateurs du web qui polluent les newsletters digitales aimant le contact avec des communautés d’auditeurs de Skyrock. Rares sont les clusters pro-palestiniens qui conversent avec bonheur avec des communautés pro-israéliennes. On parle beaucoup de point Godwin : dans le cas de twitter, tout est mis en œuvre pour faire une forme de guerre “preemptive” contre ces clashs.

Twitter, serait-ce le mal ?

A mon sens, non. Simplement d’un point de vue de logique d’influence digitale, Twitter est juste un marais belliqueux, qui ne salit pas les mains mais qui peut pourrir les esprits pour qui sait contrôler ses codes. Un peu comme l’implantation de télégraphes pendant la guerre civile américaine, contrôler les facteurs de propulsion de l’information, c’est contrôler le premier la narration d’un sujet, où simplement parler d’un sujet lui-même.  Et s’il n’est pas un marais belliqueux, il est simplement un endroit intéressant pour des passionnés d’échanger quelques bons mots, quelques bonnes ressources…entre autres endroits pour le faire. Il n’est donc pas un endroit où le traitement de l’information serait aidé, ou optimisé. Twitter est un business, un outil. Et seulement ça

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August 12th, 2011

Twitter : outil d’intelligence économique majeur pour les bourses et les traders

by Laurent Francois

Citoyens !

Les boucles d’influence ont démontré une fois de plus une imbrication définitive entre données “officielles” de marché, rumeurs officieuses, débuts d’amorce de fuites et oscillation de myriades d’opinions entre canaux dits “classiques” (Bloomberg, presse…) et canaux digitaux (Twitter). La Société Générale en a fait les frais suite à l’article du Daily News ; ce n’est pas le fait d’émettre une information polémique qui génère une amorce de l’attention, c’est bien plutôt quand cette information est prise au sérieux par une série de nœuds d’influence légitime comme le Guardian. La preuve : une centaine d’articles pouvant remettre en doute les déclarations positives de grandes banques avaient déjà été écrits auparavant sans faire dévisser les bourses par une réaction de cause à effet.

Necim Aït-Kacimi liste une série d’hypothèses dans lesquelles Twitter peut faire directement varier le cours d’une action.

  • quand la source qui “twitte” est physiquement proche du siège d’une entreprise cotée (car il va bénéficier d’informations de première main glanées dans les bars, par les voisins qui se retrouvent d’une manière ou d’une autre connectés à des membres de l’entreprise) : prime à la proximité
  • quand les entreprises sont d’une taille critique plus moyenne, ce qui permet d’avoir une proximité directe avec les managers : prime à l’accès
  • quand les entreprises qui sont mentionnées sur Twitter ne sont énormément suivies par une communauté d’analystes financiers, plus concentrés à suivre les informations classiques pour les acteurs majeures : prime à l’information rare

Ce n’est donc pas en soi les commentateurs de l’actualité financière qui jouent le rôle clé (nous ne sommes que des propulseurs) mais bien ceux qui ont une valeur ajoutée. On peut déjà prédire que le produit de l’enquête de la Société Générale démontrera qu’il n’y avait pas vraiment de délit d’initiés voulu, mais bien plutôt une chaîne de rumeurs qui a à moment donné touché une zone digitale.

Plusieurs marchés vont donc connaître une accélération de l’intérêt pour Twitter et les plate-formes de micro-blogging :

  • le marché chinois où la propension à pouvoir spéculer sur les milliers de PME qui se développent va connaitre un boom, et qui ne peut journalistiquement être maîtrisé par les sources classiques (trop d’entreprises, trop de méconnaissances, zone géographique trop large)
  • le marché des matières premières, car il comporte un marché de l’information très favorable à l’agrégation de différents types de rumeurs locales : politique, investissement local, météo…
  • CAC 40 ou Fortune 500 car la communication de crise va plutôt être une communication de médecins chinois : monitorer à un niveau senior les possibilités zones d’amorce de crise

 

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March 28th, 2011

50 % des tweets consommés sont produites par 20 000 utilisateurs dans le monde

by Laurent Francois

Citoyens !

Les mythes de la démocratie numérique ont la vie dure. Ici l’on a parlé pendant quelques temps de l’avènement du citoyen “empowered”, véritable mythe de Sisyphe où l’on donne à nos moi connectés les pouvoirs d’expression d’un média en oubliant de mentionner un fait/fail important : manquent le contenu et la structure pour être légitime à propulser du contenu.

Un peu comme si l’on avait offert à chaque citoyen une gigantesque imprimerie avec de gigantesques rouleaux de feuille. Mais qu’on ne lui avait donné que quelques ouvriers pour faire tourner les machines. Saluons le travail de ceux qui au quotidien détectent, mentionnent, signalent. Elle est là la vraie révolution : dans la capacité de signalage ; à ceux qui ont la force de frappe nécessaire de faire savoir un pan de vérité.

Un argument peut-être cynique mais qui est confirmée par une des dernières études de chercheurs de Yahoo!. 50% des tweets consommés dans le monde sont produits par 20 000 utilisateurs.

  • 15% des tweets sont issus des médias “pros” alors qu’ils sont la catégorie la plus active dans la production de contenus. Pas étonnant :
    - un média généraliste parle … de tout…Or tout n’intéresse pas un noeud de conversation à tout moment
    - la plupart des contenus produits ont un “succès” dans le temps, grâce à une reprise ou le jeu des moteurs de recherche
    - si 100% des contenus produits par les médias ne sont pas repris massivement par les utilisateurs twitter, c’est peut-être une bonne nouvelle : une preuve que la distribution n’est pas encore totalement saturée et qu’il reste une myriade de gens à toucher autrement
  • les “célébrités” sont désormais au même rang de propulsion que de grands médias. Ce qui ne veut pas forcément dire qu’on assiste à un appauvrissement, mais potentiellement à un “cheerleader effect” : une capacité à mettre en résonance des affinités bien différentes. Encore faut-il rappeler que les grandes stars émergentes sont aussi des construits des médias…une boucle de poker menteur. De poker face
  • la conversation est une denrée asymétrique, évolutive, et qui ne va pas de soi. Seuls 20% des gens suivent également quelqu’un qui a demandé à les suivre. Il faudrait ensuite voir à qui l’on parle. En ce qui me concerne, une poignée d’individus

En conclusion : on peut se demander si par extension le succès de rester ou non sur twitter ne varie pas en fonction de la qualité d’écoute qu’on obtient. En clair, si j’ouvre un compte pour parler à une poignée de proches mais pour écouter les infos différemment, je mets donc un petit coup de pression supplémentaire sur les producteurs de contenus ; en les rendant plus importants, je crée une forme de dépendance informationnelle. Qui a dit que les émetteurs pyramidaux étaient morts ? Un blogueur star, peut être :D

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February 10th, 2011

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by Laurent Francois

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