Read Comments

Le “presque” et le “pas tout-à-fait”

Une publicité qu’elle soit sur papier glacé ou en télévision, ne souffre aucune “erreur” : la copie doit être rigoureusement parfaite, calibrée; un morceau de créativité imposé en bloc. Et cette publicité peut être parfaitement à côté du sujet ou manquer complètement son objectif : elle reste un objet contraint, forcé, “sorti”.

La richesse du digital est d’accepter de ne pas sortir des publicités “parfaites” mais au contraire de proposer à des communautés de prendre un contenu de marque ou non, de le partager ou non, de parfois le modifier ou le co-créer. Dans ce monde imparfait, le travail créatif est de jouer entre le “presque” et le “pas tout à fait” avec une myriade d’individus. Un travail de compromis mais pas de compromission entre ce qu’une communauté peut être prête à entendre et ce qu’une marque peut légitimement promettre; une aubaine aussi puisque la copie peut être changée rapidement, allégée, testée puis relancée. Le travail créatif s’avère être un travail de moussaillon : hisser les voiles, nettoyer le pont, adapter la voilure pour toujours se rendre parfois en louvoyant vers l’Amérique.

A défaut de prier pour que s’alignent les astres autour d’une campagne, on peut réapprendre à lire le ciel. A peu près.

2 Comments

  • Eric 12/05/2016

    je te vois bouger encore ici hein

  • Laurent Francois 12/05/2016

    tu m’as manqué 😉

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *