Neil French, moi j’adooooooore ! Surtout pour nous blogueurs, ou plus généralement communicants.
En fait, il a déclaré un jour dans une interview (cette fois-ci ce n’était pas machiste, sisisi), à propos de son métier de pubard :
“je ne pense pas que nous vendions. Je pense que nous rendons disponible. Nous informons de la disponibilité des produits”.
Et ça c’est grandiose : au lieu de vouloir imposer, de convaincre violemment ses “cibles”, Neil propose de faire rejoindre des gens qu’ils supposent sensibles à une sorte de cause. On est bien au-delà d’une logique de pur achat, mais bien dans une envie d’adhésion à un univers.
C’est chouette ce qu’il dit, je cite :
“c’est probablement une erreur de vouloir décider d’une personnalité [ndlr : de marque], car elle devrait évoluer naturellement. C’est comme l’attirance sexuelle. Personne ne sait pourquoi une personne est attirée par quelqu’un et pas par quelqu’un d’autre.”
Autre chose au cœur de son discours : la narration ! Il prêche un retour à l’écrit, à ce qui est long (rare en ces temps d’évangélisation de la vitesse et de textes qu’on scrolle…), à ce qui permet d’entrer dans la matière des choses. Le principe, auquel j’adhère totalement, est que peut-être que 8 personnes sur 10 trouveront le texte rébarbatif. Mais si une seule personne entre dans les lignes, et que ce texte est bien écrit, et bien cette personne sera naturellement bien mieux au courant, bien plus prête à rejoindre la position de l’auteur, ou bien au contraire bien plus disposée à réagir contre lui ; peu importe l’opinion puisqu’au final du contenu émergera !
Et si Neil était un blogueur, en fait ?











Wednesday, February 27th, 2008, 22:11 | 


