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Le langage de la transformation digitale

La “transformation digitale” est désormais à l’agenda des stratégies des grands groupes. Une “transformation” qui sonne presque comme une formule de politesse tant le changement peut-être violent au sein des organisations. En vrac : des objectifs qui entrent en conflit les uns avec les autres; des guerres d’égos mais aussi de vision entre les “anciens” et les “modernes”; une dillution parfois de la marque dans des débats d’experts et d’outillage plutôt que dans une vision stratégique.

Cette “transformation digitale” peut trouver une analogie intéressante au sein de l’apprentissage des langues étrangères. Certains individus sont “nés” avec une langue supplémentaire mais doivent pourtant apprendre une grammaire plus précise que leur seule intuition; certains ont “appris sur le tas” et ne doivent pas confondre capacité à “parler digital” et produire de l’idée; d’autres enchainent les sessions de coaching mais sans jamais visiter cette fameuse terre étrangère.

En d’autres termes, la transformation digitale pourrait bien plutôt être un effort de passer 5 minutes par jour à travailler cette langue plutôt qu’à procrastiner l’effort nécessaire à tous les niveaux de l’entreprise.

Les “Chief Digital Officers” ne doivent pas avoir le monopole de la vision, aliénant une partie de l’organisation tout en se rendant intelligibles; les “anciens” ne doivent pas se braquer et refuser par principe le digital.

Un effort de tous : “natifs” en manque de structure, “apprentis” en besoin d’expérience, “perdus” en devoir de sortir la boussole.

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