Posts tagged ‘beauté’

August 17th, 2011

5 marques de luxe et de beauté qui font progresser les programmes marketing avec les blogueurs

by Laurent Francois

Citoyens !

Fashionably Marketing, entité respectée du marketing du luxe, de la mode et de la beauté, a sorti 5 exemples de bonnes pratiques entre marques de luxe / beauté et blogueurs. Partant du principe que les dispositifs devaient être réinventés, au vu d’une certaine fatigue entre les équipes marketing et les blogueurs, voici la sélection de FM ainsi que les explications inspirantes

1. Coach

Coach a lancé une collection capsule l’année dernière avec 15 blogueurs. Les objets désignés ont trouvé un certain écho dans la presse et pour certains talents, des deals ont été signés avec d’autres distributeurs. Une façon d’utiliser la puissance de création de férus de tendances ; et pour la marque de se positionner comme tremplin plutôt que comme simple émetteur.

2. Club Monaco

La marque a développé un des programmes les plus complets.  D’abord “the Brown’s Blogger Series avec Shop 24” où des blogueuses UK reconnues donnaient des conseils de style par session dans les magasins Browns (Londres).Pour le lancement de son site de e-commerce Shopbop, la marque a invité une centaine d’influenceurs à un “Tweetup” générant de l’attention soutenue au moment du lancement. Afin de maintenir l’attention, la blogueuse Jennine Jacob tient un blog sur le denim,  affilié à la boutique. Club Monaco a aussi lancé sa plate-forme d’inspirations “Culture Club”, à travers un dispositif impliquant les blogueurs à produire une série de contenus photos. 1500 appareils additionnels étaient distribués aussi dans les rues de New York dans des quartiers choisis afin de générer du drive to naturel.

4.  DKNY

DKNY agit là aussi comme tremplin d’opportunités. Bagsnob a pu designer une série de sacs à mainsb ; chaque semaine, DKNY interviewe des blogueuses pour exprimer les tendances qui comptent. En réactif, la marque essaie de trouver des projets plus personnalisés en répondant aux propositions de séries d’influenceurs.

5. MAC Cosmetics

MAC, avait envoyé 9 blogueuses à Toronto pour aider à finaliser une ligne de cosmétiques, désormais disponibles depuis quelques jours.

 

En résumé :

  1. des expériences exclusives et à géométrie variables en fonction du public d’influenceurs visé: certains sont utilisés comme propulseurs, d’autres comme co-créateurs
  2. des expériences mêlant offline et online, où le “offline” sert à lancer du “online”
  3. une capacité à utiliser les passions et les talents : écriture et photographie, ainsi que la capacité à exprimer un avis. Nothing more
  4. des programmes qui s’étoffent entre approches réactives (mettre à disposition des solutions à des propositions de consommateurs avertis) et anticipés (un dispositif clairement défini depuis le début dans une approche stratégique annuelle)
  5. des programmes où les marques n’endorsent plus des influenceurs mais où ce sont les blogueuses elles mêmes qui jouent le rôle de “sponsors”

Comme on le voit, on en est encore à la préhistoire de ce que le marketing peut faire sur les relations entre influenceurs et marques. De jolies perspectives à venir. De quoi décomplexer nos dispositifs :)

 

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May 31st, 2011

L’avenir de l’expérience beauté pour les consommateurs avec Shiseido

by Laurent Francois

Citoyens !

C’est – encore – Shiseido au Japon qui donne la tendance de ce que seront les Sephora et Marionnaud dans un futur proche. 2 constats qui reviennent fréquemment du côté des points de vente :

  • Les consommatrice sont de plus en plus surinformées quand elles arrivent en boutique. Les vendeuses se retrouvent bien souvent dépossédées devant “l’expertise beauté” et ont bien du mal à apporter une valeur ajoutée sur place.  C’est notamment en partant de cette logique que nous avons lancé pour L’Express Styles un centre de beauté digital, afin de devenir un carrefour naturel d’échanges experts et passionnés autour de la beauté, à la fois avec des référents beauté (blogueuses, journalistes) et des consommatrices souhaitant elles aussi tester les produits
  • Il y a généralement une forme de déception dans les points de vente, entre les communications exceptionnellement aspirationnelles dans les publicités, et l’impression quelque peu de “supermarché” sans âme en boutiques. Comme si dans la chaîne de valeur, on oubliait que le message devait être à la hauteur sur le point de contact le plus évident, celui avec le client

Shiseido répond à ces 2 constats avec brio dans leur nouveau magasin :

  • Au premier étage, les miroirs sont notamment digitalisés et permettent, après avoir scanné un produit, de donner un aperçu en temps réel du rendu sur leurs visages, ainsi qu’une multitude d’add-ons étendant l’expérience de consommation (tips, conseils, réductions…). On peut par exemple imaginer un accès à des avis experts de blogueuses, de journalistes, en plus des descriptifs techniques et de la visualisation esthétique…Je dis ça…
  • Au deuxième, Shiseido mélange expérience in situ avec un équipement proche des salons d’esthéticienne mais aussi des technologies permettant une conversation à distance avec des experts. On imagine qu’à terme, des FAQs verront le jour pour éviter de réinventer les réponses des consommateurs et créer un historique

Une initiative extrêmement inspirante pour le secteur cosmétique ; qu’on se doit d’intégrer urgemment dans le marketing mix des grands dealers beauté. Quand le Social Marketing métamorphose toute la chaine de valeur…

 

 

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October 3rd, 2010

Blair Fowler, gourou Beauty sur YouTube. Marques, tremblez !

by Laurent Francois

Citoyens & citoyennes !

Vous trouvez ridicules le unpacking, les tests produits low-cost, les démonstrations de maquillage ? Et bien vous ne devriez peut-être pas.

C’est par hasard au gré d’une errance YouTube-ienne que je suis tombé sur Blair Fowler, qui se présente sur Twitter comme “youtube beauty guru under the screen name juicystar07 and an youtube vlogger under the name otherjuicystar07“. 143 000+ fans tout de même.

Phénomène hyper intéressant au sens où elle est devenue un média totalement pervasif. Je m’explique.

En stéréotypant les modes de narration, vous avez le mode personnel (journal intime ou presque), le mode professionnel/expert (revues spécialisées, discours quasi scientifiques). Et puis le développement d’un nouveau rapport, “extime”, à la croisée du personnel et de l’espace public.

Et c’est bien peut-être la raison du succès de Blair : parvenir à mêler discours expert à une narration pas seulement personnifiée mais bien personnelle. Où Blair réagit à l’actualité qui l’entoure ou aux sujets qui l’intéressent (dans la vidéo ci-dessous, le maquillage de Miley Cyrus dans le clip “Party in the USA”).

Avec des moyens de production associés, proches de grands médias en ligne. Les marques doivent trembler aux Etats-Unis, comme par exemple L’Oréal quand la belle relaie un avis négatif sur un make-up remover: “My final conclusion is that the L’Oreal remover is water in a blue bottle. That’s the only possible explanation for why it wouldn’t remove my eye makeup at all“.

Une bonne revanche du consommateur finalement : oui les  médias sociaux sont effectivement peuplés d’individus qui pensent.

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