Posts tagged ‘bouche à oreille’

December 4th, 2010

Le rôle de Michelle Obama sur l’industrie de la mode (infographie)

by Laurent Francois

Citoyens !

on parle beaucoup du rôle des célébrités et des phénomènes de suiveurs dans les médias, sociaux ou non, et de leur impact sur les ventes d’une industrie.

Une démonstration bien ficelée de L2, 2 jours après l’intervention de David Yermack’s 2010 L2 Innovation Forum speech.

Via Trendy Geek.

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November 4th, 2010

Le complexe de l’influenceur

by Laurent Francois

Citoyens !

Ca s’excite auprès des observateurs du Social Media, et des pontes du marketing.

En clair, un marronnier des conversations ressurgit comme en 2008 : l’influenceur digital n’existerait pas, l’influenceur tout court est une forfanterie, ce serait le règne du hasard, du citoyen surgi de nulle part, empowered comme on dit chez Forrester.

Les élections de mid-term américaines ont semblé donner la part belle à tous ceux qui, maudissant le social media, y ont vu l’illustration du recul du web, voire le non-sens d’investir dans ces techniques là. Drôle d’attitude bien humaine : si l’un recule, c’est que l’autre l’a tué. Par contre, parler de complémentarité serait un peu trop demander, mais passons.

Bullshit.

On confond symptome et syndrome. Lu ce matin sur Twitter, qui pose finalement bien la subtilité du sujet :

“Aujourd’hui, il n’y a plus d’influenceurs sur Internet, seulement des conversations influentes”

Et là vous avez 2 écoles :

  • l’école de ceux qui lisent un peu trop vite les postulats et qui ont compris que sur internet, il n’y a plus d’individus ou groupes d’individus qui drainent des tendances de fond auprès du plus grand public
  • l’école de ceux qui ont noté la première partie de la phrase : “il n’y a plus d’influenceurs sur internet“. Ce qui est radicalement différent

Il n’y a donc (presque) plus d’influenceurs sur internet UNIQUEMENT : c’est en partie vrai

  • d’abord parce ques les gens qui s’expriment sur le web sont des individus réels. Avec la fongibilité croissante du web et du “réel”, ce qui se passe à Dallas-Digital est en fait ce qui se passe VRAIMENT à Paris, en Ardèche, au comptoir d’en face. Bruno Lemaire citait ce matin un blog du coin pour étayer son argument. On draguait hier une nana rencontrée en soirée sur Facebook. On allait demain à la boutique trop chouette parce qu’elle proposait un T-shirt gratuit à son millième follower sur Twitterz
  • dans cet écosystème, le promoteur de soirée par exemple, historiquement “influent” pour vous faire entrer dans les soirées les plus intéressantes, se retrouve propulsé au rang de super-star sur le web. Il n’est pas devenu un “influenceur sur internet” : il a simplement utilisé un levier en plus à son arc qui lui permet de coordonner toute son artillerie. Le chef de file des gauchistes anonymes a su se fédérer en ligne : il est toujours influent pour un certain sérail, il est simplement existant AUSSI sur internet
  • rares sont donc les “influenceurs” existant et influençant uniquement sur Internet. Un contre-exemple de plus : c’est parce que Romain Collin est d’abord un formidable designer/sniffer de tendances In Real Life qu’il a eu la matière et le talent pour pousser Fubiz. Si je recherche des influenceurs influençant uniquement sur Internet, je ne trouve au final…aucun exemple. Ce serait tout simplement une “coquille vide”. A la table ronde “citoyenne 2.0″ de NKM, on avait  autour de la table, en vrac : des communicants, des VC, des serial entrepreneurs, proches de certains réseaux d’influence
  • les expériences d’opérations blogueurs où l’on oubliait la pertinence au profit du réseau de copains d’agence (ne niez pas) ont peut-être fini par tendre les annonceurs qui par rejet commencent à ne plus supporter les 100 intrigants parigots, sans forcément grand talent

Vous secouez le tout et vous avez :

  • un phénomène de vengeance passager de ceux qui ont été honnis pendant quelques (longs) mois : les publicitaires
  • un phénomène de rejet du blogueur bloguesque (une nouvelle fois, un mal bien français : ce débat sur les influenceurs n’existent déjà plus depuis 2 ans aux Etats-Unis…Je dis ça…)…donc de l’influenceur SUR internet
  • et plus globalement un problème d’égo de l’influenceur :
    - seul Alain Delon peut dire de lui-même qu’il ne comprend pas pourquoi le succès arrive

Dans tous ces couloirs de fausse modestie, on peut faire appel à un bon éclaireur, l’ami Jon Cohen. Jon Cohen, est le Co-CEO de Cornerstone, et résume bien la confusion entre l’individu influenceur et l’usage que les marques font -ou ne font pas, d’ailleurs- de l’influence.

“les marques établissent leur consistence en faisant de grandes choses, ce n’est pas forcément du fait qu’une marque se plie entièrement à la volonté d’un seul individu. Tu ne peux pas faire semblant avec ce type d’attitude, et parvenir à créer une espèce de mouvement du jour au lendemain est impossible ; il ne s’agit pas de payer une seule personne ou une seule entreprise en lui demandant de porter un produit ou de co-créer une idée ; il s’agit de parevnir à embrasser totalement un mouvement culturel en créant un vrai partenariat avec celui-ci. Le concept d’influenceurs “isolés” est dans ce mouvement ridicule et hors de contrôle”

Il n’y donc pas d’influenceurs sur internet. Il y a des conversations influentes, portées par tout un agrégat de forces s’affrontant, se rassemblant, emportées parfois par le média ou non qu’il importe de décrypter. Et derrière, il y a ces personnes qui poussent ces idées : ces personnes là sont les “influenceurs”. Avec donc comme prisme initial non pas un support, “l’internet”. Mais bien une pertinence d’abord avec un sujet, à défricher eu égard de données structurelles, culturelles, d’opportunités parfois. Les conversations arrivent -très- rarement aux oreilles d’un public cible par hasard…

So far, so true.

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June 17th, 2010

Les crises, ces accélérateurs de bouche-à-oreille naturels

by Laurent Francois

Citoyens !

Il est de plus en plus intéressant de voir que les crises, quand elles sont bien gérées (le bien étant bien sûr relatif – ahah), sont de gigantesques opportunités Social Media pour les marques, institutions ou personnalités publiques. Kullin le démontre en observant l’augmentation du nombre de followers de quelques aéroports et compagnies aériennes pendant la crise du volcan islandais :

Un exemple de plus qu’une présence Social Media bien pensée est a minima indispensable à titre préventif afin de contenir une crise. Les besoins exprimés par les citoyens se cristallisent en effet lors de ces périodes. On imagine aisément qu’une fois acquise, une base de contacts peut aider grandement à développer une conversation avec son public final. A fortiori si la marque a su aider les citoyens à un moment peu agréable. De quoi transformer le hate marketing bien habituel des compagnies aériennes en love marketing ?

Comme dirait Madonna : “last night a DJ saved my life”.

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May 19th, 2010

Born HIV Free : la bataille des citoyens contre le SIDA

by Laurent Francois

Citoyens !

C’est probablement une des campagnes internationales les plus importantes à titre personnel et professionnel. “Born HIV Free

L’objectif :

  • faire en sorte que d’ici 2015, plus aucun enfant ne naisse avec le SIDA
  • en effet, des traitements existent :  “Sans le traitement adéquat, une mère porteuse du VIH a 40% de risque de transmettre le virus à l’enfant, ce risque passe à moins de 2% avec les traitements

En clair : les moyens financiers sont clés.

L’essentiel des ressources du Fonds mondial proviennent des fonds publics. Cette année, les pays s’engageront à financer la lutte contre les trois pandémies pour les trois prochaines années (2011-2013). Le 5 octobre 2010, le Secrétaire général Ban Ki-moon présidera une réunion de pays donateurs à New York. La campagne BORN HIV FREE se déroulera jusqu’à cette réunion majeure à New York destinée à mobiliser l’opinion publique sur ces grandes questions, déterminantes pour savoir si la lutte contre la transmission du virus de la mère à l’enfant sera gagnée ou perdue.

D’ici là, un seul mot d’ordre : faire du bruit, car le bruit fera pression. Il ne s’agit pas de donner de l’argent car en tant que citoyen, nous le faisons déjà par le biais de nos gouvernements. Il s’agit de montrer pourquoi l’effort public doit continuer voire augmenter afin d’endiguer ce fléau.

Quand les médias sociaux peuvent sauver des vies.

A propos du Fonds Mondial :

Depuis sa création en 2002, Le Fonds mondial est devenu la principale source de financement des programmes de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme en approuvant le financement de subventions pour un montant total de 19,2 milliards de dollars US en faveur de plus de 600 programmes dans 144 pays. À ce jour, on estime que les programmes soutenus par le Fonds mondial ont permis de sauver plus de 4,9 millions de vies en fournissant des traitements contre le sida à 2,5 millions de personnes, des traitements antituberculeux à 6 millions de personnes et 104 millions de moustiquaires imprégnées d’insecticide pour lutter contre le paludisme.

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December 29th, 2009

10 leçons de Marketing par Lady Gaga

by Laurent Francois

Citoyens !

Lady Gaga livre par la voix de Victor 10 enseignements clés qui explique le succès de son marketing (traduction des 10 points) :

  • Lady Gaga dispose d’une communauté de fans (la communauté gay) qui peut lui servir de base, de noyau dur
  • son packaging est travaillé, et son style est en soi un petit événement. Victor fait un parallèle avec le design des produits Apple
  • le produit doit être suffisamment technique pour pouvoir fonctionner : Lady Gaga joue à l’oreille depuis qu’elle a 4 ans
  • Lady Gaga a une vision, combinant glam rock et mélodies simples
  • Lady Gaga dispose de critiques extrêmement positives dans les différents médias qui filtrent directement vers le grand public. Et ce en dépit de son ironie envers les fils à papa
  • Lady Gaga est un nom simple et facile à retenir
  • elle choque et surprend sans générer de blocage dans les esprits
  • elle contrôle l’ensemble de sa chaine de valeur : depuis la création des chansons (la transformation de son inspiration ou de l’input), en passant par les chorégraphies, en allant jusqu’à ses propres RP
  • elle est toujours en train de prouver son talent, en cherchant à être original, à plaire à son public

Au final, une analyse extrêmement intéressante dans ce croisement entre technologie, design et attente du public. Au-delà de l’aspect “froid”, il est rassurant de voir que le talent arrive à émerger puis durer, au-delà des outils et techniques disponibles. C’est ce qui fait la différence entre un buzz et un référent.

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September 23rd, 2009

Brands In Public : Seth Godin passe au crible les conversations en ligne

by Laurent Francois

brandsinpublic

Citoyens !

Seth Godin a lancé ce matin Brands In Public.

C’est quoi le principe :

“You can’t control what people are saying about you. What you can do is organize that speech. You can organize it by highlighting the good stuff and rationally responding to the not-so-good stuff. You can organize it by embracing the people who love your brand and challenging them to speak up and share the good word. And you can respond to it in a thoughtful way, leaving a trail that stands up over time.”

En clair : un tableau de contrôle avec tous les endroits où les conversations ont lieu sur ma marque, ce qui me permet (si je suis en charge de la veille ou du community management) de pouvoir répondre facilement, de reporter, de suivre, de consolider des bases “d’influenceurs”.

Well, fine !

On fait tous ça depuis environ 3 ans, avec plus ou moins bien de succès. C’est presque une faute professionnelle aujourd’hui de ne pas disposer d’un outil similaire / équivalent, quand on considère le fait que ces mécaniques de remontées d’infos sont…gratuites en technologie, mais cependant chères en temps hommes derrière.

2 idées qui me viennent à l’esprit :

  • a-t-on attendu que le web social soit…social pour écouter ce qui se dit seulement sur ma marque ? J’entends par là que dans l’ensemble des études menées par les professionnels, analystes et consorts, tendent à prouver que les gens ne parlent PAS des marques mais des usages. On a donc là un outil de surveillance d’un item spécifique, pas un outil de conversation 100% orienté consommateurs
  • Bonne nouvelle que Seth balance ça à la tête du monde ce matin : ça fera peut-être enfin prendre conscience in situ que le web social, ce n’est pas un monde à côté du monde réel
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July 21st, 2009

L'effet Twitter ou la trace Twitter sur le film Brüno ?

by Laurent Francois

Citoyens !

Une tweet intéressante de Nicolas/Versac :

@versac Bientôt, tout s’expliquera enfin par “l’effet twitter”. Vivement cette époque… http://bit.ly/1fEMnZ


Et de citer Têtu parlant d’un effet supposé Twitter ayant déminé les résultats du film Brüno aux Etats-Unis :

“Certains spécialistes, comme le magazine Time, n’hésitent d’ailleurs pas à parler du premier film victime de «l’effet Twitter». Le vendredi de son lancement, il a récolté 30 millions de dollars, puis 40% en moins dès le samedi, et encore davantage le dimanche… Après que des milliers d’usagers de la mini-plateforme de blogging aient posté des critiques parfois très défavorables qui ont fait traînée de poudre.”

En fait, au-delà de l’outil de microblogging, c’est bien d’une certaine manière la consécration de l’inscription définitive du bouche-à-oreille comme élément d’aide à la décision pour le citoyen. En clair : le web social permet de garder une trace, de l’amplifier, d’entrer dans la rumeur et de pouvoir la challenger. Ceci afin d’effectuer un choix comme aller voir ce film, ou non.

L’effet Twitter serait donc un mélange assez subtile de symptôme : la conséquence du bouche-à-oreille, mais aussi de syndrome : le lieu de naissance de ce bouche-à-oreille.

L’un dans l’autre…L’insumer est aussi un carrefour à lui tout seul ?

A suivre donc !

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