Posts tagged ‘communication’

March 23rd, 2012

Incompréhension médiatique : le cas Mohamed Merah

by Laurent Francois

Je suis très en colère contre les médias en général. Sur l’affaire Mohamed Merah, je ne comprends toujours absolument rien, quelques heures après la “fin” des lives des médias. 3 éléments de saturation :

  • qui sont ces “experts” et professionnels des médias se congratulant des chiffres d’audience de leurs lives après que Mohamed Merah fut abattu? Comment est-ce possible que ces gens soient en charge de l’innovation de grands groupes médias français ou encore considérés comme interlocuteurs valables ? Ces actes étaient au mieux une forme de névrose collective, au pire la démonstration de plus d’une incompétence magistrale
    Dans le cas de nos “live” : quels étaient les objectifs éditoriaux ?
    • informer “en temps réel” le citoyen ?
    • faire le jeu d’un parti politique ? Merci à Claude Guéant qui nous explique sur LeMonde.fr comment il a su gérer sa com’ de crise. Il faudra un jour me dire pourquoi les journalistes servent autant la soupe à la communication…
    • apporter du sens, mener une investigation heure par heure ? Auquel cas Mohamed fut tour à tour islamiste, pas islamiste, salafiste (tiens quelqu’un nous a expliqué ce que ça veut dire, “salafiste”?) de l’armée française, plus de l’armée, français, pas français. Ayant volontairement choisi de ne pas être exposé plus d’une heure à l’info (radio et site média compris) je suis incapable de parler de l’affaire à ce stade
  • sur les résultats justement : comment est-il possible qu’on se congratule encore sur des chiffres d’audience pure, sans analyse un peu plus profonde derrière ? On a tour à tour eu une myriade d’infos contradictoires, obscures. Nos home pages de grands médias se sont transformés en News Google édulcoré. Mais a-t-on fait un travail de journaliste, en fait ? A-t-on donné des éléments de contexte, plutôt que de narrer en direct ce qu’on voyait sur BFM et sur Twitter ? La filter bubble dans toute sa splendeur a frappé. L’audience pour l’audience ne sert … à rien. Ou alors à considérer le journalisme web comme simple pompe à trafic (on n’espère pas). C’est comme donner un chiffre de fréquentation sur un salon sans se demander si ce qui s’est passé sur place a été positivement perçu par les individus, si les objectifs de départ ont été satisfaits
  • sur la perte de liens avec le lecteur : à trop faire de “live”, on a oublié plusieurs éléments factuelles :
    - le temps du citoyen est limité, lui balancer sans retenue du “live” pousse certes des réactions émotionnelles. Mais à part si celui-ci a un job qui le lui permet , quel citoyen va allouer suffisamment de temps pour faire le travail de décryptage ?
    - Pire : le live non maitrisé fait la part belle aux réseaux d’influence plutôt qu’à l’information.

Il y a eu des morts dans cette affaire. Pas des chiens écrasés.

 

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July 12th, 2011

10 modestes conseils pour bien répondre à un new business de Social Media Marketing

by Laurent Francois

Citoyens !

Répondre à un appel d’offres ou à une compétition de Social Media Marketing n’est pas forcément une sinécure. S’il importe d’être carré sur le déroulé opérationnel à mettre en œuvre (lire à ce titre toutes les présentations sur slideshare ayant trait aux méthodologies d’implémentation du Social Media en entreprise) (outils / objectifs , organisation / costing , gestion & reporting / modélisations) c’est avant tout une réponse de communicant qui est souvent attendu. Pas une réponse “d’expert”.

Voici une modeste liste de 10 conseils pour bien répondre à un new business ayant comme postulat du “social media” :

  1. challenger la place du “social media” dans le brief :
    - la plupart du temps, l’intitulé de la reco insiste sur la génération de “buzz” ou l’utilisation des réseaux sociaux. N’empêche que la plupart du temps, ceux-ci ne sont considérés que comme une caisse de résonance entre autres leviers. Méfiez-vous donc du mot Facebook en gras
    - la définition du terme “médias sociaux” étant aléatoire d’une boutique à l’autre, n’omettez pas de réfléchir aux autres leviers digitaux potentiels : CRM, e-commerce, etc.
  2. demandez-vous si votre approche stratégique (pas tactique) tient en enlevant tous les outils digitaux mentionnés dans la reco :
    - une bonne stratégie doit être cohérente en-dehors des moyens mis en oeuvre
    - c’est de ce fil rouge que vous avez d’abord besoin, pas des outils
  3. rassurez le prospect en donnant dans la partie “contexte” des éléments de réassurance
    - vous ne pouvez pas vous contenter d’émettre des évidences du type “les français sont sur les réseaux sociaux”
    - vous devez aller chercher du verbatim, donner du “metrics” à votre analyse
  4. confrontez les petits enseignements de votre monitoring à des éléments de planning stratégique
    - si l’on était dans une dissertation de philosophie, les metrics et autres verbatims issus de votre monitoring ne seraient qu’au mieux un sous-argument, voire de simples exemples. Vous devez remonter un cran en amont pour déterminer à quelle tension sociétale votre insight correspond. Votre client vend sur des besoins ou des tensions, pas sur des forums…
  5. oubliez ce que vous aviez proposé à un client d’une industrie similaire
    - en communication, vous ne vendez pas des processus industriels mais des solutions sur mesure
    - votre site dont vous étiez si fiers, oubliez le : votre client achète de la pertinence, pas un talent créatif. Autrement vous n’êtes qu’un studio d’exécution
  6. pensez “monde réel”
    - le digital ou le “social media” doivent d’abord avoir un intérêt dans “la vraie vie des vrais gens” : quand peuvent-ils influer ou simplement techniquement avoir lieu ? (ex : dans le métro londonien,internet ne passe pas, donc les solutions à base de “mobilité internet” n’auront pas d’intérêt à date pour le businessman en déplacement…)
  7. acceptez que le Social Media puisse n’avoir aucun intérêt d’un point de vue “front-page”…
    …et que celui-ci puisse être un levier formidable en back !
    ex : quel intérêt pour des ingénieurs de haut vol qui ne sont que 50 à se comprendre sur un sujet d’ouvrir un “blog” accessible par le quidam alors que vous pourriez les impliquer “socialement” à travailler par exemple lors de webinars. C’est aussi ça, le média social…
  8. certifiez certains engagements “metrics”
    - le but n’est pas de donner un chiffre d’audience (vous mentiriez) mais d’expliquer quels indicateurs vous allez considérer. Mettre en place un cadre d’analyse est simplement un moyen de réassurance et de création de consentement sur des objectifs communs
  9. pensez différents “scénarios”
    - vous travaillez sur de la matière humaine. De même qu’en publicité (oh l’insulte !) les teams créatifs proposent souvent plusieurs pistes créatives, vous devez vous aussi en Social Media Marketing proposer plusieurs voies. Parce que vous n’avez pas la science infuse de l’opinion et parce que vous travaillez en “collaboration” avec le client. Chose que les ergonomes du web (les Talibans ? :p ) ont tendance à oublier
  10. expliquez qui fait quoi
    - vous savez ce que c’est, vous, un community manager ? bah moi non plus, comme ça. Alors expliquez qui ferait quoi dans votre projet
    - donnez les CV des gens : surtout si vous travaillez pour des ingénieurs

La liste est à étoffer !

Alors à votre bon coeur…

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June 8th, 2011

Dove Body Language : la saison 2 du storytelling de marque “for real beauty”

by Laurent Francois

Citoyens !

On attendait depuis longtemps qu’une marque globale démontre qu’elle pouvait tenir une histoire sur le long terme, au-delà de l’effet Waouh! d’une bonne idée créative. Qu’une marque réconcilie sur le long terme son positionnement stratégique en le déclinant dans tous ses points de contacts avec les consommateurs et en agrégeant dans la durée tous ses publics pertinents autour de gammes de produits en phase avec le discours commercial.

C’est peut être chose fait avec Dove à travers la campagne “Body Language” qui vient d’être lancé au Royaume Uni, et qui représente la brique 2 de son positionnement “for real beauty” lancé il y a maintenant 6 ans à travers ce “statement” intitulé “Dove Evolution” :


dove evolution par asi

Une campagne ensuite déclinée à travers un jeu de questions-réponses de 2006 à 2010 afin de briser certains stéréotypes sur l’idée de beauté. Plus profondément, Dove avec Ogilvy avait souhaité résoudre une tension sociétale majeure : seules 2% des femmes déclarent se sentir belles dans le monde. “Dove believes the world would be a better place if women were allowed to feel good about themselves.” .

Au-delà de la disruption injectée dans “Dove Evolution”, il s’agissait d’aller plus loin que la simple posture. Stacie Brigh résume l’enjeu pour la marque

The Dove Campaign for Real Beauty started a global conversation about the need for a wider definition of beauty more than six years ago. The Campaign for Real Beauty slogan has not been used consistently across the brand. We aim to create a world where beauty is a source of confidence, not anxiety. We are excited to give all women the opportunity to join us as we work to make our vision a reality. As discussed, we remain committed to real beauty, which will continue to be evident in all of the work we are doing,”
Stacie Brigh Unilever global communications marketing manager

Certains déclarent que pour maintenir une histoire de marque et ne pas être “tactique”, il suffit de réactiver un plan média TV en relançant les “copies”. C’est parfaitement faux et on en a aujourd’hui la preuve. Le storytelling de marques globales passe donc par quelques principes clés :

  • business resilience : la marque globale doit absolument être cohérente dans toutes ses déclinaisons produits avec son positionnement stratosphérique. Car les produits ne sont plus que des leviers, des points de narration d’une certaine manière, entre la marque et ses publics
  • des “saisons” : il faudra plusieurs saisons pour que Buffy retrouve son Angel, plusieurs saisons pour que l’intrigue dans l’intrigue puisse s’exprimer. Il importe donc de saisonnaliser les zones de pression pour une marque. Dove a choisi de le faire par gammes de produits. On pourrait très bien imaginer des croisements plus subtils comme par exemple organiser des pics d’attention (ou climax pour reprendre Charles-Antoine Colomb) sur certaines technologies cross
  • affinity targeting: la communication ne doit pas seulement adresser des “personae” de marques statiques (la femme CSP+ de 40 ans et +, par exemple : est-ce que ça a vraiment encore un intérêt de créer une “illusion statistique” ?) mais bien des personae affinitaires, regroupées par grands centres d’intérêts  (ex : la femme qui a un problème de peau au moment de la ménopause suite à un changement hormonal brusque). Dove a bien compris que ces centres d’intérêts ne pouvaient être approchés QUE comme des plate-formes éphémères de questions / réponses mais bien en injectant une certaine pérennité dans la relation marques / publics (la femme qui a un problème de peau à cause de la ménopause aura peut être besoin de savoir comment ensuite combiner les traitements, comment l’annoncer à sa famille etc.)
  • l’importance de la vie réelle : le supermarché, la cuisine, la salle de bains sont sans doute les zones de contact les plus naturelles avec la marque. Une évidence souvent oubliée, et qui revient à outrance dans les briefs étant donné qu’avec les smartphones, ces territoires sont “reachable”…

 

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April 26th, 2011

Alastair Campbell : inspirer le citoyen (aussi) avec les médias sociaux

by Laurent Francois

Citoyens !

Une jolie rencontre ce matin chez Terra Nova, en petit comité, avec l’un des spin doctors les plus côtés d’Europe, Alastair Campbell. On avait notamment appris à le connaître pour son rôle crucial auprès de Tony Blair qui les avait conduits au 10, Downing Street, en 1997.

A un an des Présidentielles françaises, les questions sont multiples : que faire contre la désaffection populaire des Urnes ? Internet a-t-il un rôle à jouer ? Peut-on voir émerger en Europe des Barack Obama ?

Penser stratégie, pas tactiques

Alastair Campbell n’a eu de cesse de marteler pendant l’heure et demi d’échange une idée centrale : les campagnes modernes doivent certes intégrer les nouveaux canaux de communication ; n’empêche que reste au coeur d’une mobilisation ou d’un engagement des citoyens une stratégie claire.

Il prend l’exemple de John McCain vs Barack Obama ; McCain avait au début de sa campagne une stratégie :

“j’ai beaucoup d’expérience” + “je ne suis pas George Bush”

Mais l’expérience a tourné court quand il a pris comme second ticket Sarah Palin : il devenait incohérent avec la deuxième partie de sa stratégie

Obama en revanche est resté cohérent avec sa stratégie : Yes We Can

Yes = optimisme

We = ensemble, le hyphenated American dans toute sa splendeur

Can = un effort à faire

Une stratégie = un homme, une équipe “noyau” (core team) et des supporters (ainsi que de l’argent)

Pour Alastair Campbell, l’histoire politique a toujours été une histoire d’hommes. Pour les élections américaines, il reprécise que tout en haut se trouvait Obama, entouré d’une équipe “noyau” qui filtrait les demandes et orchestrait les injonctions aux “suiveurs”. Cet effort ne pouvait avoir lieu qu’avec une masse conséquente d’argent. Et de repréciser qu’Obama a refusé de limiter les dépenses et les flots de dons reçus, bien au contraire.

Le stratégiste précise que si en 1997, sa posture était “Command and Conquer”, internet pousse les stratèges à libérer les idées et à faire confiance au maximum aux militants.

Du temps du débat au temps de la décision

Pour Campbell, le mal français est une question de timing politique. Pour lui, la France est perpétuellement dans une période de débat…alors que les éléments de véracité d’un discours politique doivent se trouver dans les décisions prises, les actions concrètes.

Le politique doit faire la météo médiatique. Et cette météo doit donc suivre en filigrane les décisions politiques.

Pour Campbell, Sarkozy a eu raison d’occuper le terrain des médias ; en Grande Bretagne par exemple, les spin doctors doivent pouvoir générer 3 points d’intérêts par jour, avec comme enjeu de rester en ligne avec la stratégie.

La rétribution du militant : la responsabilité !

Face à la désaffection de la militance, et la panne interne aux partis (ce qui se passe à la section du Périgord reste à la section du Périgord, sic), se posent la question des moyens d’engagement et de “fidélisation” des militants.

Campbell voit dans la responsabilisation des militants la plus belle (et la plus engageante) des rétributions. Aux Etats-Unis, en devant en partie les actionnaires de la réputation d’Obama, le militant était investi d’une mission claire, avec une valorisation évidente.

Campbell compare la relation au politique aux relations amoureuses : une phase d’idéalisation, une phase d’euphorie. Et puis une rencontre avec la réalité du quotidien. Il prend l’exemple de Lula : tous les mariages ne sont pas voués à l’échec, puisqu’il bénéficiait à sa sortie de 80% d’opinions positives, soit plus que pendant sa campagne.

Toujours dans cette veine, Campbell rappelle que si les citoyens ne croient plus aux médias ni aux politiques en général, ils croient en eux-mêmes … en particulier. Et les réseaux sociaux de décupler ces potentiels ; il prend l’exemple d’une femme qu’il a rencontrée lors d’une conférence et qui lui a dit :

“I don’t know you but I’m your friend”

Casser la logique médiatique pour reprendre la logique du bouche-à-oreille réelle entre citoyens

Pour Campbell, un des ennemis à combattre, ce sont les médias “traditionnels”. Et de reprendre une citation de Bill Clinton :

“La force des médias est si puissante que les politiques y créent leurs propres réalités”.

Donc un des enjeux pour les politiques est de couper court à cette illusion est d’entrer en relation direct avec les citoyens…

Fabriquer du consentement dans une illusion de participation

Ce que j’en retiens (et ce n’est ni une critique négative, ni un cri de joie) : il importe de parvenir à créer du consentement en maximisant les capacités de propagation des messages clés des politiques.

En clair, le rôle d’un spin doctor est de livrer sans merci une bataille “création d’arguments vs destruction d’arguments“.

On parlait ici récemment de “deep acting“. Je crois que le web dit social n’a jamais autant mis cet enjeu au coeur du politique.

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August 20th, 2010

Citizen Look #1 Bleu de Chanel. Une panne d’inspiration ?

by Laurent Francois

Citoyens ! Mais que s’est-il donc passé ces dernières années pour que les publicités pour parfum à destination des hommes fassent preuve d’aussi peu d’originalité ?

Photo: Andrew Cooper/Chanel

Dernière exemple en date : Chanel pour son dernier parfum, Bleu. Qui pourtant devrait être un must-have quand on connait le talent de Jacques Polge. Il doit être victime de ces jours étranges : il déclarait pour GQ que sa source d’inspiration est “L’époque. Un bon parfum doit coller à son époque, j’essaie de dégager les forces et la mode du moment“.

La campagne est donc shootée à New York, et réalisée par Martin Scorsese. Elle met en scène l’acteur Gaspard Ulliel. Un brave garçon pas mauvais du tout dans ces apparitions mais qui partagerait sa vie avec Jordane Crantelle,”responsable Relations Célébrités” chez…Chanel. Oui je suis de mauvaise foi, et alors ?

Celui-ci donc, prédateur et traité à l’image comme un expert de Miami, part à la recherche d’Ingrid Schram alias Sofi. Attention : le pitch est plus long à lire que le clip lui-même :

“Il s’agit d’un jeune acteur charismatique dont le talent, doublé d’un esprit rebelle et d’une bonne étoile, l’ont propulsé sur le devant de la scène. Bien qu’il ait tout au long de sa carrière refusé de se plier aux conventions, il se trouve aujourd’hui contraint de mener un mode de vie qu’il n’a pas encore assumé. Comme piégé, il s’efforce de trouver une forme d’épanouissement spirituel au sein d’une industrie par définition non spirituelle -où les sirènes de la corruption le mettent constamment en danger- mais qui lui offre la liberté d’exploiter une inépuisable source d’inspiration et de s’exprimer pleinement. Au premier contact, il émane de cet homme au regard un peu perdu un air de solitude (tout n’est-il pas qu’aveuglement ?). Avec la sortie de son dernier film, il va bientôt devoir tirer un trait sur son ancienne vie, bien qu’il ne se sente pas encore tout à fait prêt à tourner la page. C’est un homme hors du temps, attaché au passé… à une fille en particulier : Sofi, son premier amour, celle qui lui a procuré pendant des années la dose de passion tumultueuse dont il pensait avoir besoin pour nourrir son travail. Le jour où il la revoit en public après une longue rupture, il se demande s’il l’aime encore ou s’il n’est pas seulement en train d’essayer de courir après une chimère. Il doit à tout prix prendre une décision. En dépit d’un contexte émotionnel chargé, il parviendra finalement à se débarrasser de ses doutes pour s’engager dans sa nouvelle vie tout en continuant à faire ce qu’il sait faire de mieux : surprendre.”

Ca c’est de la publicité aspirationnelle, mes enfants. Quand la fiction se base sur la vie d’un acteur de fiction. Tu parles d’inattendu…Un vrai problème qui démontre le paradoxe de rester créatif sur un objet déjà de… création. Dans le cas de Chanel (je leur en veux) on imagine aisément le brief : bon, on va s’adosser à une pointure qui va pousser grâce à sa notoriété de l’intérêt. Ca fera bien pour séduire le con de passage devant Marionnaud le samedi après-midi. Et bien c’est une faute de luxe. Onze ans plus tard, la création d’Alain Astori est toujours d’époque.

Je prends l’exemple de Dark Blue d’Hugo Boss. L’imaginaire était simple : une fragrance tout aussi masculine (en 1999 l’homme moderne était rasé mais voulait déjà bien chopouiller une belle inaccessible ou AAA) et un brin provocatrice. Le slogan était efficace : ne mange pas entre les repas. Au risque d’être old school : je garde donc Hugo sur moi.

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June 8th, 2010

En communication politique, le papier toilette peut aussi faire sens

by Laurent Francois

Citoyens !

Alors que Luc nous explique qu’il faut refaire entrer le soldat Ségolène vu comment on s’ennuie ferme en com’ politique, je découvre avec stupeur une campagne politique japonaise très osée et très futée:

“Yahoo Japan is reporting on the tactics of Odawara City to get people interested in the forthcoming summer elections.

Preparing a fairly modest 200 rolls, the city’s election organizers has been distributing the toilet paper to Odawara restaurants, along with posters and special drinks coasters..”

En clair : le contexte est parfois plus important que le produit lui-même en relations publiques. En fonction des affinités et des moments, les marketers devraient peut être essayer de répondre plus finement aux moments où les publics finaux peuvent être réceptifs.

Et en effet dans ce cas : quoi de plus malin que de proposer une lecture saine à des concitoyens posés sur le siège des toilettes ? A quand un fil twitter de l’UMP sur le papier Lotus ?

That’s fair: why not use an important moment like sitting in a bathroom to display key messages to your final public?

Ha – Ha – Ha

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May 19th, 2010

Penser le digital comme une pratique globale du marketing et de la communication

by Laurent Francois

Citoyens !

Je démarre un partenariat avec Marketing Etudiant, une plateforme très intéressante pour tous les étudiants en marketing, communication, mais aussi médias et sciences politiques. Le langage qu’on utilise est clé dans la façon dont on aborde les médias sociaux. Afin de garder une certaine crédibilité dans la matière et de confronter des méthodes. De mettre un rationnel là où il y a parfois trop souvent de l’intuition.

Voici donc un extrait du premier article :

“On a tendance à associer un peu trop rapidement le marketing digital, et notamment l’influence digitale, comme une pratique qui concernerait seulement un monde “virtuel”, un monde de PC et de serveurs, un monde où l’on toucherait le citoyen-consommateur derrière son écran d’ordinateur, à l’occasion de ses “surfs” sur le web.Un monde à part du marketing opérationnel, du retail. De la vie dite “réelle”.
Erreur.”

Lire la suite sur Marketing Etudiant.

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